Archives avril 2009

Pourquoi un blog plutôt qu'un site Web?

C’est un billet récent de Ed Bajarana qui m’interpelle. Même si je ne le connais pas personnellement, j’aime bien son style d’écriture simple pour vulgariser l’univers des blogs professionnels aux travailleurs autonomes et aux chefs de PME.  Suite à sa permission, il m’avait inspiré « Venez bloguer avec nous! » que nous avions lancé dans le blog de la conférence annuelle de l’Association Canadienne des Gestionaires en Approvisionnement qui se tiendra en juin prochain.

Le blog, ce méconnu…

Un blog n’est pas écrit que par des éditorialistes ou des journalistes et n’est pas qu’un carnet de réflexions personnelles sur un sujet d’intérêt quelconque.  À l’instar de n’importe quel média, la valeur d’un blog est fonction de la qualité de son contenu.

Ce qu’il est!

Lorsqu’ils sont alimentés par des experts dans leur domaine, les blogs constituent autant de sources d’information crédibles et diversifiées.  Les blogs constituent également des environnements privilégiés par les consommateurs pour confirmer leur décision d’achat.

Comme me répète souvent Philippe Martin , un blog c’est d’abord un logiciel.  Dans une perspective de développement des affaires, l’utilisation de ce logiciel s’articule autour d’objectifs et d’un auditoire ciblé. De part sa structure technologique et de gestion du contenu, le blog constitue l’environnement Web à privilégier pour toutes les organisations.

Sur le plan technologique,  un blog permet:

  • aux moteurs de recherche de repérer plus facilement les mots clés s’y trouvant.  Chaque billet et chaque commentaire constitue autant de « porte » pour entrer dans votre univers professionnel;
  • d’auto-gérer le contenu sans l’assistance technique d’un webmestre;
  • la possibilité que les lecteurs intéressés puissent y ajouter du contenu par leurs commentaires ce qui signifie autant de mots clés supplémentaires pouvant être repérés par les moteurs de recherche;
  • d’y incorporer des pages d’information dites plus statiques;
  • d’offrir la possibilité aux lecteurs d’être informés automatiquement des nouveautés par flux RSS ou par courriel;
  • de partager le contenu plus facilement par une multitude de canaux et de réseaux sociaux pour propager la nouvelle.

Sur le plan des communications, un blog permet:

  • de raconter une histoire, votre passion, des cas vécus, des éléments non techniques contribuant à la décision du consommateur de transiger avec vous.  Vos clients sont des êtres humains n’achetant pas QUE vos produits ou vos services, mais ET surtout une expérience;
  • une tribune pour ceux voulant s’exprimer afin de renforcer votre image de marque ou pour bonifier votre réflexion ou pour se plaindre directement.  Dans ce dernier cas, c’est une occasion privilégiée pour intercepter l’insatisfaction, pour régler la situation, pour modifier votre combinaison produit/service au besoin et convertir l’auteur en « évangéliste ».
  • de construire et d’alimenter votre propre réseau d’oiseaux rares susceptible de créer une communication « épidémique ».

Vous disposez déjà d’un site Web; et alors!

Pour en profiter, le développement des affaires dans l’Internet requiert beaucoup plus qu’un site Web esthétique et bien positionné dans Google.  Les clients vous cherchent, vous comparent, transigent et veulent s’exprimer dans l’Internet.  Êtes-vous vraiment disposé à dialoguer avec eux?

Site Web vs blog

Un site Web est un environnement dont la diffusion de contenus statiques est contrôlée par des techniciens.  Un blog est un environnement dont la publication des contenus dynamiques et la gestion des commentaires sont contrôlées par les communicateurs.

Avec un site Web, on diffuse de l’information de façon unidirectionnelle dans un environnement où le client veut et peut diriger le dialogue .  Avec un blog, on ouvre le dialogue avec des gens intelligents susceptibles de nous améliorer et de parler de nous dans leurs propres réseaux sociaux dans le Web.

Ah oui, un blog peut-être destiné à des clients ou des partenaires externes dans un environnement Web ouvert et/ou à des « clients » internes à l’organisation dans un environnement Web privé.

Ceci dit, devriez-vous démarrer votre blog d’affaires?

En fait, c’est la question à l’origine du billet de Ed. Ce qui m’a plu, c’est qu’il propose un plan pour tester vos habilités et votre intérêt à bloguer.  Idéalement et comme une équipe est toujours à son image, c’est le chef d’entreprise qui devrait se pratiquer pour « goûter » au potentiel de ce média bi-directionnel.  Même s’ils ne sont pas nombreux, vous pourriez vous inspirer des blogs de Yves Carignan et de Michel-Edouard Leclerc .

