Archives janvier 2009

Vin du Domaine Gendron, "coup de coeur" du Guide Hachette 2009

Dans mon billet À la découverte du Point G, je vous partageais rapidement qu’un des vins du Domaine Gendron avait reçu un « coup de coeur » du Guide Hachette des vins 2009.  Sincèrement, lorsque Philippe m’a annoncé fièrement avoir mérité cet honneur, je n’avais aucune idée de son importance.   Je me suis tout de même empressé d’en commander un exemplaire pour l’apprécier davantage.

Le Guide Hachette des vins est tout simplement « Le best-seller des guides de vin. Leader du marché, il a acquis cette position grâce à son indépendance, son impartialité et sa sélection unique de plus de 10 000 vins renouvelée chaque année. »

À la page 7 du guide, il est écrit « Ce guide présente les 10 830 meilleurs vins de France, du Luxembourg et de Suisse, tous dégustés en 2008.  Il s’agit d’une sélection entièrement nouvelle, portant sur le dernier millésime mis en bouteilles.  Ces vins ont été élus pour vous par 900 experts au cours des commissions de dégustation à l’aveugle, parmi plus de 36 000 vins de toutes les appellations.  Quelque 6 500 producteurs ont été ainsi sélectionnés »  Vous trouverez ici la version Web du Guide Hachette des Vins.

Danielle, l’amoureuse de Philippe, m’a également partagé cet article soulignant la notoriété et l’impact commercial d’une telle sélection.

Philippe au lancement du Guide Hachette des vins 2009

C’est le fameux Cuvée Clos Cartaud 2006 qui a mérité cet honneur.  Jusqu’à présent, j’ai pu déguster les millésimes 2004 et le 2005.  Même si j’ai un petit parti pris et selon l’avis de ceux qui l’ont dégustés, ils étaient tous deux excellents.

En fait, les vins Gendron ont remporté et continue de remporter plusieurs prix d’excellence lors de différents concours comme ceux-ci.

En voici un autre exemple!

Quelle belle surprise!

Cette semaine, nous avons eu le plaisir de recevoir de Danielle et Philippe les accessoires parfaits pour servir un Vouvray digne de cette appellation.

Merci beaucoup à vous deux.

Nous les porterons fièrement à chaque occasion où nous offrirons un verre de Gendron!

L'approvisionnement, base des succès en marketing.

À mes débuts d’exploration de l’Internet, c’est le formidable potentiel de réseautage d’affaires internationales au bout des doigts qui m’a immédiatement fasciné et passionné.  Ma principale motivation était d’aider les manufacturiers à trouver de nouveaux marchés étrangers par le repérage et la qualification de contacts directement dans l’Internet;  sans déplacement.

Je me suis alors dit, si je veux vendre aux acheteurs corporatifs dans l’Internet, qui sont-ils?  Où sont-ils dans l’Internet?  Quels environnements fréquentent-ils pour transiger?  Quelles sont leurs processus de repérage, de qualification, de négociation, d’intégration et d’évaluation de leurs fournisseurs dans l’Internet?  Quelles technologies utilisent-ils pour « réseauter » électroniquement avec leurs fournisseurs?  Quelles sont leurs attentes en matière d’efficacité logistique?

J’ai alors amorcé une veille stratégique en approvisionnement international dans l’Internet depuis ce temps qui m’a inspiré mes premières importantes transactions et continue de nourrir mes stratégies de développement d’affaires internationales dans l’Internet.

Pendant que la majorité des professionnels du Web ne s’intéressaient à cet environnement qu’à des fins de communication-marketing et surtout pour des relations B2C, c’est plutôt l’approvisionnement qui a attiré mon attention dans les relations B2B;  et pour cause.

Premièrement, un(1) dollar sauvé en approvisionnement correspond à un(1) dollar en profit brut avant impôt.  Pour un même niveau de profit, cela nécessite un effort de marketing-vente nettement supérieur. Deuxièmement, le volume des transactions B2B étaient, et encore aujourd’hui, nettement supérieur au volume B2C.

