Rôle des grands-parents curieux en éducation

Depuis la naissance des mes petites-filles et surtout à l’aube de leur entrée dans le “système scolaire”, une question m’habite:

Si et comment les grands-parents curieux peuvent être des vecteurs et des acteurs d’innovations pédagogiques et numériques dans leur région?
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Pourquoi cette question?  

Je suis inquiet.

  • de la lenteur avec laquelle le système d’éducation s’adapte aux réalités et aux défis du 21e siècle;
  • d’un système qui privilégie la docilité plutôt que la créativité;
  • d’une pédagogie mésadaptée pour les curieux débordant d’énergie et disposant d’intelligences différentes;
  • du manque d’espaces-temps aux enseignants pour exploiter leur curiosité et rester des apprenants inspirants en continue pour nos enfants;
  • de la peur, l’analphabétisme, l’illitératie et l’amétropie numérique chez la majorité des parents, des directions, des enseignants et de leurs maîtres à l’université;
  • du virage numérique que doit prendre la direction de ma commission scolaire sans repères.

Jusqu’à présent, cette question m’a permis de découvrir d’autres curieux(ses) passionnés(es) avec qui j’ai de plus en plus de plaisir à collaborer en tant que papy 4.0 😉

Elle a aussi motivé ma 4e participation à Clair en janvier dernier. Au fur et à mesure que je la partageais dans les corridors, de plus en plus de gens ont converti leur étonnement par : hum … pourquoi pas?

Pourquoi les grands-parents?

Parce que nous avons une perspective unique sur l’éducation.  Nos enfants ont généralement complété leurs parcours “traditionnels”.  Nous avons un regard plus critique sur nos bons et moins bons coups comme éducateurs.

Parce que nous avons exploré et plusieurs sont restés curieux.  Peu importe l’âge, les curieux ont l’esprit, le coeur et les sens ouverts pour intercepter des opportunités et découvrir de nouvelles choses sur eux, sur les autres et sur le monde qui nous entourent.

Parce que pour un grand-parent, ce n’est pas grave si un jeune se fracture un bras parce que la branche a cassé en voulant observer celle qui chavire son coeur lorsqu’il a 12 ans (cas vécu…).  Ce n’est pas grave si un jeune brise un outil ou s’il a endommagé la carrosserie de l’automobile sans se blesser. Ce n’est pas grave si il rate régulièrement le panier au basketball ou le but au hockey.  Ce n’est pas grave si la recette n’est pas aussi délicieuse qu’espérée.

Parce qu’un grand-parent a souvent un garage, une cuisine, un VTT, une auto ou un terrain qui permet d’expérimenter en toute confiance sans se sentir coupable si ça ne fonctionne pas comme voulu.  Il a un FabLab accessible pour prototyper et où il n’y a pas d’erreurs; que des opportunités. La confiance et les habiletés viennent en pratiquant; non en théorie.  

Pour la réussite éducative de nos petits amours

Parce que la réussite éducative a une autre signification pour nous.  Pendant que le ministère cherche à implanter une Politique vers la réussite éducative, je pose la question suivante à mes amis grand-parents et parents que je rencontre:

Lorsque vos enfants ont atteint la trentaine ou imaginez les à ce moment si vous êtes parents, quels sont vos indicateurs pour déterminer qu’ils ont ou auront réussi leur éducation?

Les diplômes?  Les notes? Les reconnaissances reçues?  Les phD sont-ils plus heureux et gagnent-ils plus que les électriciens?

N’est-ce pas plutôt leur bonheur basé sur leur capacité à communiquer, à calculer et à capitaliser sur leurs passions?  Leur capacité à lire, à comprendre, à critiquer, à créer, à écouter, à collaborer, à se diriger, à se protéger, à se débrouiller, à combler leurs besoins, … dans les espaces physiques et numériques?

Et si nous explorions ensemble?

Si l’éducation est la responsabilité des parents et l’instruction celle de l’école, où est la place des grands-parents?  Nous payons tous des taxes scolaires et nous resterons actifs plus longtemps que nos parents. Pourquoi ne pas contribuer activement?

