FOCUS20 – Reprogrammer les G.P.S. en éducation

1er octobre 2014 – Pour vous inscrire.

GPS pour se diriger et optimiser le chemin

Un GPS (Global Positionning System) nous permet de nous diriger rapidement dans un environnement inconnu et peut se reprogrammer selon de nouveaux paramètres.

Le G.P.S. (Gens Processus Systèmes) fait exactement la même chose et se reprogramme tout autant, mais pour une entreprise qui doit évoluer dans les environnements classiques et numériques.  Les connaissances et les habitudes des gens se reprogramment tout autant qu’une application numérique. Cette approche permet de générer autant de la valeur pour les gens que de la richesse pour les systèmes.

Affaires et éducation – symbiose naturelle et interdépendante

Ma première source d’inspiration pour lier le monde des affaires numériques à l’éducation est Patrick Giroux en janvier 2009. Dans la même journée et après avoir publié ce billet Internet ou le Web: des paradigmes à faire évoluer pour transiger!, Patrick y a fait écho en publiant celui-ci: Internet ou le Web: des connaissances à faire évoluer!  WOW!  Quelle synchronicité! Avais-je mis le doigt sur quelque chose d’important?


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Pourquoi un blog plutôt qu'un site Web?

C’est un billet récent de Ed Bajarana qui m’interpelle. Même si je ne le connais pas personnellement, j’aime bien son style d’écriture simple pour vulgariser l’univers des blogs professionnels aux travailleurs autonomes et aux chefs de PME.  Suite à sa permission, il m’avait inspiré « Venez bloguer avec nous! » que nous avions lancé dans le blog de la conférence annuelle de l’Association Canadienne des Gestionaires en Approvisionnement qui se tiendra en juin prochain.

Le blog, ce méconnu…

Un blog n’est pas écrit que par des éditorialistes ou des journalistes et n’est pas qu’un carnet de réflexions personnelles sur un sujet d’intérêt quelconque.  À l’instar de n’importe quel média, la valeur d’un blog est fonction de la qualité de son contenu.

Ce qu’il est!

Lorsqu’ils sont alimentés par des experts dans leur domaine, les blogs constituent autant de sources d’information crédibles et diversifiées.  Les blogs constituent également des environnements privilégiés par les consommateurs pour confirmer leur décision d’achat.

Comme me répète souvent Philippe Martin , un blog c’est d’abord un logiciel.  Dans une perspective de développement des affaires, l’utilisation de ce logiciel s’articule autour d’objectifs et d’un auditoire ciblé. De part sa structure technologique et de gestion du contenu, le blog constitue l’environnement Web à privilégier pour toutes les organisations.

Sur le plan technologique,  un blog permet:

  • aux moteurs de recherche de repérer plus facilement les mots clés s’y trouvant.  Chaque billet et chaque commentaire constitue autant de « porte » pour entrer dans votre univers professionnel;
  • d’auto-gérer le contenu sans l’assistance technique d’un webmestre;
  • la possibilité que les lecteurs intéressés puissent y ajouter du contenu par leurs commentaires ce qui signifie autant de mots clés supplémentaires pouvant être repérés par les moteurs de recherche;
  • d’y incorporer des pages d’information dites plus statiques;
  • d’offrir la possibilité aux lecteurs d’être informés automatiquement des nouveautés par flux RSS ou par courriel;
  • de partager le contenu plus facilement par une multitude de canaux et de réseaux sociaux pour propager la nouvelle.

Sur le plan des communications, un blog permet:

  • de raconter une histoire, votre passion, des cas vécus, des éléments non techniques contribuant à la décision du consommateur de transiger avec vous.  Vos clients sont des êtres humains n’achetant pas QUE vos produits ou vos services, mais ET surtout une expérience;
  • une tribune pour ceux voulant s’exprimer afin de renforcer votre image de marque ou pour bonifier votre réflexion ou pour se plaindre directement.  Dans ce dernier cas, c’est une occasion privilégiée pour intercepter l’insatisfaction, pour régler la situation, pour modifier votre combinaison produit/service au besoin et convertir l’auteur en « évangéliste ».
  • de construire et d’alimenter votre propre réseau d’oiseaux rares susceptible de créer une communication « épidémique ».

Vous disposez déjà d’un site Web; et alors!

Pour en profiter, le développement des affaires dans l’Internet requiert beaucoup plus qu’un site Web esthétique et bien positionné dans Google.  Les clients vous cherchent, vous comparent, transigent et veulent s’exprimer dans l’Internet.  Êtes-vous vraiment disposé à dialoguer avec eux?