La performance d’une entreprise et la crédibilité des équipes de marketing dépend de la performance de leurs collègues en approvisionnement.

Cet intérêt pour l’approvisionnement m’a amené à découvrir que, pendant que les équipes de marketing s’accaparaient trop souvent le crédit des performances d’une organisation, l’efficacité et l’agilité des professionnels en approvisionnement étaient fondamentales aux résultats de leurs collègues et de l’entreprise en générale.  Les leaders mondiaux dans leur industrie l’ont compris en disposant d’un vice-président approvisionnement autour de la table des décisions stratégiques.

J’aimerais donc inviter les actionnaires et les dirigeants d’entreprises à penser autrement et à visualiser comment ils pourraient transformer leurs gestionnaires en approvisionnement en fournisseurs de performances pour l’organisation et en éclaireurs du développement de leurs affaires?

Considérant qu’une chaîne d’approvisionnement (et l’Internet d’ailleurs) est aussi rapide que la plus lente de ses composantes ET que la capacité des équipes de marketing à livrer les résultats promis aux clients est fondamentalement et directement liée à la capacité de leurs collègues en approvisionnement de qualifier des fournisseurs capables de livrer et de réagir selon les attentes des clients, comment Internet(Web) peut-il aider les professionnels en approvisionnement;

  1. à repérer et à qualifier de nouveaux fournisseurs « agiles » localement et mondialement?
  2. à être plus efficace, plus soucieux et plus synchronisés aux besoins des clients?

Au chapître 10 du livre Competing in a flat world, les auteurs recommandent de partager aux équipes de marketing les informations précieuses recueillies par les professionnels en approvisionnement « sur le terrain » lorsqu’ils visitent des pays étrangers pour qualifier de nouveaux fournisseurs ou pour faire évoluer leurs affaires avec leurs fournisseurs existants.

En alimentant ainsi leurs collègues en marketing, ces derniers peuvent mieux évaluer et planifier les stratégies pour «vendre à la source ». Dans cet esprit, comment les professionnels en approvisionnement peuvent devenir de meilleurs « éclaireurs » en opportunités d’affaires pour leur entreprise :

  1. en exploitant l’Internet lorsqu’ils voyagent à l’étranger?
  2. en observant comment leurs partenaires étrangers exploitent l’Internet?
  3. directement dans l’Internet de leurs bureaux?

Ces questions pourraient animer d’intéressantes discussions au sein de vos organisations, au sein des clubs du Groupement des chefs d’entreprises du Québec (et +) et avec vos partenaires d’affaires localement et mondialement.

Ne vous gênez surtout pas pour partager votre vision et vos suggestions de réponses dans ce blog.  Vous contribuerez à bonifier la réflexion sur le sujet.

Venez FAIRE LA DIFFÉRENCE avec nous à Québec!

Sous le thème FAISONS LA DIFFÉRENCE, le prochain congrès national annuel de l’Association Canadienne des Gestionnaires en Approvisionnement (ACGA / PMAC) se tiendra à Québec du 3 au 5 juin prochain.

Dans le contexte économique actuel, les professionnels en approvisionnement sont dans une position stratégique pour FAIRE LA DIFFÉRENCE pour leurs organisations.  En plus de contribuer à améliorer les compétences professionnelles des gestionnaires en approvisionnement, le congrès est une opportunité unique de créer des liens privilégiés avec d’autres passionnés de la profession.

Pour FAIRE LA DIFFÉRENCE, le comité organisateur a décidé de mettre en place un blog dédié au congrès.  D’ici là, de multiples billets permettront aux intéressés de découvrir la programmation spéciale, les conférenciers d’envergure qui seront présents, les membres du comité organisateur sous un autre jour, les artistes inspirants qui seront des nôtres, les charmes de Québec et plein d’autres sujets intéressants.

