Catégorie : Qualifier

L’impact de la nouvelle orthographe! (3/7)

Mon frère Sylvain – enseignant aux niveau primaire et universitaire en France

La nouvelle orthographe, comment l’aborder?

Les plus jeunes, eux, n’ont pas hésité à travestir la langue écrite pour leur usage qui n’est autre que la communication, pas l’expression. Et cette communication se fait en temps réel, c’est-à-dire qu’elle implique un retour immédiat, lui aussi tronqué et libéré de toutes contraintes orthographiques. Le but étant de se faire comprendre, leur langue écrite est donc centrée sur l’émetteur, sans se soucier du récepteur et pourtant les deux partagent le même code. Et c’est là toute la problématique de la énième réforme proposée sur l’orthographe française.

Dans tout échange langagier, le code doit être commun entre le départ et l’arrivée. On arrive même à comprendre pourquoi on écrit: Elles se sont dit; et Elles se sont vues.  La réforme propose de niveler les difficultés et de faire en sorte que les rédacteurs puissent simplifier la forme et se concentrer davantage sur le fond. En France, cette approche en laisse plus d’un perplexe. Nombreux sont ceux qui restent attachés à la beauté graphique d’une orthographe classique et la réforme ne décolle pas. Aucune directive n’est d’ailleurs donnée par le ministère de l’éducation en ce sens.

Dans mon entourage professionnel, les avis convergent vers le même constat, celui de dire que si on laisse faire, les dégâts seront irrémédiables et on ne reconnaîtra plus la langue écrite. Pour le moment, le respect du code inculqué depuis l’enfance demeure la norme. Même les professeurs d’autres matières que le français pénalisent les élèves qui soumettent des travaux écrits dont les règles syntaxiques et grammaticales ne sont pas appliquées. C’est aussi là où on voit l’écart entre la pratique de l’écrit chez de nombreux jeunes et celle de leurs aînés et tuteurs.

Si l’écrit se métamorphose, il risque d’entraîner une dégradation de la langue orale. On peut déjà constater la suppression de la forme interrogative: « T’as fait quoi hier? » au lieu de « Qu’as-tu fait hier? » ou « Qu’est-ce que tu as fait hier? ». Cet exemple montre comment les deux registres s’influencent. Cela peut même être néfaste, voire rédhibitoire, dans le cas d’un entretien d’embauche où les attentes quant au respect des règles sont précises.

Et l’Académie française dans tout ça?

Quant à la nouvelle orthographe, le fait que l’Académie française  la reconnaisse (et non l’adopte) ne signifie pas que le ministère de l’éducation nationale lui donne son aval. Ces deux entités ont toujours été indépendantes et l’une ne dicte pas à l’autre quoi faire. La reconnaissance n’implique pas l’application, contrairement à l’adoption. Ça veut dire que l’académie, dont le rôle le plus important reste la défense de la langue, reconnait l’existence de ces réformes sans pour autant recommander de les appliquer dans les fonctions littéraires; journalisme, enseignement, correspondances officielles ou d’affaires, publicité (quoiqu’en ce domaine, certaines libertés sont prises).

De plus, je ne vois pas d’ambigüité mais plutôt une levée de boucliers à l’encontre de ce qui est vu comme un amoindrissement de la qualité de la langue écrite. Beaudelaire, Camus, Balzac et tous les grands classiques, de même que tous les auteurs contemporains, ne laissent aucune place à ce changement. Le Québec y est-il plus favorable compte-tenu de la facilité qu’ont certains auteurs, et même des éditorialistes, à transcrire la langue orale? Ce n’est pas une critique mais le constat que je fais d’une réalité linguistique propre à chaque  pays.

De toute façon, une langue, c’est vivant, ça évolue, ça emprunte et ça prête aux autres langues, ça s’enrichit et ça s’appauvrit au fil des ajouts et des retraits dans son lexique. Il n’y a qu’à feuilleter le dictionnaire et à écouter autour de soi pour s’en apercevoir.

C’est un débat dont l’origine n’est pas récente et qui reste passionnant; une langue qui ne se métamorphose pas se nécrose, s’atrophie et meurt. Je souhaite tout le contraire à cette belle langue de chez nous.

En conclusion, ne disez pas disez, disez dites!

P.S.

Ce billet fait partie d’une co-création familiale expliquée dans le premier figurant dans cette liste.  Les billets seront hyperliés progressivement au moment de leur publication.

