5 niveaux d’écoute pour innover en équipe et s’aimer en famille

Au coeur d’un atelier sur Comment mener l’innovation, Ewan McIntosh nous a introduit à 5 niveaux d’écoute (4 de Otto Scharmer et 1 supplémentaire) essentiels au processus d’émergence et de réalisation de l’innovation.  Cela m’a inspiré cette réflexion que je vous partage tout simplement.

N.B. Je dédis ce texte à mes enfants qui sont parents actuellement ou en devenir.  Votre niveau d’écoute a et aura une incidence sur la richesse de votre esprit de famille (immédiate et élargie) et sur le bonheur que nous développerons ensemble.

 

Lorsqu’une personne vous parle ou vous écrit, qu’elle soit dans la même pièce ou à distance, comment écoutez-vous?

Pour faire semblant (COSMÉTIQUE) : Je ne m’intéresse pas vraiment à ce que tu tentes de me communiquer. J’entends et je lis, mais mon attention est complètement ailleurs … probablement sur un autre écran.

Par habitudes (TÉLÉCHARGEMENT) : Je compare davantage que j’écoute. J’écoute pour confirmer mes paradigmes, jugements et opinions.  

Ça prend une certaine confiance en soi et en l’autre pour commencer à écouter vraiment.

De l’extérieur (CONVERSATION) : J’ai l’esprit ouvert pour alimenter ma tête. Je me concentre sur les faits en prenant soin de noter les différences.  J’écoute pour capturer de nouvelles informations.  Je suis curieux et disposé à aller au-delà de mes connaissances et de mes habitudes.

De l’intérieur (EMPATHIQUE) : J’ai le cœur ouvert à ce que tu ressens au-delà des mots. Je me connecte émotionnellement à toi. Mon cerveau du cœur me permet de voir à travers tes yeux. J’écoute avec compassion et suis disposé à laisser mon ego de côté pour être totalement présent avec toi. (Pardonne-moi, j’te voulais pas…)

De la source (COLLABORATION ÉMERGENTE) : J’ai la volonté ouverte à laisser émerger un futur à explorer ensemble.  J’écoute avec mes tripes en toute confiance.  Je suis disposé à laisser mes peurs de côté pour co-créer ensemble et me laisser surprendre.

Ouvrir son coeur et sa volonté pour synergiser ensemble, c’est accepter d’être vulnérable et de faire confiance au respect et en l’amour des autres.

Trop dans le jus et pas le temps d’écouter?  « Le temps n’est pas quelque chose que l’on a. C’est quelque chose que l’on prend ». (Jean-Claude Plourde) Il est le plus grand révélateur de nos priorités et de nos intentions.

Peu importe que vous soyez dans la même pièce ou à distance, la technologie n’a aucune importance. C’est le niveau de présence et d’ouverture de nos trois cerveaux (tête, coeur et trippes) envers l’autre qui influencent la qualité de notre écoute et les valeurs qu’elle peut engendrer.

Nos trois cerveaux doivent être en cohérence pour synergiser ensemble et créer le contexte favorable à faire émerger une intelligence collective multi-canaux au sein d’une équipe … et un profond esprit de famille.

 

Approvisionnement numérique international

L’approvisionnement numérique international est l’ensemble des G.P.S. (gens, processus et systèmes) pouvant améliorer les performances écohérentes des entreprises et réduire les risques en conformité, en intégrité et en fluidité logistique des fournisseurs provenant de partout sur la planète.

Approvisionnement

L’approvisionnement est trop souvent méconnu et non valorisé en gestion dans les organisations.

L’approvisionnement est un pouvoir politique qui influence notre richesse et notre qualité de vie. Les consommateurs en sont de plus en plus conscients. Les lobbyistes le sont depuis longtemps. Nos politiciens sont malheureusement vulnérables aux chants de ces sirènes. Notre planète est menacée par nos G.P.S. en approvisionnement.

L’approvisionnement est plus que la simple acquisition de biens et de services. Il est d’importance stratégique pour livrer de la valeur aux clients à leur rythme et dans leurs canaux de communication préférés.

L’approvisionnement est l’ingénierie inverse du marketing. Les leaders en approvisionnement sont des actifs sous-utilisés en développement de marchés numériques internationaux et domestiques.
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Innovation, focus-clients et Design Thinking

N.B.  Je ne suis pas un expert de l’innovation, mais un curieux explorateur.

J’écoute, je pose des questions, j’expérimente, j’analyse, j’ajuste et je recommence. Surtout, je co-développe et co-apprends avec d’autres complices aussi curieux et passionnés.

Comme je n’ai pas la prétention de détenir la vérité, je partage aussi fréquemment que possible pour stimuler votre intelligence et vos feedbacks.  Ce sont les feedbacks qui nous permettent d’évoluer.  Voici donc quelques références et réflexions qui nourrissent mes analyses, qui influenceront mes actions et qui, je l’espère, vous inspireront d’une manière ou d’une autre.

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R&D vs innovation

Dans la majorité des entreprises aujourd’hui, ce qu’on appelle innovation est plutôt un projet d’abord initié par l’équipe d’ingénieurs (R&D) et transféré ensuite vers les designers industriels pour qu’ils améliorent l’esthétisme et la facilité d’usage.  Il s’agit de développer des produits à pousser ensuite dans les marchés.

