Pourquoi un blog plutôt qu'un site Web?

C’est un billet récent de Ed Bajarana qui m’interpelle. Même si je ne le connais pas personnellement, j’aime bien son style d’écriture simple pour vulgariser l’univers des blogs professionnels aux travailleurs autonomes et aux chefs de PME.  Suite à sa permission, il m’avait inspiré « Venez bloguer avec nous! » que nous avions lancé dans le blog de la conférence annuelle de l’Association Canadienne des Gestionaires en Approvisionnement qui se tiendra en juin prochain.

Le blog, ce méconnu…

Un blog n’est pas écrit que par des éditorialistes ou des journalistes et n’est pas qu’un carnet de réflexions personnelles sur un sujet d’intérêt quelconque.  À l’instar de n’importe quel média, la valeur d’un blog est fonction de la qualité de son contenu.

Ce qu’il est!

Lorsqu’ils sont alimentés par des experts dans leur domaine, les blogs constituent autant de sources d’information crédibles et diversifiées.  Les blogs constituent également des environnements privilégiés par les consommateurs pour confirmer leur décision d’achat.

Comme me répète souvent Philippe Martin , un blog c’est d’abord un logiciel.  Dans une perspective de développement des affaires, l’utilisation de ce logiciel s’articule autour d’objectifs et d’un auditoire ciblé. De part sa structure technologique et de gestion du contenu, le blog constitue l’environnement Web à privilégier pour toutes les organisations.

Sur le plan technologique,  un blog permet:

  • aux moteurs de recherche de repérer plus facilement les mots clés s’y trouvant.  Chaque billet et chaque commentaire constitue autant de « porte » pour entrer dans votre univers professionnel;
  • d’auto-gérer le contenu sans l’assistance technique d’un webmestre;
  • la possibilité que les lecteurs intéressés puissent y ajouter du contenu par leurs commentaires ce qui signifie autant de mots clés supplémentaires pouvant être repérés par les moteurs de recherche;
  • d’y incorporer des pages d’information dites plus statiques;
  • d’offrir la possibilité aux lecteurs d’être informés automatiquement des nouveautés par flux RSS ou par courriel;
  • de partager le contenu plus facilement par une multitude de canaux et de réseaux sociaux pour propager la nouvelle.

Sur le plan des communications, un blog permet:

  • de raconter une histoire, votre passion, des cas vécus, des éléments non techniques contribuant à la décision du consommateur de transiger avec vous.  Vos clients sont des êtres humains n’achetant pas QUE vos produits ou vos services, mais ET surtout une expérience;
  • une tribune pour ceux voulant s’exprimer afin de renforcer votre image de marque ou pour bonifier votre réflexion ou pour se plaindre directement.  Dans ce dernier cas, c’est une occasion privilégiée pour intercepter l’insatisfaction, pour régler la situation, pour modifier votre combinaison produit/service au besoin et convertir l’auteur en « évangéliste ».
  • de construire et d’alimenter votre propre réseau d’oiseaux rares susceptible de créer une communication « épidémique ».

Vous disposez déjà d’un site Web; et alors!

Pour en profiter, le développement des affaires dans l’Internet requiert beaucoup plus qu’un site Web esthétique et bien positionné dans Google.  Les clients vous cherchent, vous comparent, transigent et veulent s’exprimer dans l’Internet.  Êtes-vous vraiment disposé à dialoguer avec eux?

Site Web vs blog

Un site Web est un environnement dont la diffusion de contenus statiques est contrôlée par des techniciens.  Un blog est un environnement dont la publication des contenus dynamiques et la gestion des commentaires sont contrôlées par les communicateurs.

Avec un site Web, on diffuse de l’information de façon unidirectionnelle dans un environnement où le client veut et peut diriger le dialogue .  Avec un blog, on ouvre le dialogue avec des gens intelligents susceptibles de nous améliorer et de parler de nous dans leurs propres réseaux sociaux dans le Web.

