Approvisionnement numérique international

L’approvisionnement numérique international est l’ensemble des G.P.S. (gens, processus et systèmes) pouvant améliorer les performances écohérentes des entreprises et réduire les risques en conformité, en intégrité et en fluidité logistique des fournisseurs provenant de partout sur la planète.

Approvisionnement

L’approvisionnement est trop souvent méconnu et non valorisé en gestion dans les organisations.

L’approvisionnement est un pouvoir politique qui influence notre richesse et notre qualité de vie. Les consommateurs en sont de plus en plus conscients. Les lobbyistes le sont depuis longtemps. Nos politiciens sont malheureusement vulnérables aux chants de ces sirènes. Notre planète est menacée par nos G.P.S. en approvisionnement.

L’approvisionnement est plus que la simple acquisition de biens et de services. Il est d’importance stratégique pour livrer de la valeur aux clients à leur rythme et dans leurs canaux de communication préférés.

L’approvisionnement est l’ingénierie inverse du marketing. Les leaders en approvisionnement sont des actifs sous-utilisés en développement de marchés numériques internationaux et domestiques.

L’approvisionnement est divisé en processus passant de la planification stratégique, la recherche de fournisseurs, leur qualification, la négociation, les requis transactionnels, l’efficacité logistique, la simplicité d’intégration aux opération et leur évaluation. Les meilleures pratiques mondiales en gestion numérique pour chacune de ces étapes ne cessent d’évoluer.

L’approvisionnement s’articule autour de molécules de fournisseurs pour réduire le risque et se matérialise en chaîne logistique après chaque transaction.

Numérique

Le concept de “numérique” fait référence à trois éléments:

  • la “toile” de connexion mondiale qu’est l’internet;

  • les technologies d’information pour transporter, publier, traiter, entreposer et analyser les données ; et

  • les algorithmes mathématiques pour mesurer les performances, pondérer les résultats, mesurer les risques, déterminer le coût total d’approvisionnement et automatiser des opérations. Ils procurent un niveau d’intelligence accessible pour une entreprise, une industrie ou un territoire.

Dans l’internet, Amazon, Alibaba et Ariba sont des écosystèmes d’approvisionnement numérique souvent mal connus, sous-utilisés ou même inconnus.

Pour le distinguer, l’approvisionnement électronique fait surtout référence à l’efficacité obtenue par la mise en relation de systèmes (internes et externes) de gestion développés en silos et sans capacité de générer un niveau d’intelligence pour toute l’organisation.

International

Nos économies et nos entreprises sont liées numériquement et mondialement par l’internet. Le meilleur fournisseur n’est qu’à un click de distance.

La connaissance des meilleures pratiques en approvisionnement numérique international permet de ne pas être à la merci des distributeurs. Ce savoir les contraint à ajouter de la valeur ou vous permet de négocier directement avec les sources de fabrication.

Écohérent

L’écohérence est l’équilibre entre les performances économiques, sociales et environnementales. “C’est l’économie rendue cohérente avec l’écologie et la communauté.” (Yves Lusignan)

Les initiatives se multiplient pour mesurer et pour réduire l’empreinte environnementale des entreprises. La responsabilité sociale est devenue un critère d’accès aux appels-d’offres de grands donneurs-d’ordres. Ces derniers sont à implanter des processus d’évaluation et de traçabilité pour toutes les composantes d’une chaîne logistique.

Réseau en approvisionnement numérique international

Dans les prochaines semaines, avec des leaders invités, je mettrai les bases du premier réseau en approvisionnement numérique international.  Voici quelques questions qui alimenteront nos réflexions et inspireront nos actions.

Comment pourrions-nous…

… développer et faire évoluer un centre d’excellence et d’innovation en approvisionnement numérique internationale?

… développer et faire évoluer un centre de veille, de co-apprentissage et d’intelligence sur les plateformes d’affaires numériques internationales qui dominent (Amazon, Alibaba, Ariba, …) et celles qui émergeront?

… propulser les exportations des PME manufacturières qualifiées (propriété canadienne, conformes, intègres, fluides et capacité de croître) dans l’écosystème numérique international par une plus grande maîtrise des G.P.S. en approvisionnement numérique international?

… mesurer et comprendre les niches de marchés B2B des PME?

… améliorer le ratio de PME québécoises et canadiennes comme fournisseurs des grands donneurs-d’ordres canadiens privés et publics?

… mesurer et comprendre l’exode des transactions B2B numériques à l’extérieur du pays?

… transformer les besoins en approvisionnement des institutions publiques en leviers de développement économique?

… transformer les preneurs de commandes en détecteurs de problèmes à résoudre par l’écosystème de PME du Québec et en champions de l’écohérence?

… améliorer les compétences des chefs d’entreprises et des professionnels en approvisionnement numérique international?

… développer une culture de négociation en réseaux avec des entreprises à propriétés québécoises et canadiennes?

… rendre visibles des coûts qui sont ni détectés, ni mesurés dans le calcul des coûts totaux d’approvisionnement?

Avez-vous d’autres questions associées à des problèmes (non des symptômes) pour révolutionner les performances écohérentes en approvisionnement numérique international de nos entreprises et de nos institutions publiques?

Commentaires

Mise a part la qualité des composantes du GPS, pour attirer les dirigeants d’entreprise et leur gestionnaire en approvisionnement a investir dans un réseau d’approvisionnement numérique international , il faudra démontrer avec un modèle d’affaires concret, comment ceci pourra efficacement et économiquement améliorer la rentabilité des entreprises. Beau projet!


Merci Claude pour ton commentaire.

Il faudra que ça rapporte également à celles et à ceux qui seront actifs dans ce réseau.

