Archives février 2010
L’impact de la nouvelle orthographe! (7/7)
Ma vision de chef d’entreprise
L’importance de la qualité de la langue
Comme je le soulignais dans le premier billet de cette série, la maîtrise de la langue est fondamentale et révélatrice de notre identité sur le Web…et en dehors! Dans le Web, le contenu prime et influence directement le jugement du lecteur. Dans ce contexte, la qualité de l’orthographe des mots constitue un facteur majeur de qualification de l’auteur du message.
Le prix de cette hésitation sur notre crédibilité
Contrairement à mon frangin français, ce qui me dérange, ce n’est pas tant que les règles s’actualisent (le français contemporain a beaucoup évolué depuis son origine), mais le fait que nos gouvernements n’investissent pas massivement dans la promotion de cette nouvelle orthographe.
Qu’est-ce qui motive leur immobilisme? Le manque de vision des leaders? Une stratégie nébuleuse ou improvisée d’implantation progressive?
Imaginez les scénarios suivant:
Un jeune étudiant décide de composer une lettre de présentation et son curriculum vitae avec la nouvelle orthographe. Le chef d’entreprise qui n’a jamais ou qui a vaguement entendu parlé de cette réforme a finalement le choix entre deux candidats:
• le premier qui a composé son document correctement avec la nouvelle orthographe, même s’il a fait mention au début de sa lettre que c’était la référence utilisée; ou
• celui qui a rédigé son document dans une orthographe “confortable” pour le décideur.
Qui croyez-vous aura le poste?
Si j’écrivais mes billets avec la nouvelle orthographe, sachant que mon client cible est un chef d’entreprise d’expérience qui ne connaît probablement pas l’existence de ces modifications, quel jugement porterait-il sur ma crédibilité? Quel impact cela aurait-il sur le développement de mes affaires?
Est-ce que la rédaction d’un contrat dans la nouvelle orthographe sèmerait un doute sur la crédibilité de la partie qui propose l’entente et, conséquemment, menacerait la conclusion de celle-ci?
Évidemment, il est fondamental que l’émetteur et le récepteur dispose d’une même référence pour éliminer ces risques.
Urgence de sensibiliser la population et les chefs d’entreprises
À la lumière des billets précédents, je considère le manque de leadership de nos institutions scolaires complètement inacceptable.
À tous les niveaux, nos gouvernements doivent donner l’exemple; ça presse! Que ça soit dans leurs propres documents et dans leurs promotions Web ou non, nos gouvernements doivent préparer le terrain et diffuser cette nouvelle orthographe massivement pour éliminer cette ambiguïté pouvant avoir des effets négatifs pour le développement des carrières et des affaires.
Progressivement, la population passera alors du SAVOIR que ça existe, au SAVOIR-FAIRE dans ses rédactions et au SAVOIR-ÊTRE commun dans la façon de juger de la qualité d’un texte… et de son auteur.
Pour vous initier et vous guider
- La qualité de la langue fait partie de l’identité numérique.
- Émission de TV (13 minutes)
- Mini-guide (.pdf)
- La langue - tout un plat! (billet de Sylvain Bérubé)
- Rectification orthographique
- L’Académie française et les recommandations orthographiques
Merci pour cette expérience de co-création!
J’aimerais simplement remercier ma soeur, mon frère, ma nièce, mon neveu et ma fille pour avoir vécu ensemble cette première co-création familiale. Je suis extrêmement fier de vos contributions et d’être votre frère, oncle ou père.
Nos billets laissent des traces sur une réflexion qui, j’espère, inspirera nos dirigeants politiques à donner l’exemple dans les meilleurs délais possible.
P.S.
Ce billet fait partie d’une co-création familiale expliquée dans le premier figurant dans cette liste.
- 1/7 Luc - chef d’entreprise - Il était une fois, lors d’un souper chez mes parents…
- 2/7 France (soeur) - enseignante (Québec) - Dois-je enseigner la nouvelle ou l’ancienne?
- 3/7 Sylvain (frère) - enseignant (France) - La nouvelle orthographe, comment l’aborder?
- 4/7 Émilio (neveu) - élève 1er secondaire - La nouvelle orthographe, la quoi?
- 5/7 Noémie (nièce) - élève 2e secondaire - La nouvelle orthographe, devrais-je l’apprendre?