Toutefois, dans le contexte où ce sont les consommateurs et les acheteurs qui déterminent la dynamique d’une chaîne d’approvisionnement en « tirant » par leurs recherches et leurs exigences, que ces derniers ont de plus en plus de pouvoir à cause de l’internet, il devient impératif de positionner le design d’expériences clients à la genèse du processus d’innovation.  Lorsque nous y réfléchissons, nous n’achetons pas vraiment un produit ou un service, mais plutôt une expérience.

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Le génie derrière les succès de Apple

Ce n’est pas Steve Jobs, mais Jony Ive qui était le principal catalyseur des plus importantes innovations chez Apple. Le livre Jony Yves: The genius behing Apple’s Greatest products révèle qu’il a fait migrer la culture d’innovation dominée par l’ingénierie à une culture d’innovation inspirée par le design.

Jony ne s’intéressait pas uniquement au design des objets, mais aussi à celui des écosystèmes (iTunes) et des processus.  Il a développé un processus de fabrication unique rendant Apple hyper-performante au niveau du temps et des coûts.  Sans que personne ne le réalise au départ, il a même inventé une nouvelle taxe liée à l’usage des applications développées par des tiers (app store).

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Du design au design thinking

Plus qu’un travail sur les formes et l’esthétisme d’un produit, Tim Brown a défini les base d’un processus d’émergence de l’idée jusqu’à la commercialisation d’un produit appelé design thinking. Comme Bob Gratton, Tim Brown nous invite à Think Big 😉
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Problèmes de l’écosystème d’innovation au Québec

Pour faire suite au billet précédent et comme une priorité est une piste de solution à un problème,  je vous expose trois problèmes fondamentaux qui hypothèquent notre capacité à innover.

Je ne prétends pas détenir la vérité.  Je souhaite contribuer à identifier ces problèmes. Sinon, les solutions proposées risquent d’être de simples pansements temporaires sur des symptômes.

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Absence de leadership créatif et inspirant en éducation

Sauf pour les industries numériques (logiciels et jeux), le Québec a surtout développé une culture davantage réactive que pro-active en innovation.

Inspiré des histoires épiques comme celle de Joseph-Armand Bombardier, c’est une culture d’inventeurs, de “patenteux” dans des “machine shop” et d’innovation ponctuelle dominée par l’ingénierie de produits et de services à « pousser » dans le marché qui prédomine; non une culture d’innovation divergente inspirée par le design d’expériences pour des clients qui recherchent (“tirent”) activement dans l’internet à l’échelle planétaire.

Ça commence à l’école!

Exposé de manière éloquente par Sir Ken Robinson, le niveau de créativité divergente est sensiblement le même à la naissance.  Malheureusement, il décroît avec un système d’éducation qui cherche plutôt à normaliser les compétences qu’à nourrir la créativité naturelle et à développer l’intelligence critique de nos jeunes.

La culture d’un peuple développe ses racines dans son éducation.  Pour être intelligente et innovante, une communauté ou une entreprise doit d’abord être apprenante.

Une équipe, une organisation ou une communauté est à l’image de son chef.

Depuis l’arrivée de Geoff Molson et de Marc Bergevin, le Canadien de Montréal est construit avec des joueurs qui ont du coeur et qui jouent en équipe.  Tony Hsieh, CEO de Zappos, a transmis “Adopt Holocracy or quit!”  à son équipe pour changer la culture de gestion de son entreprise . Le maire Régis Labaume a orchestré la métamorphose du visage et de la dynamique de la ville de Québec.


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Priorités pour l’écosystème d’innovation au Québec

Depuis quelques semaines, je synergise la réflexion stratégique de leaders en innovation appliquée au Québec avec mon périscope numérique. Comme je recherche toujours à faire une analyse systémique au départ et histoire de stimuler l’intelligence collective de mon réseau, j’ai posé la question suivante sur ma page Facebook et directement en privé:

Si vous aviez les pouvoirs politiques et financiers entre les mains, quelles seraient vos trois priorités pour développer un écosystème d’innovation au Québec apprenant, intelligent et performant?

Leurs priorités ont été regroupées selon six(6) thématiques et publiées dans un ordre décroissant du nombre de propositions.
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Penser d’abord à l’intérieur de la boîte

Vous connaissez ce test où il faut relier les neuf(9) points par seulement quatre(4) traits droits qui se touchent sans lever le crayon?

Sortez des sentiers battus!  Pour innover, il faut penser en dehors de la “boîte”.  C’est ce que proclament plusieurs gourous en innovation.

Et si les pistes de solutions et d’innovations étaient déjà dans la “boîte” de votre passé, de votre entreprise et de votre réseau d’affaires.

Stephen King et Perry Marshall

Dans On writing, Stephen King décrit son processus qui le guide dans la rédaction de ses “best sellers”. Il partage que ses meilleures inspirations proviennent de son vécu.  Il compare la recherche des sujets et des scènes à de la spéléologie intérieure dans ses souvenirs.

Perry Marshall voue une admiration à Stephen King pour sa façon de décrire ses histoires.  Il propose de puiser également dans notre mémoire pour identifier des sujets évocateurs de “storytelling” dans les blogues ou infolettres. Quels sont les moments où vous avez senti un WOW après avoir dit ou réalisé quelque chose.

Enseigner comme vous aimez apprendre!

Dans son dernier livre «How to come up with great ideas and actually make them happen», Ewan McIntosh fait référence à Larry Rosenstock, fondateur de High Tech High.
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