L’impact de la nouvelle orthographe! (1/7)

Il était une fois, lors d’un souper chez mes parents…

Nous discutions lorsque ma soeur, enseignante au niveau primaire, me parle de la nouvelle orthographe et de l’hésitation de la commission scolaire à statuer sur son enseignement dans les écoles.  Anticipant les défis que les jeunes pourraient éventuellement avoir plus tard, elle a pris l’initiative d’initier ces élèves à maitriser ces nouvelles règles.

Immédiatement j’ai dit Wô!  C’est quoi cette histoire de nouvelle orthographe.  Je me suis alors dit que c’est incroyable.  Je n’étais pas au courant et je ne « vois » aucun effort du gouvernement à diffuser ces nouvelles règles qui, pourtant, furent approuvées par l’Académie française il y a 20 ans.

Pour m’aider et mieux vous situer, ma sœur m’a proposé d’écouter une entrevue intéressante qui débute à 13 minutes de cette  émission.

La maîtrise de la langue – fondamentale à notre identité sur le Web…et en dehors!

Le Web se développe selon deux grands axes:  les intérêts et les langues.  Même si je ne suis pas linguiste, j’ai toujours porté une attention particulière à la qualité des mots utilisés.  Je ne veux absolument pas distraire le lecteur du message que je veux livrer.  Je cherche à être cohérent entre la qualité de ce que j’écris, de ce que je pense et de ce je fais.

La qualité des propos et de l’orthographe des mots ont toujours constitué un puissant facteur de qualification de l’émetteur d’un message:  Web ou pas.  Que ça soit dans un courriel, dans un gazouilli (Twitter), un forum de discussion ou pendant un clavardage, la qualité de la langue est révélatrice de la personnalité de l’auteur.

Pourquoi ne suis-je donc pas informé et quel est l’impact de cette nouvelle orthographe?
Oublions pour le moment les « penseurs » de l’Académie et de tous les ministères de l’éducation dans la francophonie.  Dans le but de répondre à ces deux questions, je vous propose un voyage « sur le terrain » qui fut aussi une aventure familiale extraordinaire

6 perspectives – 3 générations – 1 même famille!

Pour bonifier mon analyse de la situation, j’ai proposé à quelques membres de ma famille de me partager leur réflexion et leurs observations de l’application de cette nouvelle orthographe dans leurs milieux respectifs.  Nous avons réalisé cet exercice de co-création dans un seul document Google Docs.  Ce fut une occasion de les initier au plaisir de co-créer ensemble et de nous simplifier le travail.  D’ailleurs, cet entraînement nous sert déjà pour un autre projet… 😉

Je tiens à les remercier chaleureusement d’avoir participé et j’ai trouvé l’exercice des plus stimulants.  Je tiens également à ajouter que je suis particulièrement fier de la contribution de chacun et de faire partie de cette belle famille.

Et c’est un départ…

Voici donc le menu que nous vous dévoilerons progressivement dans les prochaines semaines.

Bonne lecture et n’hésitez pas à commenter chacun des billets.  Nous souhaitons que notre réflexion en stimulera beaucoup d’autres.

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MAJ 20130419:  Grâce un partage de Sylvain Bérubé sur Facebook, le sujet est toujours d’actualité en 2013  Il me rappelle également un très bon billet sur le sujet qu’il avait écrit à peu près à la même époque que nous.   Merci Sylvain 😉

Commentaires

Je suis impatient de lire les différents avis.

J’ai vu au journal télévisé l’annonce de l’adoption par les institutions québécoises de la nouvelle orthographe en novembre dernier. J’étais à côté d’un Québécois, devant le reportage, et il s’interrogeait sur l’utilité de cette réforme. Jusqu’à la fin du reportage, qui concluait par « cette réforme est déjà appliquée en France ». Mon ami s’est alors tourné vers moi pour me dire : « C’est encore de votre faute tout ça. »

Blague à part, je doute personnellement du bien fondé de cette réforme et du choix de l’Académie française. Je la ressens plus comme un nivellement par le bas que par une évolution nécessaire.