Tu remarqueras que je ne parle pas uniquement de rentabilité économique, mais d’écohérence pour un équilibre entre la génération de richesses et de valeurs.


Très belles perspectives que tu nous fais miroiter Luc. Effectivement, on est rès loin de ce concept. On voit l’approvisionnement comme un simple fournisseur de consommable, au plus bas prix, et sans égard aux coûts réels. Les nombreux intermédiaires qui clament vouloir aider le consommateur (négociateurs, grossistes, distributeurs, etc) ne sont là que pour engranger des profits sur leur dos.

Quant à l’informatisation, on est loin du concept de numérique que tu nous présente. On se laissent tous berner par les mirages promis par tel ou tel logiciel, mais qui, au bout du compte, ne font que forer des informations, plus ou moins précises, misent un peu n’importe comment dans une base de données, par n’importe qui. « C’est pas grave … on corrigera ça plus tard … » Au bout du compte, ça sert les gestionnaires avec toutes sortes de rapports plus ou moins pertinents ou représentatifs, ça coûte cher, mais ça n’aide en rien le processus d’approvisionnement.

On est à l’aire des communications internationales instantanées. On pourrait s’approvisionner de n’importe où dans le monde et à bien meilleur coût si on était en mesure de reconnaître un bon fournisseur, identifier un transporteur fiable, abolir la bureaucratie qui ne donne aucune valeur ajoutée et gérer les barrières administratives au lieu de vouloir tout contrôler par la gestion de l’information. Tout serait tellement plus fluide …


Ton Billet a tellement de contenu pertinent…Je me permets d’y ajouter.

Approvisionnement:
Livrer de la valeur: Les Grandes entreprises parlent maintenant de TVO (Total Value Optimisation) au lieu de TCO (Total cost of Ownership), ce qui est bien. Cependant, les PME en générale commencent seulement à appliquer le concept TCO alors…

Approvisionnement vs Marketing : En effet, l’approvisionnement peut être l’inverse du Marketing. Cependant dans le contexte des affaires internationales et/ou électronique, les tâches des gestionnaires en marketing ont été révisées et les entreprises ont relégué encore les gestionnaires de l’approvisionnement derrière et en les limitant à la gestion de la chaîne…

Fournisseurs: Le processus gestion des fournisseurs est bien décrit du moins pour établir la relation d’affaires. Il faudra aller au-delà et assurer le maintien d’une saine gestion de la relation fournisseurs afin de permettre l’innovation et l’amélioration continue.

Les fameux silos: Avec les années, les entreprises à succès ont revu leurs processus de Gestion. Ceux-ci ont évolué et les silos éliminés. Puis l’avènement des affaires électroniques. Du entre autre au manque de connaissance de ces processus émergents, le mode silo est de retour.

Approvisionnement International : Les distributeurs majeurs ont fait le virage numérique ou sont en voie de le faire afin d’offrir un service a valeur ajouté. S’il n’y a pas d’investissement dans les ressource en approvisionnement et au développement des compétences des gestionnaires, les distributeurs seront toujours pour les approvisionneurs, des fournisseurs importants et en même temps des barrières à l’approvisionnement directement des manufacturiers.

Le réseau ANI :
Comment pourrions-nous être perçus comme un mode de gestion innovateur de l’approvisionnement et non un autre Alibaba, Amazone n’offrant que des produits et des prix ?

Comment pourrions-nous offrir aux gestionnaires de l’approvisionnement et aux chefs d’entreprise, des solutions innovatrices permettant d’innover en matière de rentabilité et efficacité ?

Comment nous, chacun des membres du Réseau pourrions-nous assurer une saine communication entre tous les gens impliqué dans le processus ANI et ainsi maintenir un haut niveau d’harmonie du GPS ?


« La responsabilité sociale est devenue un critère d’accès aux appels-d’offres de grands donneurs-d’ordres. Ces derniers sont à implanter des processus d’évaluation et de traçabilité pour toutes les composantes d’une chaîne logistique »!
Le domaine minier (conservateur à souhait) n’a absolument pas le choix de se joindre à ce mouvement! Les coûts exorbitants des empreintes carbones, les obligent à regarder des solutions autres et qui pourraient très bien venir du numérique. A nous d’être novateur!
Merci Luc pour ce billet qui nous amènent à nous questionner, à réfléchir et à trouver ensemble d’autres solutions!


Toujours aussi pertinent…

De mon côté, je crois qu’avant de nous aventurer sur une route numérique à définir, pourrions-nous ensemble nous assurer d’avoir une excellente compréhension d’un modèle optimal d’ANI.

Comme socle de mise en place, les fondations de ton billet devraient nous servir comme le premier pilier pour l’élaboration stratégique d’une définition claire et sans ambiguïté sur la notion d’un système d’ANI.

Dans la notion de GPS il y a 3 choses à ne pas négliger;
G – Gens – les émotions et les décisions du Coeur
P – Processus – la raison et les décisions de la Tête
S – Systèmes – L’automatisation et l’intelligence artificielle

Malheureusement, dans plusieurs modèles numériques on voit plus la numérisation du capital humain que la numérisation des opérations et personnellement je crois que cela demeure un important défi.

Si l’on veut créer un écosystème numérique et respecter les règles d’un écosystème, je crois qu’il faut mettre à contribution toutes les fonctions des organisations dans le même modus operandi.

Travailler sur un concept d’ANI seul c’est risquer de développer un silo numérique. Je crois que nous avons une superbe opportunité de développer une plate-forme numérique multifonctionnelle et transversale adaptée aux enjeux de l’économie moderne…

Ce n’est qu’un début pour faire avancer la locomotive…


Merci à vous quatre pour vos commentaires. Bien hâte d’en discuter « live » ensemble.

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