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L'éloquence du silence!
Lorsque vous transmettez une requête à un ami, en combien de temps souhaitez-vous recevoir sa réponse? Si maintenant il s’agit d’une plainte destinée à un fournisseur régulier, quelle est votre limite de patience? Que signifie son silence?
Lorsque vous partagez un statut dans Facebook ou Twitter, en combien de temps espérez-vous que quelqu’un de votre réseau le remarque, le commente et/ou le signale à son réseau de contacts?
Consciemment ou non, nous établissons une valeur à la durée d’un silence. Dans plusieurs cas, le silence génère un inconfort, voire même un malaise.
Le silence (temps de réaction) = LE facteur de qualification dans l’Internet!
Une des mesures de performance en communication ayant une incidence directe sur la valeur perçue par le client est le délai entre sa requête d’information et la livraison de la réponse.
Ce délai est révélateur de sept (7) éléments d’une importance variable au succès de l’établissement d’un lien solide entre l’émetteur et le récepteur; entre l’acheteur et le vendeur :
- l’intérêt et l’imputabilité* que le récepteur porte au sujet ou à l’émetteur
- la capacité du récepteur de conclure directement une transaction sans référer à une autre autorité
- le niveau de connaissance et de maîtrise du récepteur du sujet figurant dans la requête
- la familiarité du récepteur au langage (humain ou système) ou au canal de communication utilisé par l’émetteur
- les gaspillages dans les processus et les procédés du récepteur
- la complexité de la requête
- la précarité de la situation financière du récepteur
La vitesse de réponse du récepteur révèle le type de collaboration qu’il est en mesure d’offrir une fois la transaction complétée. Pensez-y bien. Si le temps de réaction d’un nouveau fournisseur n’est pas à la hauteur de vos attentes AVANT de conclure une entente, croyez-vous vraiment qu’il le sera une fois qu’il aura le bon de commande en poche?
Le saviez-vous? La vitesse de téléchargement de votre site Web est calculée en fractions de seconde et constitue un des paramètres considérés dans l’algorithme de Google pour qualifier la pertinence de la source de votre contenu. Même Google attribue une valeur au “silence” de vos environnements Web.
Le temps = indicateur de performance stratégique (KPI) en communication
Fondamentalement, un client est disposé à payer uniquement pour la valeur livrée par un fournisseur et non pour les gaspillages de ce dernier. À la base des principes de gestion à valeur ajoutée, il y a une équation toute simple, mais combien importante:
CAPACITÉ = TRAVAIL + GASPILLAGE
La capacité d’une entreprise à générer de la valeur à la satisfaction du client égale la somme du travail exécuté plus(+) le gaspillage supporté dans le flux d’approvisionnement, de production et de distribution.
Plus le gaspillage est éliminé, plus l’entreprise génère de la valeur plus rapidement pour ses clients…et ses profits. Malheureusement, son gaspillage se traduit en excuses qui stimulent ses clients à aller voir ailleurs.
Tu es important, alors je suis présent et je prends le temps!
Comme disait Le Petit Prince de St-Exupéry, « C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose importante ». Le temps est aussi l’unité de mesure de la valeur et de l’intérêt à maintenir un lien avec une personne, un réseau, un projet ou une entreprise. En d’autres termes, le temps de réaction et d’implication est un facteur très révélateur de la volonté ainsi que de la capacité à établir et à maintenir une relation.
Sans vouloir prendre position pour une solution technologique en particulier, ce témoignage est plutôt révélateur: “Our support response times used to be measured in days. With Salesforce CRM, they are measured in minutes and hours”. (Steven Frers, VP of Service and Support, CompassLearning Inc.)
This new economy is driven by your time vested and not your money invested. (Mitch Joel, “Six pixels of separation”)
Votre silence a un coût!
Combien vous coûte votre inefficacité à répondre aux requêtes, aux plaintes et aux demandes de soumission de vos clients?
“First contact resolution data from ServiceXRG shows an incident resolved at first contact costs $49.00, at 24 hours the cost is $61.00 at two days its $155.00 and the cost continues to increase the longer the incident remains unresolved. Your costs may vary but we all know unresolved incidents cost—both in agent hours and customer dissatisfaction.” (David Lowy)
Vous planifiez une offensive de email marketing? Quel est le flux, à quels fuseaux horaires, dans quels canaux et à quelle vitesse êtes-vous capable de réagir aux requêtes que vous stimulerez?
L’efficacité de votre marketing Web peut révéler des silences dévastateurs pour votre entreprise. Vous serez moins évalué par votre offre que par votre capacité à écouter et à réagir à toutes les requêtes de vos clients, à toutes les étapes de sa relation avec vous, dans son canal de communication préféré et à son rythme.