Que pensez-vous d’un réseau stimulant pouvant appuyer les parents, les enseignants et les directions (écoles, commissions scolaires et ministère) pour penser et agir en réseaux? Nous pourrions devenir des actifs stratégiques pour l’éducation de nos petits amours.

Qui aimerait prendre un café, un thé ou une bière pour discuter entre grands-parents curieux?  Faites-moi signe!

Merci de partager!

 

Propulser votre réseau en mode OFFLINE

Voici la présentation que j’ai eu le plaisir de partager aux participants de Identity Camp hier soir.  Nos communications « offline » influencent et propulsent nos communications ainsi que notre réseau de contacts « online »! Ce fut un privilège de partager la tribune avec Sylvain Carle.

Joyeuses St-Valentin à toutes et à tous…offline 😉

Pour un réseau florissant, arrose tes plantes!

C’est le billet Blogue – Bienvenue dans le monde du silence 2.0 de Pierre Fraser d’AxonPost qui m’a stimulé à poursuivre ici.  Comme quoi, on ne sait jamais l’impact qu’aura ce qu’on publie dans le Web.   En commentaire à son billet, je lui ai partagé ceci:

« Si le langage est source de malentendus, le silence est source d’interprétation. Le silence “parle” davantage qu’on ne le pense.  Ce n’est pas parce qu’un blog n’a pas de commentaire qu’il n’a pas d’impact. Ce n’est pas parce qu’un blog n’attire pas 10 000 lecteurs qu’il n’a pas d’impact non plus. S’il “nourrit” quelques “oiseaux rares”, il peut contribuer à générer un puissant “point de bascule” (Malcom Gladwell).

J’aimerais simplement te partager une analogie faite par un conférencier (Sylvain Boudreau) sur le réseautage traditionnel qui m’inspire encore aujourd’hui. Ce qu’il disait c’est que chaque communication faite à un de tes contacts est comme arroser une plante après avoir semé une graine.  Lorsque tu y verses ton eau et ton amour, rien ne se passe. Même chose la journée suivante et ainsi de suite. Cependant, un jour tu réalises que la plante a drôlement grandi et qu’elle produit de magnifiques fleurs. C’est comme ça que je vois mon blog.

Alors, continue d’arroser ta “plante”. Avec la bonne terre et la passion qui te caractérise, ça sera étonnant les fruits qui en résulteront! »

Arroser les réseaux qui nous entourent!

Que ce soit pour nos amours, notre famille, nos amis ou nos contacts d’affaires, si on ne les « arrose » pas, nos relations risquent de sécher.   À l’autre extrême, si nous les « noyons » de trop d’information ou d’amour, il risque de mourir également.  C’est la même chose pour un site, un blog ou un réseau social.  C’est la fréquence et la qualité « d’arrosage » qui est au cœur du succès pour ses participants et de la pérennité du réseau.

On ne sait jamais!

En revenant du SWAFF hier soir, j’ai un ami qui m’a fait signe via Skype pour me partager son doute sur l’efficacité de son blog démarré tout récemment.  Après ses 4 premiers billets, il n’a eu qu’un maigre commentaire.

Je lui ai fait prendre connaissance du billet de Pierre pour lui faire comprendre que le silence de son auditoire n’est pas un signe de désinterressement.   De plus, je lui ai mentionné que son auditoire cible n’est pas principalement composé de « naturels » dans le Web et qu’il doit contribuer à leur courbe d’apprentissage.  En passant, son commentaire provenait d’une référence nord-américaine dans cette profession.  Pas mal Daniel! 😉

Il m’a appelé ce matin.  Sans le savoir, le billet de Pierre et nos échanges l’on beaucoup rassuré.  Il sera des nôtre à Drummondville jeudi prochain.

Semer d’abord!

En écrivant ce billet, je pensais à tous les leaders qui animent ces réseaux « physiques » entre professionnels des blogs et du Web.  En plus de nous permettre de découvrir d’autres passionnés(es), ces réseaux bonifient nos communications sur le Web et vice versa.  C’est dans cet esprit que Diane Nadeau et moi avons semé cette graine mercredi soir à Sherbrooke.  Nous sommes déjà à préparer le plan pour un « arrosage » en juin avec Pierre-Claude Roy et André Gauthier.