Je sais, ce ne sont pas tous les chefs d’entreprises qui ont le goût ou le talent pour l’écriture.  Un blog corporatif pourrait très bien être géré par quelqu’un d’autre dans l’organisation.  Un blog peut également être le fruit d’un collectif d’auteurs sélectionnés.  Finalement, il existe même des entreprises spécialisées pour rédiger le contenu pour d’autres.

Comme dirait encore Philippe Martin, « N’ayez pas peur! ».   Vous pourriez vous laisser prendre au jeu.  Qu’en pensez-vous?

Vos noms de domaine, un actif précieux à gérer!

L’ignorance stimule la crainte…

Depuis quelques temps et comme vous le remarquerez dans cet exemple, des entrepreneurs chinois ont trouvé une façon douteuse pour stimuler leurs affaires.  Ils vous recommandent fortement d’enregistrer votre nom de domaine avec une ou des extensions finissant par .cn (Chine) .hk (Hong Kong) .tw(Taiwan) ou .asia.  Si vous leur répondez que vous n’êtes pas intéressés, ils tenteront de vous inquiéter avec de potentiels litiges légaux avec d’autres entreprises susceptibles d’enregistrer ces extensions.

Sans être un spécialiste en SEO (Search Engine Optimisation), le positionnement naturel des résultats dans un moteur de recherche Web (c’est-à-dire généré par l’algorithme du moteur de recherche, non par des campagnes Adwords) est fonction de plusieurs paramètres dont l’adresse IP (Internet Protocol) du requérant et/ou du serveur d’hébergement du site Web.  En d’autres termes, la localisation de l’ordinateur d’où provient la requête ou celle du serveur où est hébergé le site Web influence le positionnement de votre site/blog dans les moteurs de recherche.

À moins que vous planifiez une pénétration en territoire chinois (ou ailleurs) à moyen terme ou que vous disposiez d’un budget pour réserver votre nom de domaine avec toutes les extensions territoriales (et autres) disponibles mondialement, je cesserais de m’inquiéter avec cette tentative d’intimidation.

Il est évident que la réservation de votre nom de domaine avec d’autres suffixes ou faite dans un autre pays ou avec une erreur d’orthographe générera un résultat différent.  Selon l’importance du trafic Web pour le succès de votre entreprise, vous avez intérêt à compter sur le concours d’un expert en SEO ou d’améliorer vos connaissances pour vous doter d’une stratégie de gestion de vos noms de domaine et de vos mots clés.

Une histoire vraie!

Via la section « Whois » d’un registraire comme Networksolutions, j’ai toujours le réflexe de vérifier la propriété d’un nom de domaine avant de rencontrer un nouveau client.   Il y a quelques années déjà et avant de rencontrer un client manufacturier, j’ai donc vérifié ce détail et réalisé ainsi que leur nom domaine .ca n’appartenait pas à leur société;  ce qui m’a intrigué sans pouvoir en comprendre la raison à ce moment.

Lors de la rencontre avec le client, je leur ai dévoilé cette information.  Alors là, la panique au village.  Je venais de leur faire réaliser que leur responsable interne avait « dormi au gaz » et n’avait pas renouvelé leur nom de domaine à temps.  Par conséquence, une société qui détenait déjà le .com,  avait réservé l’autre suffixe aussitôt qu’il était devenu disponible.

Suite à des négociations infructueuses, la société a dû se résigner à investir dans un autre nom de domaine en plus de devoir réimprimer tout le matériel promotionnel traditionnel incluant les emballages des produits destinés à la consommation de masse.  Le coût de cette négligence a été spectaculaire.

Deux fois plutôt qu’une…

Quelques années plus tard, je discutais avec un contact travaillant pour cette même société dans un autre dossier.  Après lui avoir rappelé cette anecdote, il m’a partagé que sa société venait encore de vivre un problème lié à un autre nom de domaine.

En fait, par négligence ou par paresse, la société avait confié la gestion de cet autre nom de domaine à un fournisseur de services Web.  Suite à une mésentente contractuelle, ce fournisseur ne voulait pas transférer la « propriété » de ce nom de domaine à la société cliente.  Finalement et suite à des négociations, la société a pu récupérer le contrôle de son nom de domaine et modifier les coordonnées des contacts gestionnaires.

Nom de domaine = un actif à contrôler et à gérer!

Pour un chef d’entreprise, les détails administratifs entourant la gestion et l’hébergement des noms de domaine sont souvent complexes à maîtriser.   Ils en abandonnent trop souvent la gestion aux mains de fournisseurs de services Web qui capitalisent sur leur ignorance.  Ces derniers maintiennent leurs clients dans un état de dépendance technologique leur procurant des revenus récurrents intéressants.

Il est importe de s’y intéresser et d’en détenir le plein contrôle.   Pour éviter les mauvaises surprises, assurez-vous que la personne responsable de vos noms de domaine inscrits chez le registraire Internet soit quelqu’un de confiance au sein de votre propre organisation.