Est-ce que l’attente peut contribuer à la valeur perçue?
Dans un article intéressant, The Waiting Game: Can Product Delays Be Good for a Company?, une autre question se pose: est-ce que nous attendons parce que c’est meilleur ou est-ce meilleur parce que nous attendons?
Dans l’étude à la base de cette article, l’attraction ayant la plus longue attente a été évaluée comme étant la plus excitante. “…/for each consumer, a weighing process takes place between two variables: the perceived value of a product or service to the person who waits for it (the benefit), and the waiting time (the cost).”
Toutefois, l’auteur souligne que les délais sont désagréables pour la majorité des consommateurs. De plus, l’étude fait uniquement référence à des expériences dans le monde “physique”. Qu’en est-il réellement dans l’environnement Internet où un compétiteur ne se trouve qu’à deux clicks de n’importe quel fournisseur?
En conclusion
Si le langage est source de malentendus, le silence est source d’interprétations.
Ce que nous avons de plus précieux et de plus limité pendant notre cours séjour sur terre est le temps. La durée d’un silence est un indicateur puissant et sous-estimé de ce que nous considérons comme important dans la vie et dans nos affaires.
Est-ce que vous le mesurez adéquatement? Y portez-vous l’attention qu’il mérite? Pouvez-vous diagnostiquer et ajuster votre combinaison équipe-processus-technologie pour réduire le silence entre vos clients et votre entreprise?
Que signifie donc votre silence à mes communications ou à mes invitations?
Pour terminer, voici un “tweet” qui m’a interpellé récemment: @Emergent007: “In the End, we will remember not the words of our enemies but the silence of our friends.” ~ Martin Luther King Jr.
*Merci Jean-Claude
L'impact de la nouvelle orthographe! (1/7)
Il était une fois, lors d’un souper chez mes parents…
Nous discutions lorsque ma soeur, enseignante au niveau primaire, me parle de la nouvelle orthographe et de l’hésitation de la commission scolaire à statuer sur son enseignement dans les écoles. Anticipant les défis que les jeunes pourraient éventuellement avoir plus tard, elle a pris l’initiative d’initier ces élèves à maitriser ces nouvelles règles.
Immédiatement j’ai dit Wô! C’est quoi cette histoire de nouvelle orthographe. Je me suis alors dit que c’est incroyable. Je n’étais pas au courant et je ne « vois » aucun effort du gouvernement à diffuser ces nouvelles règles qui, pourtant, furent approuvées par l’Académie française il y a 20 ans.
Pour m’aider et mieux vous situer, ma sœur m’a proposé d’écouter une entrevue intéressante qui débute à 13 minutes de cette émission.
La maîtrise de la langue – fondamentale à notre identité sur le Web…et en dehors!
Le Web se développe selon deux grands axes: les intérêts et les langues. Même si je ne suis pas linguiste, j’ai toujours porté une attention particulière à la qualité des mots utilisés. Je ne veux absolument pas distraire le lecteur du message que je veux livrer. Je cherche à être cohérent entre la qualité de ce que j’écris, de ce que je pense et de ce je fais.
La qualité des propos et de l’orthographe des mots ont toujours constitué un puissant facteur de qualification de l’émetteur d’un message: Web ou pas. Que ça soit dans un courriel, dans un gazouilli (Twitter), un forum de discussion ou pendant un clavardage, la qualité de la langue est révélatrice de la personnalité de l’auteur.
Pourquoi ne suis-je donc pas informé et quel est l’impact de cette nouvelle orthographe?
Oublions pour le moment les “penseurs” de l’Académie et de tous les ministères de l’éducation dans la francophonie. Dans le but de répondre à ces deux questions, je vous propose un voyage “sur le terrain” qui fut aussi une aventure familiale extraordinaire
6 perspectives – 3 générations – 1 même famille!
Pour bonifier mon analyse de la situation, j’ai proposé à quelques membres de ma famille de me partager leur réflexion et leurs observations de l’application de cette nouvelle orthographe dans leurs milieux respectifs. Nous avons réalisé cet exercice de co-création dans un seul document Google Docs. Ce fut une occasion de les initier au plaisir de co-créer ensemble et de nous simplifier le travail. D’ailleurs, cet entraînement nous sert déjà pour un autre projet…
Je tiens à les remercier chaleureusement d’avoir participé et j’ai trouvé l’exercice des plus stimulants. Je tiens également à ajouter que je suis particulièrement fier de la contribution de chacun et de faire partie de cette belle famille.