Ah oui, un blog peut-être destiné à des clients ou des partenaires externes dans un environnement Web ouvert et/ou à des « clients » internes à l’organisation dans un environnement Web privé.

Ceci dit, devriez-vous démarrer votre blog d’affaires?

En fait, c’est la question à l’origine du billet de Ed. Ce qui m’a plu, c’est qu’il propose un plan pour tester vos habilités et votre intérêt à bloguer.  Idéalement et comme une équipe est toujours à son image, c’est le chef d’entreprise qui devrait se pratiquer pour « goûter » au potentiel de ce média bi-directionnel.  Même s’ils ne sont pas nombreux, vous pourriez vous inspirer des blogs de Yves Carignan et de Michel-Edouard Leclerc .

Je sais, ce ne sont pas tous les chefs d’entreprises qui ont le goût ou le talent pour l’écriture.  Un blog corporatif pourrait très bien être géré par quelqu’un d’autre dans l’organisation.  Un blog peut également être le fruit d’un collectif d’auteurs sélectionnés.  Finalement, il existe même des entreprises spécialisées pour rédiger le contenu pour d’autres.

Comme dirait encore Philippe Martin, « N’ayez pas peur! ».   Vous pourriez vous laisser prendre au jeu.  Qu’en pensez-vous?

L'approvisionnement, base des succès en marketing.

À mes débuts d’exploration de l’Internet, c’est le formidable potentiel de réseautage d’affaires internationales au bout des doigts qui m’a immédiatement fasciné et passionné.  Ma principale motivation était d’aider les manufacturiers à trouver de nouveaux marchés étrangers par le repérage et la qualification de contacts directement dans l’Internet;  sans déplacement.

Je me suis alors dit, si je veux vendre aux acheteurs corporatifs dans l’Internet, qui sont-ils?  Où sont-ils dans l’Internet?  Quels environnements fréquentent-ils pour transiger?  Quelles sont leurs processus de repérage, de qualification, de négociation, d’intégration et d’évaluation de leurs fournisseurs dans l’Internet?  Quelles technologies utilisent-ils pour « réseauter » électroniquement avec leurs fournisseurs?  Quelles sont leurs attentes en matière d’efficacité logistique?

J’ai alors amorcé une veille stratégique en approvisionnement international dans l’Internet depuis ce temps qui m’a inspiré mes premières importantes transactions et continue de nourrir mes stratégies de développement d’affaires internationales dans l’Internet.

Pendant que la majorité des professionnels du Web ne s’intéressaient à cet environnement qu’à des fins de communication-marketing et surtout pour des relations B2C, c’est plutôt l’approvisionnement qui a attiré mon attention dans les relations B2B;  et pour cause.

Premièrement, un(1) dollar sauvé en approvisionnement correspond à un(1) dollar en profit brut avant impôt.  Pour un même niveau de profit, cela nécessite un effort de marketing-vente nettement supérieur. Deuxièmement, le volume des transactions B2B étaient, et encore aujourd’hui, nettement supérieur au volume B2C.

La performance d’une entreprise et la crédibilité des équipes de marketing dépend de la performance de leurs collègues en approvisionnement.

Cet intérêt pour l’approvisionnement m’a amené à découvrir que, pendant que les équipes de marketing s’accaparaient trop souvent le crédit des performances d’une organisation, l’efficacité et l’agilité des professionnels en approvisionnement étaient fondamentales aux résultats de leurs collègues et de l’entreprise en générale.  Les leaders mondiaux dans leur industrie l’ont compris en disposant d’un vice-président approvisionnement autour de la table des décisions stratégiques.

J’aimerais donc inviter les actionnaires et les dirigeants d’entreprises à penser autrement et à visualiser comment ils pourraient transformer leurs gestionnaires en approvisionnement en fournisseurs de performances pour l’organisation et en éclaireurs du développement de leurs affaires?