Site Web vs blog

Un site Web est un environnement dont la diffusion de contenus statiques est contrôlée par des techniciens.  Un blog est un environnement dont la publication des contenus dynamiques et la gestion des commentaires sont contrôlées par les communicateurs.

Avec un site Web, on diffuse de l’information de façon unidirectionnelle dans un environnement où le client veut et peut diriger le dialogue .  Avec un blog, on ouvre le dialogue avec des gens intelligents susceptibles de nous améliorer et de parler de nous dans leurs propres réseaux sociaux dans le Web.

Ah oui, un blog peut-être destiné à des clients ou des partenaires externes dans un environnement Web ouvert et/ou à des « clients » internes à l’organisation dans un environnement Web privé.

Ceci dit, devriez-vous démarrer votre blog d’affaires?

En fait, c’est la question à l’origine du billet de Ed. Ce qui m’a plu, c’est qu’il propose un plan pour tester vos habilités et votre intérêt à bloguer.  Idéalement et comme une équipe est toujours à son image, c’est le chef d’entreprise qui devrait se pratiquer pour « goûter » au potentiel de ce média bi-directionnel.  Même s’ils ne sont pas nombreux, vous pourriez vous inspirer des blogs de Yves Carignan et de Michel-Edouard Leclerc .

Je sais, ce ne sont pas tous les chefs d’entreprises qui ont le goût ou le talent pour l’écriture.  Un blog corporatif pourrait très bien être géré par quelqu’un d’autre dans l’organisation.  Un blog peut également être le fruit d’un collectif d’auteurs sélectionnés.  Finalement, il existe même des entreprises spécialisées pour rédiger le contenu pour d’autres.

Comme dirait encore Philippe Martin, « N’ayez pas peur! ».   Vous pourriez vous laisser prendre au jeu.  Qu’en pensez-vous?

Vendre, c'est éduquer!

Et vice versa!

Partant du principe qu’un client éduqué est un meilleur client, je m’intéresse aux initiatives visant à adapter la dynamique de communication de l’Internet à des fins pédagogiques.   C’est pourquoi, en plus de Florence Meichel dont je vous avais parlé dans mon billet sur Delicious, les Mario Asselin, Patrick GirouxFrançois Guité, Karl Kapp et Steve Hargadon m’inspirent pour améliorer mes habiletés et pour bonifier ma réflexion dans ce domaine.

À propos de Florence, répertorier toutes ses traces laissées dans l’Internet relève d’un travail à plein temps.  Je vais simplement mentionner que, en plus d’alimenter plusieurs blogs, elle est la fondatrice et « l’âme » d’un réseau que j’apprivoise progressivement:  Apprendre2.0.

Le commerce étant essentiellement des communications menant à une transaction, la différence entre enseigner et vendre réside simplement dans la nature de la transaction et du mode paiement entre les personnes impliquées.

Pour que les dirigeants puissent savoir profiter au maximum du Web, il faut d’abord qu’ils améliorent leur savoir relatif à cet environnement d’affaires internationales.   Je prends donc le pari qu’en m’améliorant comme éducateur, je serai un meilleur vendeur du potentiel en développement des affaires profitables dans l’Internet (ou le Web).

Internet ou le Web: des paradigmes à faire évoluer pour transiger!

Je côtoie régulièrement des entrepreneurs et des chefs d’entreprises de PME / PMI manufacturières et de services.  J’ai un profond respect pour leur passion, leur ingéniosité et leur contribution majeure à notre richesse collective.   Toutefois, je réalise qu’en 2009, leur compréhension de l’Internet ou du Web n’a pas vraiment évolué et qu’elle est presqu’au même point qu’à l’apparition du www.

Pour leur permettre de profiter réellement du potentiel d’affaires et commercial dans l’Internet(Web), à partir de mes propres expériences de transactions sécuritaires et rentables depuis 1996, voici quelques observations qui sont, à mon humble avis, autant de paradigmes à faire évoluer pour les dirigeants.

#1 Internet ou le Web n’est pas un média, mais un environnement!

Certains initiés se rappelleront des discussions passionnantes aux rencontres de Constellation W3.  Je me souviens entre autre d’une présentation où l’animateur comparait Internet ou le Web à un espace.  J’avais alors affirmé qu’Internet(Web) s’apparentait davantage à un environnement où de multiples espaces sont influencés par ses habitants, la température ambiante, la pression atmosphérique, les écosystèmes environnants, …

Internet(Web) n’est pas un « câblodistributeur », une boîte postale, un méga répertoire ou un méga Minitel.  Internet(Web) est comme un « nouveau monde » à apprivoiser.  Dans l’Internet(Web), il existe de multiples sous-environnements avec des cultures d’utilisation différentes .  La culture des blogs est différente de celle des wikis, des idéagoras, de Facebook, d’Amazon, de Ebay, de Craiglist, d’Alibaba, de Merx et de tous les autres environnements Web disponibles et en mutation.