Et c’est un départ…
Voici donc le menu que nous vous dévoilerons progressivement dans les prochaines semaines.
- France (soeur) – enseignante (Québec) – Dois-je enseigner la nouvelle ou l’ancienne?
- Sylvain (frère) – enseignant (France) – La nouvelle orthographe, comment l’aborder?
- Émilio (neveu) – élève 1er secondaire – La nouvelle orthographe, la quoi?
- Noémie (nièce) – élève 2e secondaire – La nouvelle orthographe, devrais-je l’apprendre?
- Myriam (fille) – étudiante universitaire en enseignement – La nouvelle orthographe: un mythe, une rumeur, une réalité cachée?
- Luc – chef d’entreprise – L’impact en affaires de l’hésitation dans son application.
Bonne lecture et n’hésitez pas à commenter chacun des billets. Nous souhaitons que notre réflexion en stimulera beaucoup d’autres.
Vers une traçabilité éthique et "écohérente"
Ouf! Comme dirait mon ami Pierre Fraser, que de “contextualisants” et de concepts dans ce titre! Je vais tenter de vous démêler tout ça et y mettre du sens.
Les mystèrieuses “enveloppes brunes”
Ça brasse “dans la cabane” ces temps-ci. Les odeurs de corruption à la ville de Montréal et le silence du gouvernement pour la tenue d’une enquête publique malgré la pluie d’allégations sèment des doutes sérieux sur l’intégrité de nos politiciens, des gestionnaires et du système en général.
Cette désolante réalité qui nous coûte collectivement une fortune n’est pas locale, mais planétaire. Peu importe où ça se passe, le problème avec les “enveloppes brunes” qui circulent, c’est qu’elles ne sont pas traçables.
Traçabilité – intégrité – T.I.
Les programmes C-TPAT(américain), PEP (canadien) ou SAFE (mondial) visent à sécuriser toutes les composantes d’une chaîne d’approvisionnement d’un produit importé sur le territoire des pays concernés. Sans entrer dans les détails, les trois éléments majeurs de ce programme permettant aux Opérateurs Économiques Agréés (OEA) de franchir les frontières le plus rapidement possible sont:
- traçabilité de tous les processus des entreprises membres;
Qu’il s’agisse d’un registre manuel des visiteurs, d’une carte d’accès électronique pour contrôler l’entrée d’un employé, d’un système manuel de gestion des sceaux de sécurité, de la confirmation d’une commande, du paiement d’un partenaire d’affaires, d’un système RFID pour la gestion des stocks, d’un système GPS pour localiser les conteneurs dans leur route vers le client ou de la conformité douanière de toute la documentation d’une entreprise, la traçabilité de tous les processus d’une organisation est une condition d’admissibilité au programme et de gestion de cette culture de sécurité.
- gestion de l’intégrité à tous les niveaux de l’organisation:
Qu’il s’agisse des installations physiques et de leurs accès, des approvisionnements et des produits fabriqués, du personnel et des partenaires d’affaires (produits et services), de la documentation et des systèmes d’informations, tous les processus de l’organisation doivent être documentés, contrôlés et disposer de processus de réactions correspondants si une faille d’intégrité ou, dans le jargon des experts en assurance qualité, une non-conformité survient.
- l’utilisation maximale des Technologies de l’Information (T.I.).
Que ce soit pour la gestion des documents, la télésurveillance de certaines aires critiques, la géolocalisation des produits et des équipements ou les communications entre les autorités douanières internationales, cette rigueur de gestion de l’intégrité requérant une traçabilité optimale ne peut malheureusement pas se réaliser sans une utilisation des Technologies de l’Information (T.I.).
D’une traçabilité à des fins de sécurité vers une traçabilité éthique et “écohérente”
Si les premiers motifs pour implanter un tel niveau de traçabilité sont de nature économique, cette capacité pourrait bien servir à d’autres desseins très prochainement. Wal-Mart a récemment déployé un nouveau programme pour établir le profil de gestion environnementale responsable de ses fournisseurs. Le diagnostic initial transmis à ses fournisseurs est le Wal-Mart Sustainability Assesment
Wal-Mart n’investit pas par philanthropie. Est-ce que ce leader mondial commence à réaliser la valeur économique pour les consommateurs à connaître le niveau d’intégrité des entreprises liées à la fabrication d’un produit pour confirmer leur décision d’achat? Nous commençons à voir apparaître la capacité à mesurer la valeur économique d’une gestion rigoureuse de l’éthique et de l’intégrité à tous les niveaux.