L’impact de la nouvelle orthographe ! (2/7)

Ma soeur France – enseignante au niveau primaire au Québec

Dois-je enseigner la nouvelle ou l’ancienne?

Enseignante au primaire depuis 1989, j’ai eu la chance de participer à différents congrès de l’AQEP (Association québécoise des enseignants du primaire).  L’an dernier, je suis allée à Québec où se déroulait ce congrès et j’ai participé à un atelier sur la nouvelle orthographe.  En fait, c’est ma nièce, étudiante en enseignement, qui fut la première personne à me parler de cette nouvelle « mode ».  Je me rappelle avoir réagi car jamais comme enseignante je n’avais été mise au courant de ce nouveau phénomène par les conseillères pédagogiques de ma commission scolaire.

Cet atelier était animé par Chantal Contant,  linguiste et professeure de français à l’UQAM.  Elle m’a tenue en haleine pendant toute la durée de son exposé.  Elle nous expliquait les origines et les raisons de tous ces changements.  J’étais captivée et surtout fâchée de n’avoir jamais entendu parler de tout cela avant.  Si je n’avais pas choisi cet atelier, je serais probablement encore dans l’ignorance comme la majorité de mes collègues.

Dès lors, je ne pouvais plus enseigner à mes jeunes étudiants une orthographe qui, je savais, serait abandonnée dans les années à venir.  Comment aurais-je pu leur enseigner à écrire un nombre et à les pénaliser pour leurs traits d’union difficiles à retenir quand j’avais appris à les écrire d’une façon beaucoup plus simple et beaucoup plus logique.

À mon retour du congrès, j’ai questionné les conseillères pédagogiques de ma commission scolaire à ce sujet.  Ce qu’elles avaient à me répondre m’a déçue.  Elles m’ont expliqué que tous les volumes, les livres et les références disponibles pour les élèves étaient écrits avec l’ancienne orthographe et que nous n’étions pas équipés pour enseigner cette nouvelle façon d’écrire.   Qu’en est-il pour  » l’ancienne planète Pluton  »  qui n’en est plus une maintenant?  A-t-on attendu de corriger tous les volumes avant de parler de ce changement majeur?

Des outils de référence

Eh bien, pour ce qui est de la nouvelle orthographe, il existe des outils de référence qui contiennent tous les changements de celle-ci ainsi que des exercices pour les pratiquer.  Tous les enseignants du Québec auraient déjà dû recevoir ces outils ainsi que quelques nouveaux dictionnaires corrigés puisque le ministère de l’éducation vient de prendre position concernant ses examens de juin prochain soient ceux de 2010.  En effet, lors des prochaines évaluations du ministère, tous les enseignants de la province devront accepter les deux orthographes (l’ancienne et la nouvelle ).  Mais comment ferons-nous pour vérifier si l’élève fait une erreur ou si celui-ci utilise la nouvelle orthographe?  Est-ce que certains parents ayant été mis au courant de cette nouveauté seront meilleurs que les enseignants et feront passer ces derniers pour des incompétents?

En conclusion, rappelons que d’autres provinces dites « anglophones » nous ont déjà devancés pour ce qui est de l’acceptation de la nouvelle orthographe.  Étant la seule province francophone du Canada, je crois qu’il est temps que les commissions scolaires en partenariat avec le ministère de l’éducation  se mettent vite au travail afin que tout leur personnel soit informé de tous les changements de la nouvelle orthographe.  Cessons de faire les autruches et participons à ce mouvement qui permet à notre langue d’évoluer.

P.S.

Ce billet fait partie d’une co-création familiale expliquée dans le premier figurant dans cette liste.  Les billets seront hyperliés progressivement au moment de leur publication.

L’impact de la nouvelle orthographe! (1/7)

Il était une fois, lors d’un souper chez mes parents…

Nous discutions lorsque ma soeur, enseignante au niveau primaire, me parle de la nouvelle orthographe et de l’hésitation de la commission scolaire à statuer sur son enseignement dans les écoles.  Anticipant les défis que les jeunes pourraient éventuellement avoir plus tard, elle a pris l’initiative d’initier ces élèves à maitriser ces nouvelles règles.

Immédiatement j’ai dit Wô!  C’est quoi cette histoire de nouvelle orthographe.  Je me suis alors dit que c’est incroyable.  Je n’étais pas au courant et je ne « vois » aucun effort du gouvernement à diffuser ces nouvelles règles qui, pourtant, furent approuvées par l’Académie française il y a 20 ans.

