Catégorie : politique

Vivement la "révolution tranquille" numérique au Québec!

À l’aube de 2009, la connaissance de l’Internet des dirigeants politiques et d’affaires est au même niveau que celle des québécois dans les années cinquante en matière de connaissance générale sur le monde. Il y a plus de quarante ans déjà, des leaders politiques érudits, ayant voyagé et capables d’actualiser notre système d’éducation pour nourrir notre intelligence et bonifier notre richesse collective ont amorcé cette première révolution tranquille. Qu’en est-il aujourd’hui?

Dans un contexte où notre économie est liée électroniquement à l’échelle internationale, où elle est fragilisée par les châteaux de cartes des financiers, où Google est devenue la principale porte pour trouver de nouveaux fournisseurs localement et mondialement, où nos dirigeants de sociétés ne comprennent pas la dynamique transactionnelle de l’Internet et, finalement, où nos dirigeants politiques n’ont aucune vision en ce sens, il y a de quoi s’inquiéter.

Dans la campagne électorale provinciale qui vient de se terminer et appuyée par la majorité des blogueurs d’affaires au Québec, Patricia Tessier a bien tenté de stimuler le débat par une lettre invitant nos dirigeants politiques à nous doter d’un plan numérique.  Un wiki est né ensuite pour amorcer un exercice de co-création en ce sens. Michelle Blanc ne cesse de dénoncer cette peur qui paralyse nos leaders à modifier leurs paradigmes au profit de notre collectivité.

Même si nous faisons référence à la dimension numérique de cette toile, les freins d’adoption sont davantage émotifs que technologiques. Les dirigeants ont peur.  Leurs bases cognitives déficientes les rendent vulnérables aux charmes des lobbys.  Ces derniers le savent et aiment bien jouer au renard pour faire tomber le fromage. Comment alors transformer nos « corbeaux » en « hérissons » pour renforcer notre société?

Sans vouloir vexer personne, la réflexion et les actions doivent dépasser le cercle des initiés et des geeks.  Si le nouveau gouvernement du Québec est sérieux avec « L’économie d’abord », il faut trouver un moyen d’intégrer à cette révolution les nouveaux députés fraîchement élus, les leaders du Groupement des chefs d’entreprise du Québec, les immigrants investisseurs que nous accueillons et les jeunes entrepreneurs que nous formons.  La diversité est une des conditions premières pour véritablement profiter du « Wisdom of crowds » tant recherché.

Si l’ignorance stimule la crainte, la connaissance augmente le pouvoir de négociation. Dans l’Internet, le défi n’est pas tant la gestion logistique des « bits » entre les systèmes informatiques, mais celle des valeurs humaines impliquées pour conclure une transaction et des « atomes » physiques à déplacer;  surtout lorsqu’ils doivent franchir au moins une frontière depuis le fameux 11 septembre 2001.

OK, what’s next?

Le mentorat numérique de nos politiciens?

Je ne sais pas si ce message se rendra au destinataire, mais je lance cette bouteille à la mer…  Peu importe la taille, une équipe est toujours à l’image de son chef.  Histoire d’apporter mon humble contribution à cette révolution numérique et en synchronisant nos agendas respectifs, je lève ma main et propose à Monsieur Charest d’être son « grand frère » numérique. Pour être éco-responsable, tout peut se faire à distance sans impliquer aucun déplacement pour nous deux.

Le Québec regorge d’autres passionnés et performants du Web que je respecte.  Ils pourront compléter les bases que je partagerai.  Est-ce qu’il y en a d’autres qui veulent lever leur main pour accompagner un ministre ou un député?

La formation des recrues?

Ah oui, dans les prochaines semaines, les nouveaux députés passeront par un programme de formation pour faciliter leur intégration à leurs nouveaux défis.  Pourquoi ne pas en profiter pour y inclure une formation sur les bases et la dynamique transactionnelle dans l’Internet?