Penser d’abord à l’intérieur de la boîte

Vous connaissez ce test où il faut relier les neuf(9) points par seulement quatre(4) traits droits qui se touchent sans lever le crayon?

Sortez des sentiers battus!  Pour innover, il faut penser en dehors de la “boîte”.  C’est ce que proclament plusieurs gourous en innovation.

Et si les pistes de solutions et d’innovations étaient déjà dans la “boîte” de votre passé, de votre entreprise et de votre réseau d’affaires.

Stephen King et Perry Marshall

Dans On writing, Stephen King décrit son processus qui le guide dans la rédaction de ses “best sellers”. Il partage que ses meilleures inspirations proviennent de son vécu.  Il compare la recherche des sujets et des scènes à de la spéléologie intérieure dans ses souvenirs.

Perry Marshall voue une admiration à Stephen King pour sa façon de décrire ses histoires.  Il propose de puiser également dans notre mémoire pour identifier des sujets évocateurs de “storytelling” dans les blogues ou infolettres. Quels sont les moments où vous avez senti un WOW après avoir dit ou réalisé quelque chose.

Enseigner comme vous aimez apprendre!

Dans son dernier livre «How to come up with great ideas and actually make them happen», Ewan McIntosh fait référence à Larry Rosenstock, fondateur de High Tech High.

Ce dernier a consulté les enseignants de son réseau dans 28 villes pour qu’ils décrivent des moments où ils ont été vraiment heureux d’apprendre quelque chose dans le passé :

  • it was a project
  • it involved community
  • it had fear of failure
  • it had recognition of success
  • it had a mentor
  • it had public display of work (p.15)

Les réponses obtenues révèlent de précieuses pistes pour adapter les approches pédagogiques et pour stimuler les apprenants.

Ewan souligne également que l’innovation des systèmes organisationnels doit être une processus d’émergence interne avec un focus sur les clients ; non d’imposition externe.

Un musicien au “shipping”

Chez un client manufacturier, un travailleur à l’expédition avait une passion pour la musique. Il faisait parti d’un band et obtenait les engagements pour les concerts uniquement via les réseaux sociaux.

J’ai proposé au propriétaire de l’entreprise de prendre un café avec son employé pour qu’il lui raconte comment il attire, qualifie et conclue ses contrats à distance sans rencontrer les clients.

Un expert déjà dans l’équipe!

Durant une séance de coaching avec trois conseillers stratégiques auprès des entrepreneurs, je découvre que l’un d’eux transigeait régulièrement sur Ebay.  J’ai pris un moment pour mieux comprendre ces expériences.  Durant nos échanges, il m’a demandé ce que je pensais du livre Ebay pour les nuls.

Je lui ai répondu que c’est un “must-to-read” pour tous les entrepreneurs et les étudiants au MBA. L’expérience dans Ebay permet d’acquérir des connaissances précieuses pour développer les stratégies de commerce dans l’internet.

En assistant à notre discussion, ses deux autres collègues ont réalisé qu’ils avaient déjà une référence précieuse à proximité.  Le regard sur lui n’a plus jamais été le même. Il est devenu une source d’inspiration et un catalyseur pour toute l’équipe.

Penser d’abord à l’intérieur de la “boîte”

Avec chacun de mes clients, avec mes “lunettes” et mes outils, je prends le temps de comprendre les habitudes de communications et de transactions numériques de l’équipe de direction, des employés, des fournisseurs et, bien sûr, de leurs meilleurs clients.  À chaque fois je découvre des perles.

Avant de penser en dehors de votre boîte ou d’acquérir un nouveau système (outil),  il importe de connaître en profondeur l’évolution d’habitudes et des connaissances des meilleurs gens de votre réseau. Une introspection avec une écoute active permet d’identifier les actifs dont vous disposez déjà.  À partir d’eux, vous pouvez apprendre et générer un effet de levier.

Qui sont les bizarres, les hors normes et les curieux à découvrir dans votre organisation?  Vos instructeurs, vos mentors et vos sources pour innover sont souvent plus près que vous pensez.