Pour m’aider et mieux vous situer, ma sœur m’a proposé d’écouter une entrevue intéressante qui débute à 13 minutes de cette  émission.

La maîtrise de la langue – fondamentale à notre identité sur le Web…et en dehors!

Le Web se développe selon deux grands axes:  les intérêts et les langues.  Même si je ne suis pas linguiste, j’ai toujours porté une attention particulière à la qualité des mots utilisés.  Je ne veux absolument pas distraire le lecteur du message que je veux livrer.  Je cherche à être cohérent entre la qualité de ce que j’écris, de ce que je pense et de ce je fais.

La qualité des propos et de l’orthographe des mots ont toujours constitué un puissant facteur de qualification de l’émetteur d’un message:  Web ou pas.  Que ça soit dans un courriel, dans un gazouilli (Twitter), un forum de discussion ou pendant un clavardage, la qualité de la langue est révélatrice de la personnalité de l’auteur.

Pourquoi ne suis-je donc pas informé et quel est l’impact de cette nouvelle orthographe?
Oublions pour le moment les « penseurs » de l’Académie et de tous les ministères de l’éducation dans la francophonie.  Dans le but de répondre à ces deux questions, je vous propose un voyage « sur le terrain » qui fut aussi une aventure familiale extraordinaire

6 perspectives – 3 générations – 1 même famille!

Pour bonifier mon analyse de la situation, j’ai proposé à quelques membres de ma famille de me partager leur réflexion et leurs observations de l’application de cette nouvelle orthographe dans leurs milieux respectifs.  Nous avons réalisé cet exercice de co-création dans un seul document Google Docs.  Ce fut une occasion de les initier au plaisir de co-créer ensemble et de nous simplifier le travail.  D’ailleurs, cet entraînement nous sert déjà pour un autre projet… 😉

Je tiens à les remercier chaleureusement d’avoir participé et j’ai trouvé l’exercice des plus stimulants.  Je tiens également à ajouter que je suis particulièrement fier de la contribution de chacun et de faire partie de cette belle famille.

Et c’est un départ…

Voici donc le menu que nous vous dévoilerons progressivement dans les prochaines semaines.

Bonne lecture et n’hésitez pas à commenter chacun des billets.  Nous souhaitons que notre réflexion en stimulera beaucoup d’autres.

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MAJ 20130419:  Grâce un partage de Sylvain Bérubé sur Facebook, le sujet est toujours d’actualité en 2013  Il me rappelle également un très bon billet sur le sujet qu’il avait écrit à peu près à la même époque que nous.   Merci Sylvain 😉

Vers une traçabilité éthique et "écohérente"

Ouf!  Comme dirait mon ami Pierre Fraser, que de « contextualisants » et de concepts dans ce titre!  Je vais tenter de vous démêler tout ça et y mettre du sens.

Les mystèrieuses « enveloppes brunes »

Ça brasse « dans la cabane » ces temps-ci.  Les odeurs de corruption à la ville de Montréal et le silence du gouvernement pour la tenue d’une enquête publique malgré la pluie d’allégations sèment des doutes sérieux sur l’intégrité de nos politiciens, des gestionnaires et du système en général.

Cette désolante réalité qui nous coûte collectivement une fortune n’est pas locale, mais planétaire.  Peu importe où ça se passe, le problème avec les « enveloppes brunes » qui circulent, c’est qu’elles ne sont pas traçables.

Traçabilité – intégrité – T.I.

Les programmes C-TPAT(américain), PEP (canadien) ou SAFE (mondial) visent à sécuriser toutes les composantes d’une chaîne d’approvisionnement d’un produit importé sur le territoire des pays concernés.  Sans entrer dans les détails, les trois éléments majeurs de ce programme permettant aux Opérateurs Économiques Agréés (OEA) de franchir les frontières le plus rapidement possible sont:

  • traçabilité de tous les processus des entreprises membres;

Qu’il s’agisse d’un registre manuel des visiteurs, d’une carte d’accès électronique pour contrôler l’entrée d’un employé, d’un système manuel de gestion des sceaux de sécurité, de la confirmation d’une commande, du paiement d’un partenaire d’affaires, d’un système RFID pour la gestion des stocks, d’un système GPS pour localiser les conteneurs dans leur route vers le client ou de la conformité douanière de toute la documentation d’une entreprise, la traçabilité de tous les processus d’une organisation est une condition d’admissibilité au programme et de gestion de cette culture de sécurité.