Visitez régulièrement le blog ou inscrivez-vous au fil RSS.  Vous ne savez pas ce qu’est un fil RSS?  Jetez un coup d’œil sur ce court vidéo.  Avec un outil comme Netvibes ou Google Reader, vous pouvez organiser toutes vos sources d’information stratégiques dans un seul endroit à consulter.  Vous y gagnerez en temps, en efficacité et en plaisir d’être informé automatiquement.

Plus qu’un environnement pour diffuser de l’information, ce blog a été créé pour aider les professionnels en approvisionnement à améliorer leur compétence dans l’exploitation de l’internet à leur profit.  De par sa structure de programmation et la dynamique de communication qu’il stimule, un blog est nettement plus profitable qu’un site Web statique.

La profitabilité d’un environnement Web, quel qu’il soit, est proportionnel à l’animation de contenus de qualité qu’on y retrouve.  Un blog comprend justement une section dynamique qui « nourrit » les moteurs de recherche comme Google de mots clés pertinents de façon régulière et quelques sections d’informations complémentaires.  Pour les intéressés, il existe un livre très intéressant sur Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires.

Pour « goûter » à cette différence, nous vous invitons à commenter les billets pour exprimer vos idées et vos critiques constructives. Pour les plus audacieux qui ont du talent pour écrire, venez tout simplement bloguer avec nous!   N’ayez-pas peur!  Venez FAIRE LA DIFFÉRENCE avec nous.  Nous vous assisterons au besoin.  Vous y prendrez goût!

En affaires dans l’Internet, maîtriser les 3W avant les 4P!

Jeudi dernier, dans la belle région du Lac Mégantic, j’ai eu le privilège de me faire inviter par le président de Béland Marketing,  François Béland, pour co-animer deux ateliers de formations sur les éléments essentiels à couvrir en affaires internationales.  Les participants étaient composés de dirigeants de PME manufacturières et de conseillers en développement économique régional.

C’est toujours un plaisir de rencontrer des entrepreneurs et des leaders passionnés dans leur milieu.  Nous avons bien rigoler du fait que le plus « jeune » du groupe était le plus grand adepte de l’internet pour le développement de ses affaires à l’international.

Pendant cette journée, j’ai pu apprécier le professionnalisme de François en action ainsi que la profondeur de ses connaissances en marketing international traditionnel.  Je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il s’inspirait d’une approche axée sur l’offre de type « push » et que ma vision du développement international dans l’Internet est axée principalement sur une stratégie de réactions de type « pull »;  quel complément naturel.  Je me suis également rappelé un commentaire laissé dans le blog de mon copain Stéphane Guérin qui m’a inspiré ce billet.

 

Les 4 P

Dans les cours de marketing de base, on apprend que le succès commercial réside dans la judicieuse combinaison des 4 P que sont le Produit, le Prix, la Promotion et la distribution (Placement en anglais).  C’est parfait lorsque votre stratégie de développement est orientée vers un territoire précis.  Qu’en est-il dans l’internet qui transforme la planète en village global?

Produit:
Êtes-vous en mesure de livrer votre produit ou votre service partout d’où peut provenir une commande?  Quels sont alors les défis associés à une telle agilité logistique?
À quelle vitesse pouvez-vous adapter votre produit ou votre service aux exigences de clients que vous ne connaissez pas?  Disposez-vous de l’expertise et des ressources pour le faire?

Prix:
Considérant qu’il existe des logiciels et des sous-environnements Web pouvant comparer les prix électroniquement, votre prix est-il compétitif à l’échelle planétaire?
Utilisez-vous eBay pour tester l’élasticité de votre prix?
Connaissez-vous l’impact d’une enchère inversée sur les prix?

Promotion
Cherchez-vous à convaincre vos clients ou à les écouter?
Sachant que la majorité des acheteurs corporatifs utilisent Google comme fenêtre pour repérer de nouveaux fournisseurs, êtes-vous réellement dans le trafic Web?
Considérant qu’un acheteur qui ne vous connaît pas, n’utilisera pas le nom de votre compagnie pour vous trouver dans l’Internet, quels mots clés associés aux bénéfices recherchés de votre industrie est-il le plus susceptible d’utiliser?
Combien vous rapporte votre site Web?  Combien devez-vous investir pour être positionné avantageusement dans Google?
Quel est le taux de conversion entre votre trafic Web et les transactions réelles?
Par quel mode de communication vos meilleurs clients préfèrent-ils être rejoints?
À quelle vitesse vos meilleurs clients souhaitent-ils obtenir une réponse satisfaisante à leur requête?