Certaines composantes peuvent être considéré comme un média (blogs, sites, Facebook, …).  Toutefois, comment peut-on considérer un centre d’affaires électroniques comme Quadrem visant à optimiser le transfert des données sur des systèmes ERP (logiciel de gestion des ressources d’une entreprise) comme un média?  Est-ce qu’une plateforme d’enchère inversée est un média?

Internet(Web) est davantage un environnement où un individu circule d’un espace à un autre dans une langue commune selon ses intérêts et où une donnée informatique circule d’un système à un autre dans un langage de programmation commun suite à une entente.

#2 L’acheteur (requérant d’information) veut et peut diriger le dialogue dans l’Internet(Web)!

Google est actuellement l’acteur dominant dans l’Internet(Web).  Sa page d’accueil n’offre pas de produit ou de service, mais une puissante capacité de forage de données dans l’Internet(Web);  un panneau de contrôle au requérant d’information et à l’acheteur de produits/services.

Lorsque les acheteurs corporatifs utilisent Google principalement pour trouver de nouveaux fournisseurs à l’international, lorsque les jeunes ne savent même pas ce qu’est un bottin Pages Jaunes pour trouver un commerce local, si vous n’êtes pas repérable dans l’Internet(Web), vous n’existez tout simplement pas dans cet environnement;  internationalement ou localement.   Vous êtes mieux de bien servir vos clients actuels jusqu’au moment où ils trouveront assurément un autre fournisseur pouvant leur livrer les résultats recherchés plus efficacement, plus rapidement et plus économiquement.

En écoutant la radio ou la télévision, à moins que de « zapper » à un autre canal,  nous acceptons tacitement de nous faire « pousser » la publicité.  Dans l’Internet(Web) il en va tout autrement.  Internet(Web) ne doit pas servir à pousser un message aux clients actuels ou potentiels, mais bien à accueillir et servir chaque client « payant » en lui donnant ce qu’il veut au rythme qu’il désire.  En ce sens et contrairement au mass-média, Internet(Web) est un environnement « pull » où le client est en contrôle et n’accepte pas de se faire imposer une information non sollicitée.

#3 Internet(Web) se développe selon les intérêts et la langue des individus;  non des endroits géographiques où ils se trouvent!

Bon, je m’attends déjà que des spécialistes comme Luc Vaillancourt veuillent me torpiller sur cette affirmation.  Je conviens que la « géolocalication » peut rassurer et constituer un facteur de qualification stratégique pour un acheteur.

Toutefois, dans son processus initial de recherche et considérant que le nombre des mots clés utilisés dans une recherche Web dépasse rarement plus de deux, ce sont des mots clés associés aux bénéfices recherchés dans sa langue que le requérant met dans la fenêtre de Google pour une recherche de fournisseurs à l’international;  non l’endroit d’où le résultat peut provenir.

Dans un marché linguistique, plus un produit ou un service est numérisé et qu’il se livre par l’Internet(Web), plus votre compétition est internationale.  Ne comprenant pas cette nuance et continuant à gérer leurs stratégies de développement international sur des bases géographiques, les sociétés (francophones surtout) laissent beaucoup d’argent « sur la table » et n’ont aucune idée des actions de leurs compétiteurs dans l’Internet(Web).

Cette situation est davantage lié à un frein culturel.  L’information, le potentiel et les risques sont là et réels, ils ne les voient tout simplement pas.

#4 Les dirigeants ont démissionné – la progression technologique est plus grande que leur capacité d’assimilation.

Confortable dans la façon de gérer leurs affaires, c’est surtout par résistance au changement qu’ils n’investissent pas à comprendre en profondeur cet environnement qui leur semble nébuleux et chaotique.  Ils sont également confus d’entendre tous ces acroynymes et buzzwords qui changent au rythme de professionnels qui souhaitent s’imposer dans cet environnement.

Parce qu’il faut utiliser un ordinateur pour en profiter, leur attention est malheureusement et surtout attirée vers la dimension technologique de cet environnement et moins sur la compréhension des nuances entre les dynamiques transactionnelles traditionnelles et celles qui se développent « naturellement » dans l’Internet(Web).  La cerise sur le sundea, ce sont les mass-media qui tentent de leur faire croire qu’Internet(Web) est un média comme les autres où un placement publicitaire peut leur rapporter.  Ces mass-medias ont eux-mêmes des paradigmes à faire évoluer pour en profiter.