D’ailleurs, un de vos critères de sélection de votre fournisseur de services Web devrait être sa capacité à vous rendre autonome sur la gestion de l’identification et de la localisation de vos présences Web.   Grâce à un message sur Twitter de Vincent Abry (merci Vincent !), voici une référence intéressante pour mieux élaborer votre stratégie de gestion de vos noms de domaine.

Avant de songer à optimiser votre rayonnement dans un autre territoire, assurez-vous de bien contrôler et d’optimiser les .com, .ca, .fr et autres dont vous disposez déjà.  C’est déjà tout un défi!

Yulbiz – pour les vieilles godasses et les nouvelles chaussures!

« Moi, mes souliers ont beaucoup voyagé. »  J’ai de plus en plus de plaisir à revoir les vieilles godasses et les nouvelles chaussures à ces rencontres mensuelles.

Qui est qui?  Vous devez venir pour le savoir! 😉

Il y en a pour tous les goûts:  les développeurs, les stars, les programmeurs, les éducateurs, les twitteurs, les CRMeurs, les ebizeurs, …  Il a des modèles 1980, 1970, 1960 et même 1950; les 1990 sont à nos portes.   Il a même des québécois avec un accent français qui, comme les russes des années 70 au hockey, sont venus ici pour « apprendre » (sic!) 😉  Ce sont tous des entrepreneurs passionnés par cette toile qui ne cesse de nous stimuler « online » et de nous permettre de nous retrouver « offline ».

En plus des accolades amicales avec les pionniers Philippe et Michelle, j’ai pu découvrir davantage les Mario Asselin, Benoit Descary, Adrien O Leary, Vincent AbryAlain Thériault, Kim Vallée, Diane Nadeau, Vallier Lapierre, rigoler et philosopher avec les Martin Ouellette, Nathalie Rivard, Muriel Ide, ainsi que partager nos origines et un pinard avec Éric Baillargeon et Christian Aubry.

Il y en a plein d’autres dont j’ai croisé le regard et avec qui j’aurai la chance d’échanger dans une prochaine édition.   Un fait inusité, Yulbiz m’a permis de connaître et de saluer Chantal Beaupré la Twitteuse #1 de Drummondville.  Je ne peux que m’incliner devant sa nette domination 😉  J’ai même appris l’existence de la mascotte du Yulbiz.  Il est admiratif sur cette photo devant l’étalon du bar où nous étions.

J’en ai croisé certains qui m’ont mentionnés être intimidés par ce genre de rencontre.  Que vous soyez un modèle 1990, que vous œuvriez dans le Web depuis des lunes et même si vous n’habitez pas la ville hôtesse, vous êtes les bienvenus.  Nous avons besoin de votre perspective d’analyse complémentaire de cet environnement organique aux multiples facettes pour optimiser la capacité de crowdsourcing de ce réseau de professionnels francophones.  L’effort de venir casser la glace avec notre bande de joyeux lurons vous rapportera autant que ce que vous y investirez d’énergie à réseauter.

Yulbiz, c’est toute une richesse d’échanges, de contacts, de connaissances et, pourquoi pas, de contrats payants éventuellement qui est à votre portée par de simples clicks au départ et/ou grâce à quelques sourires un verre à la main.

Dans l’après-Yulbiz (moment pour casser la croûte tout en poursuivant nos échanges) Martin Ouellette a posé une question intéressante à celles et ceux qui l’entouraient.  Il voulait savoir quel mot nous caractérisait le mieux, lui étant, sans étonnement, provocation.  À mon tour, j’ai intuitivement mentionné, qu’à l’instar de la métaphore du « fil » liée au nom de ma société a.r.y.a.n.e., le mot qui me représente le mieux est liaison.

Si vous êtes timides ou ne voulez pas vous sentir seul au prochain Yulbiz, faites-moi signe avant ou venez me saluer en arrivant.  Il me fera plaisir de mieux vous connaître et de vous introduire à d’autres passionnés pouvant bonifier votre vision ou votre projet.  Il ne faut pas vous laisser impressionner par leur taille, leur beauté ou leur porte folio.

Nous ne sommes que le mouvement que nous engendrons 😉 ensemble.  Je souhaite simplement et modestement apporter ma contribution au dynamisme et au rayonnement de cette molécule d’experts actuels et à venir.

MAJ.  Bon et sans vouloir vexer personne, considérant que mon disque dur cérébral peut avoir quelques défaillances, j’ai peut-être oublié quelques noms à ma liste de gens passionnant rencontrés. Et oui, j’aurai pu ajouter Jonathan Villard, Nicolas Cossette et Jérôme Paradis avec qui je n’ai pas échangé autant que j’aurais souhaité.  On se reprendra!