Le véritable retour sur investissement de ce « P » (publicité) ne doit pas être évalué uniquement sur le trafic ou sur les transactions ponctuelles qu’une campagne génère, mais sur sa contribution à alimenter les transactions de manière récurrente;  indices de fidélisation et de satisfaction du client.

Son impact dépend de la capacité de l’entreprise à adapter les trois autres « P » (produit, placement et prix) à la satisfaction d’un client non-captif (comme la télé ou la radio) dont les attentes ne cessent d’augmenter et sa tolérance diminuer

(Placement) – distribution
Connaissez-vous le « chef d’orchestre » de votre chaîne d’approvisionnement?
Qui sont les distributeurs Web de produits ou de services similaires aux vôtres?
Comment eBay et Amazon peuvent vous permettre de repérer de nouveaux acheteurs corporatifs ou de nouveaux distributeurs?
Connaissez-vous les centres d’affaires ou les portails Web B2B dans votre industrie?

Maîtriser d’abord les 3W

Il ne s’agit pas ici du world wide web, mais de Who?  Where?  What?

Who is your profitable client?

Le connaissez-vous vraiment?  Je parle ici des 20% de vos clients générant 80% de vos PROFITS (pas de vos ventes…).  En marge du profil de ses achats antérieurs et de sa date de naissance, que connaissez-vous vraiment à son sujet?

  • Quel est son profil d’acheteur dans l’Internet?
  • Quelles sont ses expériences à ce sujet (personnelles et professionnelles)?
  • À chacune des étapes dans sa relation avec vous, quelles sont ses principales questions, requêtes ou plaintes qu’un membre de votre équipe doit gérer?  Est-ce que ces informations sont colligées quelque part, disponibles pour votre personnel (CRM) et vos clients (F.A.Q.) dans un environnement Web simple à consulter?
  • Quel mode(canal) de communication préfère-t-il?  À quel rythme souhaite-t-il être informé de vos projets, de vos produits et de vos succès?
  • Qui sont les spécificateurs, les « référenceurs », les acheteurs et les utilisateurs?  Qu’est-ce qui leur faciliterait la vie?
  • Qui sont les plus actifs dans les réseaux sociaux comme les blogs, Facebook, LinkedIn, SecondLife ou autres?
  • Qui formulent des plaintes?  Les analysez-vous pour identifier la source (et non le symptôme) du problème et pour convertir ces insatisfaits en ambassadeurs?.

Where does he go on the Web? (personnellement et professionnellement)

Où va-t-il dans l’internet (Web)…

  • Pour son plaisir et se divertir?  Quels sites Web et environnements sociaux (Web 2.0) visite-t-il et pourquoi?
  • Pour vous comparer (compétiteurs)?  Pourquoi va-t-il chez vos compétiteurs?  Qu’apprécie-t-il d’eux?  Ça pourrait vous inspirer une actualisation de vos 4 « P »!
  • Pour transiger?  Que transige-t-il?
  • Pour s’informer?

Par extension et tout aussi pertinent, où va le client de votre client dans l’Internet(Web)?

What‘s in it for him?
Qu’est-ce que ça lui rapporte:

  • à chaque clic qu’il fait dans votre environnement Web?  À l’instar de la « Toyota Way », il faut éliminer les clics inutiles.
  • lorsqu’il prend le temps de consulter votre contenu Web ou celui des autres?
  • à chaque fois qu’il communique avec un membre de votre équipe peu importe le moyen qu’il utilise?

Que devez-vous préparer pour lui livrer des résultats à son rythme à chaque étape de sa relation avec vous?

