L’impact de la nouvelle orthographe! (6/7)

Tel père, telle fille!

Ma fille Myriam – étudiante 2e année à l’Université de Montréal en éducation primaire et pré-scolaire

La nouvelle orthographe: un mythe, une rumeur, une réalité cachée?

La nouvelle orthographe! Pour ceux qui la connaissent, il ne faut pas encore l’utiliser sans au préalable avertir les lecteurs. Donc, j’avertis tous les lecteurs: ce billet est écrit avec la nouvelle orthographe.

Eh oui, même à l’université, dans le baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire, il nous faut, nous, étudiants et étudiantes de ce programme, avertir nos professeurs avant de leur remettre un travail. Étrange pour des personnes qui seront amenées à enseigner cette nouvelle orthographe!

Certains de mes collègues d’études n’en ont même jamais entendu parler ou bien seulement comme une rumeur. Lors des travaux en équipe, si j’ai le malheur d’écrire ma partie avec la nouvelle orthographe, ce sera vite rectifié par mes coéquipiers qui ne voudraient pas risquer que le professeur nous enlève des points à cause des fautes de français, car nous ne sommes pas certains que ces dits professeurs connaissent l’existence de cette orthographe.

Pourtant, cette fameuse orthographe est merveilleuse! Fini la question des « tirets  » entre les chiffres d’un nombre écrit en lettre (avant les centaines? Après les milliers? Etc.), maintenant, il y en a partout! Les exceptions bizarres qui n’ont aucune logique: fini! Les accents circonflexes pour certains verbes à la troisième personne du singulier: fini! Une grammaire et une orthographe plus simple à apprendre pour tous, qui a-t-il de mal à cela?

Pourtant, encore beaucoup de personnes sont réfractaires à ce changement. L’université où j’étudie n’a même pas osé prendre position. Comment pouvons-nous faire un choix si l’institution qui forme les futurs enseignants et les futures enseignantes ne sait que faire?

Certains cours acceptent les deux orthographes, l’ancienne et la nouvelle; d’autres ne s’affirment pas, il revient à chaque étudiant de s’insurger contre des points enlevés à cause de l’utilisation de la nouvelle orthographe, et d’autres encore refusent complètement la nouvelle orthographe.

L’examen de français écrit que doivent passer tous les étudiants qui veulent devenir enseignants ou enseignantes est corrigé exclusivement avec l’ancienne orthographe. Gare à ceux qui oseraient protester, cela n’y changerait rien. Alors, je vous lance la question, à tous ceux que cela intéresse: que pouvons-nous faire?

P.S.

Ce billet fait partie d’une co-création familiale expliquée dans le premier figurant dans cette liste.  Les billets seront hyperliés progressivement au moment de leur publication.

Commentaires

Bonjour à tous les trois,

sur l’orthographe, je vais vous livrer 2 anecdotes assez marquantes et récentes.

Pas plus tard qu’hier, le site Cadremploi financé par des recruteurs a édité sur sa lettre numérique un test d’orthographe. En gros, c’était pour vérifier si on était (ou pas) une « quiche » en ce domaine. En fait de quiche, le test comportait une énorme erreur et une approximation. L’adjectif différent qui prend un « t » était indiqué comme prenant un « d » (comme le nom) !!
Quant à l’expression « a priori », qui à l’origine s’écrit sans accent, elle n’était même pas proposée à l’internaute testé, sous cette forme… Je leur ai envoyé un mail hier soir et je vois qu’ils ont corrigé leurs erreurs aujourd’hui. http://bit.ly/c8m5xX

Deuxième exemple, plus drôle celui-là : en juin dernier, il y a eu des travaux dans ma rue, et la Mairie de Paris a diffusé une circulaire qui s’excusait du « gène occasionné » (sic). J’étais en pleines recherches scientifiques, cela m’a beaucoup fait rire. Les fonctionnaires de la voirie font de l’écriture automatique : il y a de l’espoir.

Bien cordialement,

Bénédicte Poinsard


Merci Bénédicte pour votre commentaire et pour vos anecdotes. Comme l’indique le test, l’orthographe « devient un véritable critère de sélection ».

Durant cette période de transition et avant une complète adoption de la nouvelle orthographe, cela risque d’en « gèner » plusieurs au passage 😉

Bien cordialement!


J’ai bien apprécié la lecture de vos billets et le fait d’avoir le point de vue autant des étudiants que des professeurs m’a beaucoup plu.
Mon intérogation viens du fait que je ne comprend pas pourquoi nous n’enseignons pas la nouvelle ortographe alors qu’elle est adoptée par l’académie francaise et qu’elle est plus accessible et moins compliquée pour le commun des mortels.
Même les professeurs de secondaire semblent ne pas être au courant de cette nouvelle ortographe.
La lanque francaise à de ses bizareries que je n’arriverais jamais à comprendre
Bien à vous
Michel Leblanc

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