Le programme C-TPAT fut initié suite à une séance de travail avec seulement 6 entreprises à l’automne 2001. Depuis, plus de 50% des importations américaines sont maintenant réalisées par des membres C-TPAT en quelques années seulement. Je suis très intéressé d’observer et d’analyser l‘impact qu’aura l’initiative de Wall-Mart sur l’ensemble des autres chaînes d’approvisionnement mondialement.
Que ce soit pour réduire les risques d’attaques terroristes (OEA), pour réduire au maximum les fraudes fiscales suite aux fameux scandales d’ENRON (SOX) ou pour fournir une information plus complète aux consommateurs avant de confirmer leur choix, une culture et des systèmes de traçabilité s’installent mondialement.
Nos gestes révèlent davantage que nos paroles!
J’ai toujours enseigné à nos enfants que ce n’est pas ce qu’ils disent qui m’intéressent, mais ce qu’ils font. C’est la même chose avec mes partenaires d’affaires. Ce ne sont pas leurs discours qui m’interpellent, mais le flux, l’intégrité et la pertinence de leurs actions.
Afin de “changer le monde, un geste à la fois”, le premier geste proposé par Équiterre pour un développement véritablement durable est de: S’engager à réduire l’empreinte écologique de son organisation.
À l’instar de la culture de gestion Toyota, pour réduire notre empreinte environnementale et éliminer les gaspillages, il est essentiel de pouvoir la mesurer; la tracer. Par conséquent, plus la traçabilité des chaînes d’approvisionnement sera efficace, plus les entreprises pourront gérer des processus “écohérents” qui “concilient l’économie et l’écologie de façon cohérente” (Yves Lusignan).
De cette façon, l’acheteur corporatif ou individuel disposera d’une information plus complète pour faire un choix éclairé et politiquement significatif.
Vers une norme “ISO intégrité”
Le développement d’une nouvelle norme ISO 26000 visant la responsabilité sociale des organisations constitue une évolution intéressante pour encadrer la gestion de cette culture d’intégrité et l’impact des gestes à tous les niveaux d’une organisation à l’échelle planétaire.
En complément à toutes les autres initiatives mentionnées précédemment, je souhaite que l’émergence de cette culture de traçabilité inspire autant les entreprises que les organisations politiques. De cette façon, nous disposerons du maximum d’information pertinente pour conclure une transaction éclairée: qu’il s’agisse d’un achat ou d’un vote!
Êtes-vous C-TPAT, PEP, SAFE ou OEA (opérateur économique agréé)?
Dans le Web, quelle est la différence entre les affaires internationales et les affaires locales?
Avec la proportion de nouveaux résidents nés dans un autre pays, ce n’est certes pas la langue et la culture du client. Il devient tout aussi utile de les connaître pour prospérer dans certains quartiers localement.
La principale différence réside dans le fait que les produits physiques doivent franchir des frontières; ce qui signifie que les entreprises doivent composer avec le cadre législatif de chaque pays concerné.
Qu’est-ce que le C-TPAT?
Conséquence des attentats du 11 septembre 2001 à NY, le gouvernement américain a initié une croisade sans précédent contre le terrorisme international. En fonction depuis 2002, le programme C-TPAT (Customs-Trade Partnership Against Terrorism) a pour objet la sécurité des produits acheminés aux États-Unis.
Ce programme a contribué au déploiement d’une nouvelle culture d’intégrité et de « traçabilité » des composantes des chaînes d’approvisionnement à l’échelle internationale.
Pour devenir membre C-TPAT, chaque entreprise participante volontaire doit d’abord conduire un diagnostic de ses processus de sécurité existants pour toutes les installations qu’il a sous son contrôle et les actualiser en fonction des critères définis dans le programme. Le diagnostic doit couvrir les aspects suivants :
- Sécurité des équipements de transport;
- Sécurité physique;
- Contrôle des accès ;
- Sécurité du personnel ;
- Formation et sensibilisation du personnel ;
- Sécurité des processus logistique et documentaire;
- Sécurité des systèmes d’information ;
- Sécurité des partenaires d’affaires.
L’accréditation au programme C-TPAT est accordée par les autorités douanières américaines (CBP Customs Border Protection) à une entreprise dont le profil de sécurité est jugé conformes aux plus récents critères en vigueur. Les processus de sécurité doivent être documentés, appliqués, gérés et actualisés au besoin.
Favorisant un passage accéléré à la frontière, des avantages sont conférés aux chaînes d’approvisionnement qui agiront comme « partenaires » actifs dans cette lutte contre le terrorisme, la contrebande et autres activités criminelles. Des conséquences affectant la fluidité logistique vers leurs clients sont à prévoir pour les autres. Et ça ne touche pas seulement le commerce avec les États-Unis.