Si vous définissez bien chacun de vos centres de profits, cet exercice vous permettra d’établir la hiérarchie des catégories de contacts à gérer, des informations à enregistrer à leur sujet et celles à « livrer »…dans les meilleurs délais.

MAJ – Ce billet très intéressant propose un autre « W » à considérer dans le trio: Wow!  Si le trio Who-Where-What est puissant pour trouver les perles rares dans l’internet, le trio Who-What-Wow vous permet de les séduire et les conserver 😉

Internet ou le Web: des paradigmes à faire évoluer pour transiger!

Je côtoie régulièrement des entrepreneurs et des chefs d’entreprises de PME / PMI manufacturières et de services.  J’ai un profond respect pour leur passion, leur ingéniosité et leur contribution majeure à notre richesse collective.   Toutefois, je réalise qu’en 2009, leur compréhension de l’Internet ou du Web n’a pas vraiment évolué et qu’elle est presqu’au même point qu’à l’apparition du www.

Pour leur permettre de profiter réellement du potentiel d’affaires et commercial dans l’Internet(Web), à partir de mes propres expériences de transactions sécuritaires et rentables depuis 1996, voici quelques observations qui sont, à mon humble avis, autant de paradigmes à faire évoluer pour les dirigeants.

#1 Internet ou le Web n’est pas un média, mais un environnement!

Certains initiés se rappelleront des discussions passionnantes aux rencontres de Constellation W3.  Je me souviens entre autre d’une présentation où l’animateur comparait Internet ou le Web à un espace.  J’avais alors affirmé qu’Internet(Web) s’apparentait davantage à un environnement où de multiples espaces sont influencés par ses habitants, la température ambiante, la pression atmosphérique, les écosystèmes environnants, …

Internet(Web) n’est pas un « câblodistributeur », une boîte postale, un méga répertoire ou un méga Minitel.  Internet(Web) est comme un « nouveau monde » à apprivoiser.  Dans l’Internet(Web), il existe de multiples sous-environnements avec des cultures d’utilisation différentes .  La culture des blogs est différente de celle des wikis, des idéagoras, de Facebook, d’Amazon, de Ebay, de Craiglist, d’Alibaba, de Merx et de tous les autres environnements Web disponibles et en mutation.

Certaines composantes peuvent être considéré comme un média (blogs, sites, Facebook, …).  Toutefois, comment peut-on considérer un centre d’affaires électroniques comme Quadrem visant à optimiser le transfert des données sur des systèmes ERP (logiciel de gestion des ressources d’une entreprise) comme un média?  Est-ce qu’une plateforme d’enchère inversée est un média?

Internet(Web) est davantage un environnement où un individu circule d’un espace à un autre dans une langue commune selon ses intérêts et où une donnée informatique circule d’un système à un autre dans un langage de programmation commun suite à une entente.

#2 L’acheteur (requérant d’information) veut et peut diriger le dialogue dans l’Internet(Web)!

Google est actuellement l’acteur dominant dans l’Internet(Web).  Sa page d’accueil n’offre pas de produit ou de service, mais une puissante capacité de forage de données dans l’Internet(Web);  un panneau de contrôle au requérant d’information et à l’acheteur de produits/services.

Lorsque les acheteurs corporatifs utilisent Google principalement pour trouver de nouveaux fournisseurs à l’international, lorsque les jeunes ne savent même pas ce qu’est un bottin Pages Jaunes pour trouver un commerce local, si vous n’êtes pas repérable dans l’Internet(Web), vous n’existez tout simplement pas dans cet environnement;  internationalement ou localement.   Vous êtes mieux de bien servir vos clients actuels jusqu’au moment où ils trouveront assurément un autre fournisseur pouvant leur livrer les résultats recherchés plus efficacement, plus rapidement et plus économiquement.

En écoutant la radio ou la télévision, à moins que de « zapper » à un autre canal,  nous acceptons tacitement de nous faire « pousser » la publicité.  Dans l’Internet(Web) il en va tout autrement.  Internet(Web) ne doit pas servir à pousser un message aux clients actuels ou potentiels, mais bien à accueillir et servir chaque client « payant » en lui donnant ce qu’il veut au rythme qu’il désire.  En ce sens et contrairement au mass-média, Internet(Web) est un environnement « pull » où le client est en contrôle et n’accepte pas de se faire imposer une information non sollicitée.