Considérant qu’une chaîne d’approvisionnement (et l’Internet d’ailleurs) est aussi rapide que la plus lente de ses composantes ET que la capacité des équipes de marketing à livrer les résultats promis aux clients est fondamentalement et directement liée à la capacité de leurs collègues en approvisionnement de qualifier des fournisseurs capables de livrer et de réagir selon les attentes des clients, comment Internet(Web) peut-il aider les professionnels en approvisionnement;

  1. à repérer et à qualifier de nouveaux fournisseurs « agiles » localement et mondialement?
  2. à être plus efficace, plus soucieux et plus synchronisés aux besoins des clients?

Au chapître 10 du livre Competing in a flat world, les auteurs recommandent de partager aux équipes de marketing les informations précieuses recueillies par les professionnels en approvisionnement « sur le terrain » lorsqu’ils visitent des pays étrangers pour qualifier de nouveaux fournisseurs ou pour faire évoluer leurs affaires avec leurs fournisseurs existants.

En alimentant ainsi leurs collègues en marketing, ces derniers peuvent mieux évaluer et planifier les stratégies pour «vendre à la source ». Dans cet esprit, comment les professionnels en approvisionnement peuvent devenir de meilleurs « éclaireurs » en opportunités d’affaires pour leur entreprise :

  1. en exploitant l’Internet lorsqu’ils voyagent à l’étranger?
  2. en observant comment leurs partenaires étrangers exploitent l’Internet?
  3. directement dans l’Internet de leurs bureaux?

Ces questions pourraient animer d’intéressantes discussions au sein de vos organisations, au sein des clubs du Groupement des chefs d’entreprises du Québec (et +) et avec vos partenaires d’affaires localement et mondialement.

Ne vous gênez surtout pas pour partager votre vision et vos suggestions de réponses dans ce blog.  Vous contribuerez à bonifier la réflexion sur le sujet.

Internet ou le Web: des paradigmes à faire évoluer pour transiger!

Je côtoie régulièrement des entrepreneurs et des chefs d’entreprises de PME / PMI manufacturières et de services.  J’ai un profond respect pour leur passion, leur ingéniosité et leur contribution majeure à notre richesse collective.   Toutefois, je réalise qu’en 2009, leur compréhension de l’Internet ou du Web n’a pas vraiment évolué et qu’elle est presqu’au même point qu’à l’apparition du www.

Pour leur permettre de profiter réellement du potentiel d’affaires et commercial dans l’Internet(Web), à partir de mes propres expériences de transactions sécuritaires et rentables depuis 1996, voici quelques observations qui sont, à mon humble avis, autant de paradigmes à faire évoluer pour les dirigeants.

#1 Internet ou le Web n’est pas un média, mais un environnement!

Certains initiés se rappelleront des discussions passionnantes aux rencontres de Constellation W3.  Je me souviens entre autre d’une présentation où l’animateur comparait Internet ou le Web à un espace.  J’avais alors affirmé qu’Internet(Web) s’apparentait davantage à un environnement où de multiples espaces sont influencés par ses habitants, la température ambiante, la pression atmosphérique, les écosystèmes environnants, …

Internet(Web) n’est pas un « câblodistributeur », une boîte postale, un méga répertoire ou un méga Minitel.  Internet(Web) est comme un « nouveau monde » à apprivoiser.  Dans l’Internet(Web), il existe de multiples sous-environnements avec des cultures d’utilisation différentes .  La culture des blogs est différente de celle des wikis, des idéagoras, de Facebook, d’Amazon, de Ebay, de Craiglist, d’Alibaba, de Merx et de tous les autres environnements Web disponibles et en mutation.

Certaines composantes peuvent être considéré comme un média (blogs, sites, Facebook, …).  Toutefois, comment peut-on considérer un centre d’affaires électroniques comme Quadrem visant à optimiser le transfert des données sur des systèmes ERP (logiciel de gestion des ressources d’une entreprise) comme un média?  Est-ce qu’une plateforme d’enchère inversée est un média?

Internet(Web) est davantage un environnement où un individu circule d’un espace à un autre dans une langue commune selon ses intérêts et où une donnée informatique circule d’un système à un autre dans un langage de programmation commun suite à une entente.