Qu’est-ce que le PEP?
Administré par l’Agence des Services Frontaliers du Canada (ASFC), le programme PEP (Partenaires En Protection) est l’équivalent canadien du C-TPAT. Il a été actualisé et fait l’objet d’une entente de reconnaissance mutuelle avec ce dernier à l’été 2008.
Qu’est-ce que le SAFE?
Le 24 juin 2005 et directement inspirés du programme américain C-TPAT, les 166 membres de l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD) représentant 99% du commerce international ont adopté à l’unanimité le cadre de normes SAFE visant à sécuriser et à faciliter le commerce mondial.
Le programme SAFE de l’Union Européenne est entré en vigueur le 1er janvier 2008. Par exemple, les autres pays membres de l’OMD sont à des étapes différentes d’implantation de leur propre adaptation du programme SAFE.
Êtes-vous un opérateur économique agréé (OEA)?
Que ce soit C-TPAT, PEP ou SAFE, après avoir démontré l’intégrité de leur gestion opérationnelle et documentaire, les différentes parties des chaînes d’approvisionnement international pourront obtenir le statut d’Opérateur Économique Agréé (OEA) / Authorized Economic Operator (AEO).
Ils pourront alors profiter des avantages spécifique qui leurs sont destinées dont la réduction des contrôles douaniers et l’accélération du passage aux différentes frontières des pays importateurs.
Êtes-vous une entreprise de classe mondiale?
Un client ne veut pas subir les conséquences et les coûts liés à un ralentissement de la livraison de ses produits. Que la transaction soit conclue dans le Web ou autrement, dans une économie mondiale liée électroniquement, l’efficacité logistique constitue donc un facteur stratégique de pénétration de nouveaux marchés internationaux.
Pour le développement de vos affaires dans le Web, le principal défi n’est pas uniquement de vous faire connaître et de vendre, mais de livrer les résultats et les produits au rythme du client…où qu’il soit!
Un immigrant, une porte sur le Web!
Le Web est “naturellement” international!
Depuis mes premiers pas dans l’Internet, j’ai toujours visualisé le Web comme un formidable environnement de réseautage international au bout de mes doigts. Encore aujourd’hui, j’éprouve un profond plaisir à échanger avec d’autres passionnés sans référent visuel c’est-à-dire par la lecture ou l’échange de mots tout simplement. L’âge, le sexe, la couleur, la grandeur, le poids, la localisation, …ne m’intéresse pas dans ces échanges. Comme disait le renard au petit prince de St-Exupéry “L’essentiel est invisible pour les yeux”!
Communiquer sans voir!
J’ai donc réalisé mes premières transactions internationales sans “voir” mes interlocuteurs. Les personnes ayant une expérience d’affaires internationales réelles et à l’aise avec le Web, disposent de traits communs peu importe leur nationalité et leur localisation. Ils sont accueillants et à l’écoute. Ils ne se sentent pas menacé par un “étranger” qui les abordent et ont le goût de l’aider.
“Voir” les immigrants autrement
Ça fait déjà un bon moment que je donne des formations aux SAJE Montréal Métro et SAJE Montréal Centre. Un des aspects qui me fait grandir et que j’apprécie de plus en plus, c’est cette formidable opportunité d’échanger avec des entrepreneurs québécois riches d’une autre culture. Vous remarquerez que je n’ai pas utilisé le terme immigrant sciemment qui prend trop souvent une connotation péjorative.
Ces québécois ont choisi le Québec pour y semer leurs projets d’affaires. Quel privilège qu’ils aient décidé d’enrichir notre dynamique, notre économie et notre culture.
Quant aux québécois nés dans un autre pays qui s’isolent dans des ghettos, ils sont exactement comme les chefs d’entreprises analphabètes du Web. Ils sont limités dans leur capacité à profiter de ce nouvel environnement à cause d’une profonde ignorance ne faisant que stimuler leur crainte. Pour ces derniers, je ne peux que leur tendre la main pour amorcer un dialogue leur permettant d’apprivoiser ce qu’ils ne connaissent pas vraiment.
De l’accommodement raisonnable à la complicité profitable!
Le Web se développe principalement selon les axes de l’intérêt et de la langue. Combien de langues vos employés parlent-elles? Encouragées et formées adéquatement, ces personnes sont un actif précieux pour explorer le Web au profit de l’entreprise et de toute notre économie.