#3 Internet(Web) se développe selon les intérêts et la langue des individus;  non des endroits géographiques où ils se trouvent!

Bon, je m’attends déjà que des spécialistes comme Luc Vaillancourt veuillent me torpiller sur cette affirmation.  Je conviens que la « géolocalication » peut rassurer et constituer un facteur de qualification stratégique pour un acheteur.

Toutefois, dans son processus initial de recherche et considérant que le nombre des mots clés utilisés dans une recherche Web dépasse rarement plus de deux, ce sont des mots clés associés aux bénéfices recherchés dans sa langue que le requérant met dans la fenêtre de Google pour une recherche de fournisseurs à l’international;  non l’endroit d’où le résultat peut provenir.

Dans un marché linguistique, plus un produit ou un service est numérisé et qu’il se livre par l’Internet(Web), plus votre compétition est internationale.  Ne comprenant pas cette nuance et continuant à gérer leurs stratégies de développement international sur des bases géographiques, les sociétés (francophones surtout) laissent beaucoup d’argent « sur la table » et n’ont aucune idée des actions de leurs compétiteurs dans l’Internet(Web).

Cette situation est davantage lié à un frein culturel.  L’information, le potentiel et les risques sont là et réels, ils ne les voient tout simplement pas.

#4 Les dirigeants ont démissionné – la progression technologique est plus grande que leur capacité d’assimilation.

Confortable dans la façon de gérer leurs affaires, c’est surtout par résistance au changement qu’ils n’investissent pas à comprendre en profondeur cet environnement qui leur semble nébuleux et chaotique.  Ils sont également confus d’entendre tous ces acroynymes et buzzwords qui changent au rythme de professionnels qui souhaitent s’imposer dans cet environnement.

Parce qu’il faut utiliser un ordinateur pour en profiter, leur attention est malheureusement et surtout attirée vers la dimension technologique de cet environnement et moins sur la compréhension des nuances entre les dynamiques transactionnelles traditionnelles et celles qui se développent « naturellement » dans l’Internet(Web).  La cerise sur le sundea, ce sont les mass-media qui tentent de leur faire croire qu’Internet(Web) est un média comme les autres où un placement publicitaire peut leur rapporter.  Ces mass-medias ont eux-mêmes des paradigmes à faire évoluer pour en profiter.

Ceci étant dit, les dirigeants confient souvent leurs décisions stratégiques en développement dans l’Internet(Web) à des experts en technologie.  Lorsque le succès d’une entreprise est fonction, et dans l’ordre, de ses R.H. (compétences et passion), de ses processus « lean » et de ses technologies, confier cette responsabilité à un expert technique c’est comme confier la construction de sa maison à un électricien plutôt qu’à un architecte ou porter davantage attention sur le coffre à outils que sur le plan de la maison.

Les dirigeant possèdent la vision de leurs entreprises et le talent de diriger leurs équipes.  Pour obtenir du succès, ils doivent donc établir et contrôler la stratégie d’affaires et de commerce dans l’Internet(Web) et ne pas la confier uniquement à leurs experts en technologies de l’information (T.I.) ou du Web.

En actualisant leurs connaissances et leur maîtrise de cet environnement, ils pourront savoir quelles compétences sont à valoriser dans leurs équipes et quels processus d’affaires doivent être actualisés pour livrer des résultats au rythme des clients dans l’Internet(Web).  Par la suite, ils pourront mieux sélectionner et gérer le cadre technologique nécessaire pour obtenir les succès profitables dans l’Internet(Web).

#5 Les bases cognitives des dirigeants sont dangereusement déficientes.