- 6/7 Myriam (fille) - étudiante universitaire en enseignement - La nouvelle orthographe: un mythe, une rumeur, une réalité cachée?
“Comment réussir ses ventes sur le Web” le 24 février prochain à Sherbrooke
Diane Nadeau et moi avons participé à une courte entrevue radiophonique à Radio-Canada Estrie pour traiter du Web comme levier pour le développement des affaires des PME. Voici d’ailleurs une photo qui témoigne de notre complicité en pleine action dans le studio.
L’entrevue visait surtout à donner le goût aux chefs d’entreprises de participer à une activité de formation organisée par le Centre d’entrepreneurship Dobson-Lagassé associé à l’université Bishop. Voici les détails de la conférence que nous donnerons à des entrepreneurs curieux d’apprivoiser le Web comme environnement stratégique pour le développement de leurs affaires et en quoi.
Prochain FOCUS20 - Mentorat 2.0 au profit des nouvelles et des anciennes entreprises
La synergie entre professionnels du Web et chefs d’entreprises au Québec qui s’installe autour de FOCUS20 ne cesse de m’impressionner.
Suite à l’offre d’une entrepreneur passionnée de venir animer notre prochaine rencontre “off-line” et quelques échanges au début pour bonifier sa réflexion, Kim Auclair a déployé une énergie remarquable pour préparer un “crowdsourcing” avec des participants de plusieurs horizons sur un tout nouveau concept: le mentorat 2.0.
Vous trouverez tous les détails dans ce billet. J’aimerais souligner l’exploitation par Kim de la fonction Buzz de Google pour préparer cette soirée. Les échanges de ce Buzz et une invitation à les poursuivre se retrouve dans son blog.
Le commentaire d’un mentor de la Fondation de l’entrepreneurship m’a particulièrement frappé en exprimant le souhait d’être à la fois mentor et mentoré dans un éventuel programme de mentorat 2.0. J’ai hâte aux échanges que nous aurons le 4 mars prochain.
Plusieurs leaders seront des nôtres. Y serez-vous?
Hôtel Le Dauphin - Drummondville
MENTORAT 2.0
AU PROFIT DES NOUVELLES
ET DES ANCIENNES ENTREPRISES

Soirée animée par:
Kim Auclair

Entrepreneure Web: www.kimauclair.ca
info@kimauclair.ca |@kimauclair
Gestion de projet Web + Création, animation
et gestion de communauté Web
Fondatrice de MacQuébec
Objectif de la soirée: Amener les participants à réfléchir sur une nouvelle forme de mentorat peu exploitée au Québec, puis trouver de nouveaux collaborateurs et/ou partenaires intéressés à co-développer le projet.
Pourquoi explorer cette thématique?
Aujourd’hui, le Web est un environnement où le citoyen veut et peut diriger le dialogue. Le Web se développe selon les intérêts et la langue des individus… et non selon les endroits géographiques où ces mêmes individus se trouvent! La progression des technologies étant plus grande que leur capacité d’assimilation, plusieurs dirigeants ont malheureusement laissé tomber le Web. Conséquemment, le niveau de connaissances Web de ces mêmes dirigeants est extrêmement faible et ne leur permet pas d’en profiter pleinement.
Source: internet ou le web des paradigmesafaire évoluer pour transiger
Les plus jeunes, quant à eux, font bon ménage avec le Web. Ils utilisent les technologies pour jouer, pour communiquer, pour apprendre, pour bâtir des réseaux de relations, pour s’informer, etc. L’Internet est une deuxième nature pour eux.
Source: Revue Gestion 2004 - Vol 9 no 3 p.20-27
Afin de répondre à ces deux problèmes, nous vous invitons à venir réfléchir avec nous sur une nouvelle forme de mentorat peu exploitée au Québec: le mentorat 2.0.
Le concept du mentorat d’affaires - soit celui auquel nous sommes habitués - se définit tel un entrepreneur expérimenté (mentor) qui accompagne un plus jeune (mentoré), ce dernier s’étant déjà lancé ou désirant se lancer dans le monde des affaires.