Pour les québécois en affaires nés dans un autre pays et riches d’une autre culture, je nous propose un modèle stimulant. Que pensez-vous d’un réseau d’affaires Web internationales pour réseauter mondialement à partir d’ici? Nous pourrions tenter d’identifier, de regrouper, de former et d’animer les plus performants à repérer et à qualifier les opportunités d’affaires sur le Web pour les entreprises d’ici. Une sorte de “NASA” à des fins d’exploration économique. Évidemment, c’est un projet ambitieux pouvant devenir un puissant levier à la fois économique et d’intégration des cultures sur notre territoire.
Avec ou sans nez de clown!
Si Guy Laliberté peut synchroniser un spectacle planétaire et spatial, ne pensez-vous pas que nous avons la même capacité de le faire au profit de notre richesse collective? Par sa vision et son leadership, le Cirque du Soleil a développé une entreprise de classe mondiale par l’harmonie des cultures et le plaisir de co-créer ensemble. Quelle leçon pouvons-nous retirer de son expérience au profit de l’économie et de l’harmonie québécoise?
Toute aventure commence par un premier pas!
Comme le Web n’a pas de frontière et qu’il rassemble les passionnés naturellement dans les réseaux sociaux, pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups? J’invite donc celles et ceux qui seraient intéressés à co-créer un tel projet à me faire signe. Nous pourrons tisser ensemble cette toile de collaboration où ces nouveaux québécois deviendront, plus qu’une fenêtre sur leur culture, une véritable porte vers de nouveaux partenariats d’affaires internationaux.
Si vous préférez me rencontrer en chair et en os pour discuter, selon l’endroit où vous habitez, vous pouvez vous joindre au groupe Facebook Focus 20 (Drummondville) ou Hyperlien (Sherbrooke) que j’ai co-initié avec d’autres complices de grandes valeurs. Je vais aussi, le plus régulièrement possible, rencontrer d’autres professionnels en développement des affaires Web au Yulbiz (Montréal) et au SWAFF (Québec). En vous inscrivant à un ou à tous ces groupes, vous recevrez les invitations de chacune des rencontres.
D’une façon ou d’une autre, au plaisir de vous connaître, d’échanger avec vous et de vous rencontrer éventuellement.
Comment profiter d'un réseau "d'anciens" sur le Web?
Je suis en même temps très fier et jaloux de mon fils ce matin. En me téléphonant cette semaine, il m’a partagé avoir initié un groupe Facebook pour les Anciens de l’école Jean-Raimbault et qu’il était déjà rendu à plus de 1200 membres (1209) en quelques jours!!! 1209, c’est plus de 1100 que le groupe Facebook d’étudiants actuels de la même école. WOW!!! My son rocks!
Depuis le printemps dernier, Chantal Beaupré et moi avons initié un réseau et un groupe Facebook Focus20 et nous sommes fiers d’avoir, au moment d’écrire ces lignes,…81 membres! Trêve de plaisanteries et vous aurez compris, je suis davantage fier que jaloux de mon fils.
Une question m’est venue immédiatement:
Comment la direction de cette école peut-elle profiter de ce réseau d’ambassadeurs s’étant formé “naturellement” en quelques clicks?
- En fait, est-elle d’abord au courant de son existence?
- Réalise-t-elle la puissante capacité de réseautage d’un environnement comme Facebook?
- Qui sont les membres de ce groupe Facebook disposant également d’un compte LinkedIn, Twitter et autres?
- Histoire d’actualiser son offre ou de stimuler les étudiants actuels, sait-elle qu’elle a tout intérêt à tendre l’oreille pour “écouter” les conversations et stimuler un dialogue avec eux?
- Comment pourrait-elle identifier les “oiseaux rares” pouvant contribuer encore à la dynamique de l’école actuellement et à la formation des professeurs pour mieux exploiter le Web?
Qu’en est-il pour les entreprises?
Ces questions s’adressent également à tous les chefs d’entreprises. Où se trouvent vos clients sur le Web pour “écouter” leurs conversations, pour apprendre d’eux et pour contribuer aux dialogues? Vous avez intérêt à capter les questions formulées et les réponses fournies dans ces environnements pour bonifier vos FAQ (Foire Aux Questions), votre relation avec eux et votre stratégie CRM (Customer Relationship Management).
Trop de chefs d’entreprise (et de direction d’écoles) ignorent même l’existence de ces environnements. C’est en même triste et extrêmement dangereux pour notre économie et pour l’éducation de nos jeunes. Ces “anciens” constituent un actif incroyable et certains ne demanderaient pas mieux que d’améliorer le “produit” qu’ils ont déjà “acheté et consommé”.
Alors, comment en profiter?
Je vous propose un “brainstorming” sur la question dans ces commentaires. Que vous soyez étudiant, chef d’entreprise, professeur, professionnel, parent, n’ayez-pas peur et laissez-vous aller!