Ceci étant dit, les dirigeants confient souvent leurs décisions stratégiques en développement dans l’Internet(Web) à des experts en technologie.  Lorsque le succès d’une entreprise est fonction, et dans l’ordre, de ses R.H. (compétences et passion), de ses processus « lean » et de ses technologies, confier cette responsabilité à un expert technique c’est comme confier la construction de sa maison à un électricien plutôt qu’à un architecte ou porter davantage attention sur le coffre à outils que sur le plan de la maison.

Les dirigeant possèdent la vision de leurs entreprises et le talent de diriger leurs équipes.  Pour obtenir du succès, ils doivent donc établir et contrôler la stratégie d’affaires et de commerce dans l’Internet(Web) et ne pas la confier uniquement à leurs experts en technologies de l’information (T.I.) ou du Web.

En actualisant leurs connaissances et leur maîtrise de cet environnement, ils pourront savoir quelles compétences sont à valoriser dans leurs équipes et quels processus d’affaires doivent être actualisés pour livrer des résultats au rythme des clients dans l’Internet(Web).  Par la suite, ils pourront mieux sélectionner et gérer le cadre technologique nécessaire pour obtenir les succès profitables dans l’Internet(Web).

#5 Les bases cognitives des dirigeants sont dangereusement déficientes.

Cette observation s’applique autant aux chefs de PME / PMI, aux conseillers en développement économique sur le terrain et à nos politiciens.  J’ai également fait cette observation avec des chefs d’entreprise français et roumains récemment.  Lorsqu’on sait qu’une équipe ou une société est à l’image de son chef, l’entrevue avec celui qui est pressenti pour être le prochain secrétaire d’état à l’économie numérique en France a de quoi inquiéter.  Au Québec, on n’a même pas l’ombre d’un poste similaire au gouvernement.

Ne disposant pas de la connaissance nécessaire, nos dirigeants ne se fient qu’à des vendeurs de technologies et ne peuvent donc pas orienter adéquatement leurs stratégies d’affaires dans l’Internet(Web).  Leurs investissements Web (ou T.I.) sont trop souvent des coups d’épées dans l’eau.

Ils sont généralement incapables actuellement d’identifier et, encore moins, de profiter des opportunités d’affaires disponibles dans l’Internet(Web).

En conclusion

Pour transiger de façon rentable dans l’Internet, l’alphabétisation Web de nos dirigeants est essentielle et incontournable.  Par alphabétisation Web, je fais référence à l’apprentissage du cadre sémantique ainsi que des dynamiques de communication permettant de transiger de façon sécuritaire et profitable dans l’Internet(Web).

Même sans le contexte économique difficile qui nous affecte présentement, les dirigeants se doivent d’investir dans leur propre formation pour profiter au maximum de cet environnement de réseautage et de communication entre humains et systèmes qu’est l’Internet(Web).

Plusieurs PME/PMI sont dans à un cul-de-sac dans les labyrinthes traditionnels de leurs industries.  Leur volume de vente diminue et ils se demandent « Qui a piqué mon fromage? »  Le « fromage » change progressivement de place et se retrouve dans cet autre labyrinthe à apprivoiser qui s’appelle Internet(Web).

C’est dans cet environnement que les acheteurs corporatifs recherchent leurs nouvelles sources d’approvisionnement localement et internationalement.  Y êtes-vous et êtes-vous en mesure de livrer des résultats selon leurs attentes, à leur rythme et à chaque clic?

Pour vous aider et pour bonifier vos connaissances sur le sujet, le contenu des experts figurant dans mon blogroll (dans la colonne droite de ce blog) et les signets d’environnements Web partagés dans mon compte Delicious qui continueront d’évoluer sont des ressources précieuses à votre disposition.

Si vous souhaitez rencontrer et échanger de façon amicale avec des blogueurs et des passionnés des affaires dans l’Internet(Web), sachez que vous êtes le bienvenu dans les YULBIZ de Montréal, Paris, Bruxelles, Bordeaux, Strasbourg, Genève, Lille, le SWAFF de Québec ou les Webschool-Orléans.

Selon vous, quels autre paradigmes limitent nos dirigeants de PME/PMI et nos politiciens à s’intéresser véritablement et à profiter pleinement de cet environnement de communications et de transactions qu’est l’Internet(Web)?