#2 L’acheteur (requérant d’information) veut et peut diriger le dialogue dans l’Internet(Web)!

Google est actuellement l’acteur dominant dans l’Internet(Web).  Sa page d’accueil n’offre pas de produit ou de service, mais une puissante capacité de forage de données dans l’Internet(Web);  un panneau de contrôle au requérant d’information et à l’acheteur de produits/services.

Lorsque les acheteurs corporatifs utilisent Google principalement pour trouver de nouveaux fournisseurs à l’international, lorsque les jeunes ne savent même pas ce qu’est un bottin Pages Jaunes pour trouver un commerce local, si vous n’êtes pas repérable dans l’Internet(Web), vous n’existez tout simplement pas dans cet environnement;  internationalement ou localement.   Vous êtes mieux de bien servir vos clients actuels jusqu’au moment où ils trouveront assurément un autre fournisseur pouvant leur livrer les résultats recherchés plus efficacement, plus rapidement et plus économiquement.

En écoutant la radio ou la télévision, à moins que de « zapper » à un autre canal,  nous acceptons tacitement de nous faire « pousser » la publicité.  Dans l’Internet(Web) il en va tout autrement.  Internet(Web) ne doit pas servir à pousser un message aux clients actuels ou potentiels, mais bien à accueillir et servir chaque client « payant » en lui donnant ce qu’il veut au rythme qu’il désire.  En ce sens et contrairement au mass-média, Internet(Web) est un environnement « pull » où le client est en contrôle et n’accepte pas de se faire imposer une information non sollicitée.

#3 Internet(Web) se développe selon les intérêts et la langue des individus;  non des endroits géographiques où ils se trouvent!

Bon, je m’attends déjà que des spécialistes comme Luc Vaillancourt veuillent me torpiller sur cette affirmation.  Je conviens que la « géolocalication » peut rassurer et constituer un facteur de qualification stratégique pour un acheteur.

Toutefois, dans son processus initial de recherche et considérant que le nombre des mots clés utilisés dans une recherche Web dépasse rarement plus de deux, ce sont des mots clés associés aux bénéfices recherchés dans sa langue que le requérant met dans la fenêtre de Google pour une recherche de fournisseurs à l’international;  non l’endroit d’où le résultat peut provenir.

Dans un marché linguistique, plus un produit ou un service est numérisé et qu’il se livre par l’Internet(Web), plus votre compétition est internationale.  Ne comprenant pas cette nuance et continuant à gérer leurs stratégies de développement international sur des bases géographiques, les sociétés (francophones surtout) laissent beaucoup d’argent « sur la table » et n’ont aucune idée des actions de leurs compétiteurs dans l’Internet(Web).

Cette situation est davantage lié à un frein culturel.  L’information, le potentiel et les risques sont là et réels, ils ne les voient tout simplement pas.

#4 Les dirigeants ont démissionné – la progression technologique est plus grande que leur capacité d’assimilation.

Confortable dans la façon de gérer leurs affaires, c’est surtout par résistance au changement qu’ils n’investissent pas à comprendre en profondeur cet environnement qui leur semble nébuleux et chaotique.  Ils sont également confus d’entendre tous ces acroynymes et buzzwords qui changent au rythme de professionnels qui souhaitent s’imposer dans cet environnement.

Parce qu’il faut utiliser un ordinateur pour en profiter, leur attention est malheureusement et surtout attirée vers la dimension technologique de cet environnement et moins sur la compréhension des nuances entre les dynamiques transactionnelles traditionnelles et celles qui se développent « naturellement » dans l’Internet(Web).  La cerise sur le sundea, ce sont les mass-media qui tentent de leur faire croire qu’Internet(Web) est un média comme les autres où un placement publicitaire peut leur rapporter.  Ces mass-medias ont eux-mêmes des paradigmes à faire évoluer pour en profiter.