Nous pourrions être surpris des idées que nous pourrons générer ensemble!
Le Web au profit de votre "chaîne" d'approvisionnement
En fait, c’est le titre d’une conférence que j’ai donnée récemment auprès de dirigeants et de gestionnaires en approvisionnement d’entreprises exportatrices de Laval.
Le Web et l’approvisionnement sont intimement liés!
Grâce à Google qui a procuré la plus puissante “fenêtre” d’exploration de l’histoire de l’humanité (pour le moment), le Web est devenu l’environnement par excellence pour les “acheteurs” d’information, d’expertises, de produits et de services.
Le Web et l’approvisionnement ont également ceci de commun qu’ils sont souvent perçus comme “instrumentals” aux activités de l’entreprise. En fait, c’est tout le contraire. Ils sont tous deux stratégiques à leurs succès et leurs profits. Leur sous-exploitation provient essentiellement de connaissances plus que limitées des leaders dans les deux cas.
Et vous?
Peu importe la localisation de vos fournisseurs, gérez-vous des “chaînes” ou de véritables “toiles” d’approvisionnement liées électroniquement et humainement?
“Building products is easy. Supply chain is hard!”
Pour vous inspirer davantage, voici une autre conférence (1,5 hre) de Thomas L. Friedman, auteur de “The world is flat”, donnée au MIT en 2005. Les exemples de vélocité et d’agilité des “toiles” d’approvisionnement atteintes grâce à l’intégration des technologies d’informations liées par l’Internet sont étonnants.
Imaginez, nous ne sommes qu’au début de l’apprivoisement du potentiel de développement des affaires dans l’Internet ou le Web!
Arroser ses "plantes" en France!
Je décolle ce soir pour recharger mes batteries et pour “arroser mes plantes” sur la terre de nos cousins français. Ce sera une joie de retrouver mon frère, des amis et des contacts d’affaires dans une ambiance décontractée. Certains rugbymen m’attendent pour la 3e demie. J’aurais, semble-t-il, légèrement taquiné un des leurs pendant son séjour ici le printemps dernier. Moi? Ben voyons donc. Go! Falcon! Go!
Naturellement, j’aurai une pensée pour vous lorsque je dégusterai quelques uns de leurs pinards et, surtout, ceux de mon célèbre cousin. À ce sujet et pour ceux qui souhaiteront vivre cette expérience, je compléterai mon billet sur le processus d’importation privée de vins au retour.
Dans sa grande “générosité” cet été, profitez bien des quelques rayons que Galarneau veut bien daigner nous offrir d’ici là.
Cordialement et à très bientôt.
Social media harmful to your health?
Pendant le Webcamp tenu à Québec mardi dernier, une question de Simon Bédard m’a interpellé. En substance, Simon s’interrogeait si une connexion quasi permanente au Web (bureau, maison et mobile) n’avait pas un impact négatif sur notre équilibre de vie?
En fait, ça m’a rappelé le billet de King Siu: un sympathique collaborateur de l’ACGA. Il a apporté son précieux concours au succès du blog du congrès annuel que j’avais initié. Parce que je le trouve complet en soi, voici donc son billet original qui m’avait fait réagir au départ, mais qui nous donne de précieuses pistes de réflexion.
“Isn’t it always the case that as soon as you start something you see it everywhere? You learn a new word and suddenly it is in every book, magazine, blog and email you read! It was probably there before but now you are aware of it. Such is the case as we continue our blog experience as we journey to the National Conference. Social media is a hot topic!
No one can dispute that Web 2.0 and social media have revolutionized the way that we network. With so many social media sites available, LinkedIn, Facebook, Twitter, MySpace, people can build their professional networks faster than ever before and can do so with no geographical limitations. But with all new technology there can be unforeseen side-effects.
An article that appeared in the February 2009 issue of the academic journal Biologist warns that there may be a link between social media and serious health ailments. The problem appears to stem from the negative physiological changes that happen to the body and mind when people reduce the amount of time they actually spend interacting with people face-to-face and increase the amount of time spent on virtual interaction.
Listen to the author of the article, Dr. Aric Sigman, speak in a BBC interview about his findings.
As with most things in life, moderation appears to be the key. Be sure to mix in a “healthy” dose of traditional face-to-face interaction in your professional networking activities.”
Affaires Web 2.0 – scène 1, prise 2
Le mois dernier, sans prétention et sans attente, avec de précieuses complices Chantal Beaupré et Diane Nadeau, nous avons mis la table pour deux rendez-vous Affaires Web2.0; un à Drummondville et l’autre à Sherbrooke.
