Pour être heureux: contrôle du temps, de l’espace et de l’évaluation

Une des raisons pourquoi je suis partie en affaires, c’était pour gérer mon temps et mes déplacements.  Je ne voulais pas avoir à justifier mes décisions.  Mes clients et mes résultats sont mes principaux indicateurs de succès et d’amélioration.

Je n’y avais jamais porté vraiment attention, jusqu’à la conférence (1h34) de Ewan McInstosh à Clair2012.

OK je suis entrepreneur pour avoir le contrôle sur le temps et l’espace, mais sur l’évaluation?  Oui!  Si je n’avais pas valorisé à mes yeux les habilités que j’ai développées de manière autodidacte pendant que mon entourage professionnel n’arrêtait pas de me décourager, j’aurais abandonné depuis longtemps.

Si Ewan vise à maximiser les apprentissages en redonnant ce contrôle aux apprenants, j’ai réalisé que la portée de cette découverte est encore plus importante.

La vie est simple, ce sont les gens qui la complique

Le bonheur est simple.  Pour être heureux: il faut avoir le contrôle du temps, de l’espace et de l’évaluation.

Que ça soit dans un couple, dans une famille, à l’école ou dans une entreprise, les dépressions et les burn-outs sont généralement causés par une incapacité à gérer son temps et son espace selon les priorités de la personne.  Lorsque les contraintes de temps, d’espace et d’évaluation sont imposées par une autorité morale ou légale extérieure, on se sent impuissant.

Qui sont les G dans le S en éducation incapables de modifier leur approche pédagogique pour redonner un certain contrôle aux garçons et qui expliquerait pourquoi 50% d’entre eux ne terminent pas leur secondaire 5?

Idem pour les employés

Pour motiver vos employés, il faut leur donner le contrôle du temps, de l’espace et de l’évaluation.

Fredick Herzberg a démontré qu’il y avait deux facteurs à considérer:  les facteurs d’entretien et ceux qui motivent vraiment.

Les facteurs d’entretien sont composés d’éléments comme le salaire et la sécurité qui inhibent l’énergie d’un employé s’ils sont insuffisants .  Par contre, au-dessus d’un certain seuil, il n’a aucun impact sur leur motivation.  Si on vous offrait 50$ / semaine pour faire votre travail, vous refuseriez tout simplement.  Si vous vous offrait plutôt 5 millions $ / semaine vous seriez stimulé à court terme, mais votre rendement serait limité à votre capacité.

Les facteurs de motivation sont associés à la capacité d’un employé d’avoir un certain impact sur son travail.  C’est une marque de confiance motivante que de redonner une perception de contrôle sur les orientations de l’entreprise ainsi que sur le comment réaliser son travail tout en respectant les priorités personnelles.  Les meilleures innovations de Google ont été réalisées dans le 20% du temps donné aux employés pour travailler sur un projet qu’ils jugeaient importants.

Les jeunes professionnels qui arrivent sur le marché recherchent un équilibre entre leurs vies professionnelles, amoureuses, amicales et familiales.  Ils veulent exercer un contrôle sur leur temps, les espaces physique et numériques qu’ils souhaitent occuper ainsi que ce qu’ils considèrent importants pour eux.

Avez-vous les G.P.S. pour faire confiance, motiver et gérer votre équipe en leur donnant le contrôle du temps, des espaces et de l’évaluation?  C’est ce que nous expérimentons en préparant ce FOCUS20 – Entreprise sans bureau pour équipe sans frontières.

Peut-on vraiment contrôler tous ces éléments?

Bien sûr que non.  Il ne s’agit jamais d’un contrôle absolu, mais d’une perception de contrôle qui peut se « reprogrammer ». Le contrôle qu’on peut avoir à la maison, au travail ou dans un cadre militaire est très différent.  Certaines personnes ont besoin davantage d’encadrement que d’autres.  Toutefois, ce qui importe est de réaliser qui contrôle vraiment.