Ceci étant dit, les dirigeants confient souvent leurs décisions stratégiques en développement dans l’Internet(Web) à des experts en technologie.  Lorsque le succès d’une entreprise est fonction, et dans l’ordre, de ses R.H. (compétences et passion), de ses processus « lean » et de ses technologies, confier cette responsabilité à un expert technique c’est comme confier la construction de sa maison à un électricien plutôt qu’à un architecte ou porter davantage attention sur le coffre à outils que sur le plan de la maison.

Les dirigeant possèdent la vision de leurs entreprises et le talent de diriger leurs équipes.  Pour obtenir du succès, ils doivent donc établir et contrôler la stratégie d’affaires et de commerce dans l’Internet(Web) et ne pas la confier uniquement à leurs experts en technologies de l’information (T.I.) ou du Web.

En actualisant leurs connaissances et leur maîtrise de cet environnement, ils pourront savoir quelles compétences sont à valoriser dans leurs équipes et quels processus d’affaires doivent être actualisés pour livrer des résultats au rythme des clients dans l’Internet(Web).  Par la suite, ils pourront mieux sélectionner et gérer le cadre technologique nécessaire pour obtenir les succès profitables dans l’Internet(Web).

#5 Les bases cognitives des dirigeants sont dangereusement déficientes.

Cette observation s’applique autant aux chefs de PME / PMI, aux conseillers en développement économique sur le terrain et à nos politiciens.  J’ai également fait cette observation avec des chefs d’entreprise français et roumains récemment.  Lorsqu’on sait qu’une équipe ou une société est à l’image de son chef, l’entrevue avec celui qui est pressenti pour être le prochain secrétaire d’état à l’économie numérique en France a de quoi inquiéter.  Au Québec, on n’a même pas l’ombre d’un poste similaire au gouvernement.

Ne disposant pas de la connaissance nécessaire, nos dirigeants ne se fient qu’à des vendeurs de technologies et ne peuvent donc pas orienter adéquatement leurs stratégies d’affaires dans l’Internet(Web).  Leurs investissements Web (ou T.I.) sont trop souvent des coups d’épées dans l’eau.

Ils sont généralement incapables actuellement d’identifier et, encore moins, de profiter des opportunités d’affaires disponibles dans l’Internet(Web).

En conclusion

Pour transiger de façon rentable dans l’Internet, l’alphabétisation Web de nos dirigeants est essentielle et incontournable.  Par alphabétisation Web, je fais référence à l’apprentissage du cadre sémantique ainsi que des dynamiques de communication permettant de transiger de façon sécuritaire et profitable dans l’Internet(Web).

Même sans le contexte économique difficile qui nous affecte présentement, les dirigeants se doivent d’investir dans leur propre formation pour profiter au maximum de cet environnement de réseautage et de communication entre humains et systèmes qu’est l’Internet(Web).

Plusieurs PME/PMI sont dans à un cul-de-sac dans les labyrinthes traditionnels de leurs industries.  Leur volume de vente diminue et ils se demandent « Qui a piqué mon fromage? »  Le « fromage » change progressivement de place et se retrouve dans cet autre labyrinthe à apprivoiser qui s’appelle Internet(Web).

C’est dans cet environnement que les acheteurs corporatifs recherchent leurs nouvelles sources d’approvisionnement localement et internationalement.  Y êtes-vous et êtes-vous en mesure de livrer des résultats selon leurs attentes, à leur rythme et à chaque clic?

Pour vous aider et pour bonifier vos connaissances sur le sujet, le contenu des experts figurant dans mon blogroll (dans la colonne droite de ce blog) et les signets d’environnements Web partagés dans mon compte Delicious qui continueront d’évoluer sont des ressources précieuses à votre disposition.

Si vous souhaitez rencontrer et échanger de façon amicale avec des blogueurs et des passionnés des affaires dans l’Internet(Web), sachez que vous êtes le bienvenu dans les YULBIZ de Montréal, Paris, Bruxelles, Bordeaux, Strasbourg, Genève, Lille, le SWAFF de Québec ou les Webschool-Orléans.