Nous avons été reçus en première classe par nos hôtes André Gauthier du Liverpool et Étienne Aubin de L’Hôtel Le Dauphin. Je profite de l’occasion pour les remercier chaleureusement pour la qualité de leur accueil et du service de leur équipe.
Au départ, nous ne pensions pas répéter ces événements avant l’automne. Cependant, les succès obtenus et l’enthousiasme des participants nous a stimulé à relancer le tout le 17 juin à Sherbrooke et le 18 juin à Drummondville aux mêmes endroits.
Dans l’attente de statuer sur le nom “officiel”, Chantal à même créer un événement Facebook pour le rendez-vous à Drummondville. Voici celui de Sherbrooke créé par Diane et Pierre-Claude. Pour le nom de chaque événement et comme disait Stéphane “Yulbiz, SWAFF, DrumBiz, peu importe tant qu’on y est“.
Retour sur la première à Drummondville
C’est avec joie et fébrilité que Chantal, Étienne et moi avons accueilli de la famille, des amis, des copains et des passionnés du Web2.0 pour le développement des affaires. Ils sont venus de Québec, de Montréal, de Sherbrooke et, bien entendu, de Drummondville et de St-Joachim!
J’étais heureux de connaître la maman de Chantal: Gaétane. Comme je lui faisais remarqué, et je taquine souvent mon père avec cette affirmation, les technologies d’aujourd’hui produisent des copies plus belles que les originaux ;-D Dans le cas de Gaétane, elle n’a rien à envier à sa copie!
C’était touchant de recevoir Stéphane Guérin et Philip Boumanssour. Ce duo dynamique est venu nous encourager en se rappelant que leur aventure d’affaires avec Percute avait justement démarré lors d’une rencontre similaire. On ne sait jamais qui l’on rencontre et quelles directions prendront les discussions. Tout comme le premier Yulbiz, il n’y avait guère plus de personnes à la première. Nous avons misé sur la qualité.
La présence appréciée de Pierre Fraser fut aussi rapide et efficace que ses axons. Nous avons pu connaître ce clown démaquillé à l’esprit aussif vif que le rouge de son sobre nez ;-D J’imagine les discussions passionnées entre Adrien O’Leary et Daniel Rouleau pendant le voyage entre Montréal et Drummondville.
Richard Messier et André Gauthier ont investi de leur temps précieux pour réseauter et pour venir bonifier les discussions. À un certain moment, avec le concours de Christian Vallée et d’Adrien, nous avions l’impression d’être dans un sommet Web2.0 de la francophonie. ;-D
Histoire de casser la glace, je leur ai demandé quel est le mot(un seul) qui représentait le mieux ce qui les passionne ou ce qui caractérise leur intervention sur le Web. Je vous les dévoile donc ces braves qui ont parcouru des kilomètres, ces explorateurs qui ont franchi de multiples zones de construction et ces pionniers (et pionnières bien sûre) qui ont gravé l’histoire à jamais …
Christian @The_Clown – liberté
Pierre Fraser – journal
Christian Vallée – richesse
Adrian O’Leary – unique
Chantal Beaupré – relationship
Étienne Aubin – performance
Richard Messier – partage
Gaétane Beaupré – plaisir
Philip Boumansour – modèles d’affaires
Stéphane Guérin – entrepreneur…Web
Daniel Rouleau – diffusion
André Gauthier – automatisation
Nancy Vigneault - apprendre
Luc Gendron – transaction
Comme soulignait Diane dans son billet Retour sur le 1er R-V affaires web 2.0 en estrie, c’est la complémentarité qui est particulière intéressante.
Pourquoi?
Pendant le souper qui a suivi le 5@7, nous avons posé la question suivante à chaque participant: pourquoi vous êtes-vous déplacé ce soir? Nous avions des chefs d’entreprises et des professionnels du Web autour de la table. Ce fut un moment privilégié. Si ça leur chante, je leur laisse le soin de partager leurs raisons ici dans le commentaires.
De mon côté et à l’intérieur de mes limites, j’ai mentionnée que je souhaite apporter une contribution pour contrer l’analphabétisme Web des chefs d’entreprises en stimulant des opportunités pour réseauter avec des professionnels complémentaires exploitant le Web2.0 pour leurs affaires.
Dans mon esprit, plus je contribue à la richesse collective, plus je contribue à la mienne par extension. C’est toujours le “donnez, l’on vous donnera” qui m’anime. Mes investissements passés m’ont toujours apporté d’agréables surprises.
Et vous, pourquoi déciderez-vous de vous joindre à nous cette fois?