Dans un esprit de co-création propre aux environnements Web 2.0 et dans le but de profiter de la synergie des professionnels qui seront présents lors de cette soirée, nous vous proposons d’explorer une nouvelle formule de mentorat - ladite formule s’inspirant d’un concept déjà existant chez nos amis les Anglais: le mentorat inversé. Ce type de mentorat consiste simplement à jumeler un employé à un chef d’entreprise, ceci dans le but de lui transmettre ses connaissances sur les nouvelles technologies.
Comme notre vision est légèrement différente, nous vous proposons de nommer cette formule “mentorat 2.0” - du moins, pour le moment. Vous l’aurez sûrement deviné: cette formule originale misera sur une relation “gagnant-gagnant” entre un plus jeune et un plus vieux, lesquels seront, tour à tour, mentor et mentoré.
Le but du mentorat 2.0 est de ramener l’équation à des principes d’affaires fondamentaux, et de lier les environnements, les stratégies et les outils Web à ces mêmes principes - ceci afin de permettre aux chefs d’entreprise de reprendre confiance dans un univers où c’est plutôt le client qui a le contrôle.
Ce modèle de mentorat permettra également au plus jeune d’en apprendre davantage sur le monde des affaires, et de s’initier à l’entrepreneuriat plus rapidement. Nous croyons aussi que la relation sera bénéfique pour le chef d’entreprise souhaitant innover dans son secteur d’activités.
Ce Focus 20 aura donc pour but de nous amener à explorer ensemble une nouvelle forme de mentorat peu exploitée au Québec.
Co-fondé par Chantal Beaupré et Luc Gendron, FOCUS 20 est un réseau de professionnels du Web et de chefs d’entreprise exploitant ou souhaitant exploiter des applications Web 2.0 pour le développement d’affaires. En complément des groupes Facebook et Linkedin, les rencontres “offline” se tiennent généralement le 1er jeudi de chaque mois, à l’Hôtel Le Dauphin de Drummondville. Chaque rencontre débute à 17h00, et se poursuit vers 18h15 avec un souper thématique à même le restaurant de l’Hôtel. Chacun paie pour ses consommations, sans plus!
RÉSERVEZ VOTRE PLACE DÈS MAINTENANT!
Rassurez-vous, ces informations resteront totalement confidentielles. De fait, elles ne serviront qu’à calculer le nombre de participants pour le souper, puis à nous simplifier le travail de préparation de votre badge d’identification.
Au plaisir de vous accueillir!
Kim Auclair - @KimAuclair
Chantal Beaupré - @ChantalBeaupre
Luc Gendron - @Aryane
L’impact de la nouvelle orthographe! (6/7)
Tel père, telle fille!
Ma fille Myriam - étudiante 2e année à l’Université de Montréal en éducation primaire et pré-scolaire
La nouvelle orthographe: un mythe, une rumeur, une réalité cachée?
La nouvelle orthographe! Pour ceux qui la connaissent, il ne faut pas encore l’utiliser sans au préalable avertir les lecteurs. Donc, j’avertis tous les lecteurs: ce billet est écrit avec la nouvelle orthographe.
Eh oui, même à l’université, dans le baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire, il nous faut, nous, étudiants et étudiantes de ce programme, avertir nos professeurs avant de leur remettre un travail. Étrange pour des personnes qui seront amenées à enseigner cette nouvelle orthographe!
Certains de mes collègues d’études n’en ont même jamais entendu parler ou bien seulement comme une rumeur. Lors des travaux en équipe, si j’ai le malheur d’écrire ma partie avec la nouvelle orthographe, ce sera vite rectifié par mes coéquipiers qui ne voudraient pas risquer que le professeur nous enlève des points à cause des fautes de français, car nous ne sommes pas certains que ces dits professeurs connaissent l’existence de cette orthographe.
Pourtant, cette fameuse orthographe est merveilleuse! Fini la question des “tirets ” entre les chiffres d’un nombre écrit en lettre (avant les centaines? Après les milliers? Etc.), maintenant, il y en a partout! Les exceptions bizarres qui n’ont aucune logique: fini! Les accents circonflexes pour certains verbes à la troisième personne du singulier: fini! Une grammaire et une orthographe plus simple à apprendre pour tous, qui a-t-il de mal à cela?
Pourtant, encore beaucoup de personnes sont réfractaires à ce changement. L’université où j’étudie n’a même pas osé prendre position. Comment pouvons-nous faire un choix si l’institution qui forme les futurs enseignants et les futures enseignantes ne sait que faire?