Selon vous, quels autre paradigmes limitent nos dirigeants de PME/PMI et nos politiciens à s’intéresser véritablement et à profiter pleinement de cet environnement de communications et de transactions qu’est l’Internet(Web)?

Vivement la "révolution tranquille" numérique au Québec!

À l’aube de 2009, la connaissance de l’Internet des dirigeants politiques et d’affaires est au même niveau que celle des québécois dans les années cinquante en matière de connaissance générale sur le monde. Il y a plus de quarante ans déjà, des leaders politiques érudits, ayant voyagé et capables d’actualiser notre système d’éducation pour nourrir notre intelligence et bonifier notre richesse collective ont amorcé cette première révolution tranquille. Qu’en est-il aujourd’hui?

Dans un contexte où notre économie est liée électroniquement à l’échelle internationale, où elle est fragilisée par les châteaux de cartes des financiers, où Google est devenue la principale porte pour trouver de nouveaux fournisseurs localement et mondialement, où nos dirigeants de sociétés ne comprennent pas la dynamique transactionnelle de l’Internet et, finalement, où nos dirigeants politiques n’ont aucune vision en ce sens, il y a de quoi s’inquiéter.

Dans la campagne électorale provinciale qui vient de se terminer et appuyée par la majorité des blogueurs d’affaires au Québec, Patricia Tessier a bien tenté de stimuler le débat par une lettre invitant nos dirigeants politiques à nous doter d’un plan numérique.  Un wiki est né ensuite pour amorcer un exercice de co-création en ce sens. Michelle Blanc ne cesse de dénoncer cette peur qui paralyse nos leaders à modifier leurs paradigmes au profit de notre collectivité.

Même si nous faisons référence à la dimension numérique de cette toile, les freins d’adoption sont davantage émotifs que technologiques. Les dirigeants ont peur.  Leurs bases cognitives déficientes les rendent vulnérables aux charmes des lobbys.  Ces derniers le savent et aiment bien jouer au renard pour faire tomber le fromage. Comment alors transformer nos « corbeaux » en « hérissons » pour renforcer notre société?

Sans vouloir vexer personne, la réflexion et les actions doivent dépasser le cercle des initiés et des geeks.  Si le nouveau gouvernement du Québec est sérieux avec « L’économie d’abord », il faut trouver un moyen d’intégrer à cette révolution les nouveaux députés fraîchement élus, les leaders du Groupement des chefs d’entreprise du Québec, les immigrants investisseurs que nous accueillons et les jeunes entrepreneurs que nous formons.  La diversité est une des conditions premières pour véritablement profiter du « Wisdom of crowds » tant recherché.

Si l’ignorance stimule la crainte, la connaissance augmente le pouvoir de négociation. Dans l’Internet, le défi n’est pas tant la gestion logistique des « bits » entre les systèmes informatiques, mais celle des valeurs humaines impliquées pour conclure une transaction et des « atomes » physiques à déplacer;  surtout lorsqu’ils doivent franchir au moins une frontière depuis le fameux 11 septembre 2001.

OK, what’s next?

Le mentorat numérique de nos politiciens?

Je ne sais pas si ce message se rendra au destinataire, mais je lance cette bouteille à la mer…  Peu importe la taille, une équipe est toujours à l’image de son chef.  Histoire d’apporter mon humble contribution à cette révolution numérique et en synchronisant nos agendas respectifs, je lève ma main et propose à Monsieur Charest d’être son « grand frère » numérique. Pour être éco-responsable, tout peut se faire à distance sans impliquer aucun déplacement pour nous deux.

Le Québec regorge d’autres passionnés et performants du Web que je respecte.  Ils pourront compléter les bases que je partagerai.  Est-ce qu’il y en a d’autres qui veulent lever leur main pour accompagner un ministre ou un député?

La formation des recrues?

Ah oui, dans les prochaines semaines, les nouveaux députés passeront par un programme de formation pour faciliter leur intégration à leurs nouveaux défis.  Pourquoi ne pas en profiter pour y inclure une formation sur les bases et la dynamique transactionnelle dans l’Internet?