En France, on note un problème dans l’éducation, le nombre d’enfants ayant des problèmes pour lire ou écrire allant croissant au cours des années. Plutôt que de remettre en cause l’enseignement, préfère-t-on leur simplifier l’apprentissage de la langue ? Je doute que ce soit la bonne solution.


@Remy Merci pour ton commentaire. Je crois que les propos de mon frangin apporteront un éclairage sur ce qui se passe réellement en France à ce niveau.

Comme le Web n’a pas de frontière, ces billets et les commentaires qu’ils pourront générer constitueront un exercice intéressant de synergie (« crowdsourcing ») autour de perspectives d’analyses complémentaires sur un sujet qui nous relie et qui nous passionne: notre langue.

Suite à la publication de chaque billet qui seront hyperliés graduellement dans celui-ci, son auteur pourra répondre aux commentaires qui seront formulés. Je les guiderai pour alimenter la progression de leur courbe d’apprentissage à la dynamique et au fonctionnement d’un blog.

J’exprime finalement le souhait que les dirigeants de nos institutions « écouteront » réellement ce qui se partagera ici pour les inspirer dans les actions à prendre.


Excellente idée! :) Je vais lire ces billets.


@Thierry Ouf! La pression monte! 😉 Merci d’apporter ton concours à notre réflexion.


@Rémy: En tant que future enseignante, je tiens à commenter votre opinion sur le nivèlement par le bas et l’enseignement. Premièrement, au Québec, il y a eu une réforme complète du système d’éducation. Un effort a été fait à cet égard. Par contre, la complexité de la langue française rend effectivement son apprentissage ardu et laborieux. La simplification de certains mots vient d’un retour en arrière. Certains mots annoncés dans la nouvelle orthographe ont déjà été écrits de cette manière dans un passé oublié. De plus, la simplification de l’orthographe est un avantage pour tous, car elle rend l’écriture plus aisée, plus agréable et moins contraignante. De plus, la motivation de l’élève est en grande partie responsable de son échec. Simplifier les informations qu’il a à apprendre pour se concentrer sur la création, sur le contenu plutôt que sur l’orthographe, pourrait aider sa motivation. Si un enfant sait bien écrire, il ne sait peut-être pas bien composer.


@Myriam : Ma réflexion ne portait bien sûr que sur le système éducatif français, je ne connais pas assez celui du Québec pour pouvoir en parler.
Cependant, pour connaître plusieurs enseignantes personnellement, la nouvelle orthographe n’est pas forcément bien accueillie par tout le monde. Entre celles qui ne savent pas laquelle elles doivent enseigner et celles qui ont peur de ne pas savoir si un mot est correctement orthographié ou non, la transition va être laborieuse.

Pour ma part, je continue de penser que simplifier l’orthographe pour permettre l’apprentissage de la langue à l’élève n’est pas la solution. Il y a d’autres façons de motiver un enfant.
Les jeunes adorent écrire en abrégé, en langage SMS pour utiliser l’expression française, sur leur blog, sur les réseaux sociaux… Si on leur permettait de l’utiliser partout, cela leur rendrait certainement l’écriture plus aisée et moins contraignante. Mais ce ne serait pas un avantage pour tous.


[…] 1/7 Luc – chef d’entreprise – Il était une fois, lors d’un souper chez mes parents… […]


Félicitations pour le sujet choisi: Nouvelle orthographe.
Ayant été à la conférence à Québec sur le sujet, je suis d’accord avec l’orientation qui est lancée présentement.


@Remy, (pardonnez-moi davance, je suis sur un clavier anglophone sans accent.) Il y a bien sur une limite a simplifier l’orthographe. Par contre, les changements effectues sont d’ordre logique pour la plupart. Il est plus facile d’apprendre avec sa logique que de devoir apprendre tout par coeur. La langue francaise s’est complexifiee au fil des siecles. Il est tout naturel que nous ayons eu a faire un bond en arriere pour revenir a un francais plus logique et moins pompeux dans sa complexite illogique. J’ai deja appris ma grammaire et mon orthographe, je fais encore des fautes, car il y a trop de chose a retenir et a verifier en meme temps. Cette nouvelle orthographe me permet de me concentrer davantage sur ce que j’ecrit plutot que sur comment je l’ecrit.

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