Certains cours acceptent les deux orthographes, l’ancienne et la nouvelle; d’autres ne s’affirment pas, il revient à chaque étudiant de s’insurger contre des points enlevés à cause de l’utilisation de la nouvelle orthographe, et d’autres encore refusent complètement la nouvelle orthographe.
L’examen de français écrit que doivent passer tous les étudiants qui veulent devenir enseignants ou enseignantes est corrigé exclusivement avec l’ancienne orthographe. Gare à ceux qui oseraient protester, cela n’y changerait rien. Alors, je vous lance la question, à tous ceux que cela intéresse: que pouvons-nous faire?
P.S.
Ce billet fait partie d’une co-création familiale expliquée dans le premier figurant dans cette liste. Les billets seront hyperliés progressivement au moment de leur publication.
- 1/7 Luc - chef d’entreprise - Il était une fois, lors d’un souper chez mes parents…
- 2/7 France (soeur) - enseignante (Québec) - Dois-je enseigner la nouvelle ou l’ancienne?
- 3/7 Sylvain (frère) - enseignant (France) - La nouvelle orthographe, comment l’aborder?
- 4/7 Émilio (neveu) - élève 1er secondaire - La nouvelle orthographe, la quoi?
- 5/7 Noémie (nièce) - élève 2e secondaire - La nouvelle orthographe, devrais-je l’apprendre?
- 6/7 Myriam (fille) - étudiante universitaire en enseignement - La nouvelle orthographe: un mythe, une rumeur, une réalité cachée?
L’impact de la nouvelle orthographe! (5/7)
Ma nièce Noémie - élève au 2e secondaire
La nouvelle orthographe est le sujet de toute une controverse. Faut-il l’appliquer immédiatement ou attendre l’obligation de le faire? L’an dernier, mon enseignante de français en secondaire 1 ignorait le contenu de celle-ci. Elle était dans l’incapacité de nous l’enseigner. Il fallait donc lui apporter une preuve, dans un livre de référence, pour lui justifier ce qui n’était pas des erreurs, mais bien un texte écrit avec la nouvelle orthographe.
Cette année, en secondaire 2, mon professeure de français nous l’enseigne. Lorsque nous faisons des cours théoriques, elle nous explique, s’il y a lieu, les modifications apportées à une règle orthographique, par la nouvelle orthographe. Elle écrit souvent avec celle-ci, mais je doute fort que les élèves de mon âge tentent de l’apprendre. Certains professeurs ignorent totalement cette nouvelle orthographe même si celle-ci touche leur matière.
Mon amie m’a dit qu’elle n’avait pas l’intention de l’apprendre, tout simplement parce qu’elle était déjà assez mélangée avec l’ancienne orthographe. Les professeurs acceptent néanmoins les deux. Par contre, certains abusent de cette marge de manœuvre pour justifier leurs erreurs par la nouvelle orthographe même s’ils ignoraient complètement ces nouvelles règles.
Pour ma part, je trouve que l’apprentissage de la nouvelle orthographe est très important. De cette façon, nous aurons une base si celle-ci devient obligatoire. Elle simplifie tellement l’orthographe, sans pour autant la changer du tout au tout. Alors pourquoi me casserais-je la tête à savoir où mettre des traits d’union entre les chiffres, si je sais parfaitement qu’avec la nouvelle orthographe, il y en a partout?
P.S.
Ce billet fait partie d’une co-création familiale expliquée dans le premier figurant dans cette liste. Les billets seront hyperliés progressivement au moment de leur publication.
- 1/7 Luc - chef d’entreprise - Il était une fois, lors d’un souper chez mes parents…
- 2/7 France (soeur) - enseignante (Québec) - Dois-je enseigner la nouvelle ou l’ancienne?
- 3/7 Sylvain (frère) - enseignant (France) - La nouvelle orthographe, comment l’aborder?
- 4/7 Émilio (neveu) - élève 1er secondaire - La nouvelle orthographe, la quoi?
- 5/7 Noémie (nièce) - élève 2e secondaire - La nouvelle orthographe, devrais-je l’apprendre?
- 6/7 Myriam (fille) - étudiante universitaire en enseignement - La nouvelle orthographe: un mythe, une rumeur, une réalité cachée?