Dans vos affaires, dans votre vie et dans votre famille, qui contrôle vraiment les orientations et les relations?  Avec qui ce contrôle devrait être négocié?

 

Commentaires

Vraiment intéressant, Luc. Vingt ans d’expérience en gestion et en formations diverses me portent à considérer la notion de « réponse aux besoins » qui, lorsque l’on y porte attention, aboutira inévitablement vers le rendement. Tu as tes propres motivations pour avoir créé ton entreprise, en fait, je lis que c’était en réponse à tes besoins.

Je pense à une entreprise en TI, qui a remporté plusieurs prix comme « Employeur de choix », par exemple. Ce qui m’a frappée, alors que nous sommes à une époque de nivellement, de politiques pour ci et pour ça, est que le président a choisi délibérément qu’il n’y en aurait pas! Tout simplement parce que sa philosophie de rendement des employés était étroitement liée à la notion de réponse aux besoins des employés, qui, selon le moment de vie et la personnalité de chacun, peuvent être bien différents. (niveau d’encadrement, télétravail ou non, horaires, congés, etc.)

Et plus j’y pense, plus j’ai tendance à dire que c’est la même équation qui peut s’appliquer dans nos rapports plus personnels. Ne cherche t-on pas un partenaire, un ami, qui répondra à nos besoins, et réciproquement. Cela peut paraître évident, mais en tout cas, pour moi, celle-ci est encore en cours. J’ai longtemps cherché le partenaire idéal, l’employé idéal, sans vraiment m’arrêter à bien définir mes besoins, et les siens. C’est là que ça coince, la plupart du temps. Pour bien nommer les besoins, il faut une introspection corporative, personnelle ou professionnelle, inévitable. Prend-on le temps de le faire, nous a-t-on appris comment le faire? Nous nous laissons emporter par des « considérants » trop souvent superficiels, ce qui accroît le risque de « re-commencer » à très court terme. Salutations amicales. 😉


Merci Patricia pour ton commentaire.

Répondre aux besoins des autres tout en répondant aux nôtres est une chose. Y répondre au moment, dans l’espace souhaité (physique ou numérique) et selon ce qui importe vraiment aux deux est tout un défi.

En affaires, est-ce que les chefs d’entreprise sont en contrôle de leur temps, de leur espace numérique et de leur évaluation ou l’ont-ils perdu sans le réaliser aux mains des fournisseurs de Systèmes?


Luc, tu bonifies la discussion avec le concept de la « synchronicité » géographique et temporelle. Vital pour générer du changement. Merci pour cet apport.

Ta question est fort intéressante: je crois que l’un des enjeux des décideurs est de bien choisir leurs fournisseurs de Systèmes, ou de déléguer cette immense responsabilité à un conseiller compétent et de confiance.


Patricia, un chef d’entreprise ne peut et ne doit pas déléguer ses décisions stratégiques: surtout concernant son « cerveau » numérique.

Aussi talentueux qu’ils puissent être, un fournisseur ne pourra jamais maîtriser la vision et la dynamique des G.P.S. de son entreprise dans une économie liée mondialement par l’internet.

Les meilleurs fournisseurs sont ceux qui contribuent à:

– nourrir l’intelligence des Gens et à leur livrer des WOW à chaque contact;

– à assurer l’intégrité et la fluidité des Processus entre les G et les S; et

– à protéger ainsi qu’à capitaliser sur les données dans leur écoSystème d’affaires.


Nous sommes d’accord. Je parlais de déléguer le choix du fournisseur de services. 😉


Merci pour la précision 😉


[…] Pour entreprendre, créer et innover, il faut avoir le contrôle du temps, de l’espace et de l’évaluation. […]


[…] Dans le processus d’effectuation, les entrepreneurs considèrent d’abord ce qu’ils sont prêts à perdre plutôt que le gain espéré.  Dans le même esprit, ces rebelles sont prêts à en assumer la responsabilité du succès et de l’échec.  Ils recherchent le contrôle du temps, de l’espace et de l’évaluation. […]

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