Commentaires

Excellent billet Luc! Je crois que parfois, on a tellement le nez collé sur notre boite qu’il faut parfois en sortir pour découvrir les perles qui se trouvent à l’intérieur. Ou faire appel a une ressource externe qui jette un regard nouveau sur la boite, comme tu le fais. Loin d’être une dépense, quand on sait ce dont on a besoin, mais qu’on a besoin d’aide pour le trouver, une ressource externe devient un investissement très rentable. Et pour penser autrement, je crois sincèrement qu’on devrait faire appel à d’autres gens, que ce soit un consultant, un réseau de brainstorming ou autre. C’est plus facile de penser autrement pour les autres que pour soi! 😉


Merci Cindy pour ton commentaire.

Un consultant peut avoir un regard sans le biais de la culture interne. Il doit cependant disposer des habilités et des outils pour découvrir les trésors enfouis.

Sans ressource externe, une écoute active entre les membres d’une équipe peut permettre de trouver ces précieux « hors normes » curieux et inspirants.

Individuellement et professionnellement, cet exercice de spéléologie intérieure est très intéressant pour identifier des pistes pour préciser notre USP (Unique Selling Proposition). J’y reviendrai dans le cadre d’un FOCUS20 😉


Bonjour Luc,

Puis à l’extérieur de la boîte… et comparer les deux.

L’entrepreneur, pour créer de la valeur, résoudre un problème, doit faire quelque chose de différent de ce qui a déjà été fait. Au premier plan, Il doit être capable de déceler, de reconnaître la situation réelle. C’est le processus de cueillette d’information interne et externe trop souvent tronquée, dont tu fais mention. Ce type d’information nous permet d’approfondir l’état du monde.

L’entrepreneur doit aussi être capable de définir à partir de ce qui est latent. L’émergence interne noté par Ewan McIntosh. Comment est perçue et interprétée la situation? Il doit avoir recours à des processus d’analyse conceptuelle pour préparer son action. Quels sont les fils conducteurs de ses observations et discussions internes, lectures, échanges avec les membres de son réseau qui lui permettront la résolution du problème ou la création de valeur. Dans un monde sans contrainte, quelle serait la solution?

De la comparaison entre ces deux mondes émergera une situation mieux adaptée. Cette comparaison devrait lui permettre d’établir une progression continue et organisée des actions à entreprendre.

… et ne pas oublier que le mimétisme est la pire des solutions.

Salutations!


Merci Jean-Claude pour ton commentaire.

Évidemment, il ne faut pas analyser uniquement en vase clos. C’est une question de survie et de capacité d’adaptation que de pouvoir regarder au-delà de nos frontières de connaissances et d’habitudes.

Toutefois, notre parcours personnel et professionnel disposent d’une histoire, de valeurs et de succès qui méritent de s’arrêter pour trouver les dénominateurs communs et les perles qui n’ont pas encore été détectées.

Pour les entreprises, il y a des gens dans notre entourage qui explorent déjà de nouveaux territoires numériques. Nous ne les connaissons pas en profondeur et nous ne les écoutons pas pas suffisamment. Ces derniers peuvent être de puissantes sources de veille stratégique ou des leviers pour le développement en affaires numériques.

Par exemple,, les chefs d’entreprises québécois nés dans un autre pays sont des ressources sous-estimées pour le développement économique du Québec. Un immigrant est une porte sur le Web. Qui sont-ils dans nos régions et comment pouvons-vous synergiser avec eux?


Faire appel à un professionnel externe permet aussi aux dirigeants d’entreprise de confirmer et valider leurs idées. Ils pensent avoir une bonne formule mais veulent se faire rassurer sur sa valeur avant de la mettre en pratique.


Surtout si le professionnel écoute d’abord avant de proposer « ses » solutions.

Même si plusieurs diamants bruts s’y trouvent, on ne peut pas vraiment comprendre un système de l’intérieur.

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