Cette observation s’applique autant aux chefs de PME / PMI, aux conseillers en développement économique sur le terrain et à nos politiciens.  J’ai également fait cette observation avec des chefs d’entreprise français et roumains récemment.  Lorsqu’on sait qu’une équipe ou une société est à l’image de son chef, l’entrevue avec celui qui est pressenti pour être le prochain secrétaire d’état à l’économie numérique en France a de quoi inquiéter.  Au Québec, on n’a même pas l’ombre d’un poste similaire au gouvernement.

Ne disposant pas de la connaissance nécessaire, nos dirigeants ne se fient qu’à des vendeurs de technologies et ne peuvent donc pas orienter adéquatement leurs stratégies d’affaires dans l’Internet(Web).  Leurs investissements Web (ou T.I.) sont trop souvent des coups d’épées dans l’eau.

Ils sont généralement incapables actuellement d’identifier et, encore moins, de profiter des opportunités d’affaires disponibles dans l’Internet(Web).

En conclusion

Pour transiger de façon rentable dans l’Internet, l’alphabétisation Web de nos dirigeants est essentielle et incontournable.  Par alphabétisation Web, je fais référence à l’apprentissage du cadre sémantique ainsi que des dynamiques de communication permettant de transiger de façon sécuritaire et profitable dans l’Internet(Web).

Même sans le contexte économique difficile qui nous affecte présentement, les dirigeants se doivent d’investir dans leur propre formation pour profiter au maximum de cet environnement de réseautage et de communication entre humains et systèmes qu’est l’Internet(Web).

Plusieurs PME/PMI sont dans à un cul-de-sac dans les labyrinthes traditionnels de leurs industries.  Leur volume de vente diminue et ils se demandent « Qui a piqué mon fromage? »  Le « fromage » change progressivement de place et se retrouve dans cet autre labyrinthe à apprivoiser qui s’appelle Internet(Web).

C’est dans cet environnement que les acheteurs corporatifs recherchent leurs nouvelles sources d’approvisionnement localement et internationalement.  Y êtes-vous et êtes-vous en mesure de livrer des résultats selon leurs attentes, à leur rythme et à chaque clic?

Pour vous aider et pour bonifier vos connaissances sur le sujet, le contenu des experts figurant dans mon blogroll (dans la colonne droite de ce blog) et les signets d’environnements Web partagés dans mon compte Delicious qui continueront d’évoluer sont des ressources précieuses à votre disposition.

Si vous souhaitez rencontrer et échanger de façon amicale avec des blogueurs et des passionnés des affaires dans l’Internet(Web), sachez que vous êtes le bienvenu dans les YULBIZ de Montréal, Paris, Bruxelles, Bordeaux, Strasbourg, Genève, Lille, le SWAFF de Québec ou les Webschool-Orléans.

Selon vous, quels autre paradigmes limitent nos dirigeants de PME/PMI et nos politiciens à s’intéresser véritablement et à profiter pleinement de cet environnement de communications et de transactions qu’est l’Internet(Web)?

Québec – Une ville, une histoire, une inspiration!

Depuis quelques temps, je travaille en équipe avec Virginie, Angel, Amanda et Les à la naissance et la gestion du blog du prochain congrès annuel de l’ACGA (Association Canadienne des Gestionnaires en Approvisionnement) qui se tiendra à Québec en juin prochain.

Grâce au précieux concours de mon collègue Pierre du comité organisateur, j’ai suggéré à la direction de l’Office du tourisme de Québec de mettre leurs vidéos de promotion sur Youtube pour que les nombreuses organisations de congrès puissent les incorporer dans leur blog ou site respectif et ainsi séduire les participants qu’elles souhaitent inviter à leurs événements.  De cette façon, l’Office peut multiplier naturellement ses présences Web et les rétro-liens vers son site avec les bons mots clés et hyperliens associés à chaque vidéo.

Mon billet n’étant pas encore terminé pour le blog du congrès, voici donc un premier bijou tellement inspirant que je ne pouvais pas le garder égoïstement.   À vous de le savourer!

Merci Daniel et Éric de l’Office du tourisme de Québec pour votre ouverture, votre rapidité et votre précieuse collaboration.