  • gestion de l’intégrité à tous les niveaux de l’organisation:

Qu’il s’agisse des installations physiques et de leurs accès, des approvisionnements et des produits fabriqués, du personnel et des partenaires d’affaires (produits et services), de la documentation et des systèmes d’informations,  tous les processus de l’organisation doivent être documentés, contrôlés et disposer de processus de réactions correspondants si une faille d’intégrité ou, dans le jargon des experts en assurance qualité, une non-conformité survient.

  • l’utilisation maximale des Technologies de l’Information (T.I.).

Que ce soit pour la gestion des documents, la télésurveillance de certaines aires critiques, la géolocalisation des produits et des équipements ou les communications entre les autorités douanières internationales, cette rigueur de gestion de l’intégrité requérant une traçabilité optimale ne peut malheureusement pas se réaliser sans une utilisation des Technologies de l’Information (T.I.).

D’une traçabilité à des fins de sécurité vers une traçabilité éthique et « écohérente »

Si les premiers motifs pour implanter un tel niveau de traçabilité sont de nature économique, cette capacité pourrait bien servir à d’autres desseins très prochainement.  Wal-Mart a récemment déployé un nouveau programme pour établir le profil de gestion environnementale responsable de ses fournisseurs.  Le diagnostic initial transmis à ses fournisseurs est le Wal-Mart Sustainability Assesment

Wal-Mart n’investit pas par philanthropie.  Est-ce que ce leader mondial commence à réaliser la valeur économique pour les consommateurs à connaître le niveau d’intégrité des entreprises liées à la fabrication d’un produit pour confirmer leur décision d’achat?  Nous commençons à voir apparaître la capacité à mesurer la valeur économique d’une gestion rigoureuse de l’éthique et de l’intégrité à tous les niveaux.

Le programme C-TPAT fut initié suite à une séance de travail avec seulement 6 entreprises à l’automne 2001.  Depuis, plus de 50% des importations américaines sont maintenant réalisées par des membres C-TPAT en quelques années seulement.  Je suis très intéressé d’observer et d’analyser l‘impact qu’aura l’initiative de Wall-Mart sur l’ensemble des autres chaînes d’approvisionnement mondialement.

Que ce soit pour réduire les risques d’attaques terroristes (OEA), pour réduire au maximum les fraudes fiscales suite aux fameux scandales d’ENRON (SOX) ou pour fournir une information plus complète aux consommateurs avant de confirmer leur choix, une culture et des systèmes de traçabilité s’installent mondialement.

Nos gestes révèlent davantage que nos paroles!

J’ai toujours enseigné à nos enfants que ce n’est pas ce qu’ils disent qui m’intéressent, mais ce qu’ils font.  C’est la même chose avec mes partenaires d’affaires.  Ce ne sont pas leurs discours qui m’interpellent, mais le flux, l’intégrité et la pertinence de leurs actions.

Afin de « changer le monde, un geste à la fois », le premier geste proposé par Équiterre pour un développement véritablement durable est de: S’engager à réduire l’empreinte écologique de son organisation.

À l’instar de la culture de gestion Toyota, pour réduire notre empreinte environnementale et éliminer les gaspillages, il est essentiel de pouvoir la mesurer; la tracer.  Par conséquent, plus la traçabilité des chaînes d’approvisionnement sera efficace, plus les entreprises pourront gérer des processus  « écohérents » qui « concilient l’économie et l’écologie de façon cohérente » (Yves Lusignan).

De cette façon, l’acheteur corporatif ou individuel disposera d’une information plus complète pour faire un choix éclairé et politiquement significatif.

Vers une norme « ISO intégrité »

Le développement d’une nouvelle norme ISO 26000 visant la responsabilité sociale des organisations constitue une évolution intéressante pour encadrer la gestion de cette culture d’intégrité et l’impact des gestes à tous les niveaux d’une organisation à l’échelle planétaire.

En complément à toutes les autres initiatives mentionnées précédemment, je souhaite que l’émergence de cette culture de traçabilité inspire autant les entreprises que les organisations politiques.  De cette façon, nous disposerons du maximum d’information pertinente pour conclure une transaction éclairée:  qu’il s’agisse d’un achat ou d’un vote!

Le Web au profit de votre "chaîne" d'approvisionnement

En fait, c’est le titre d’une conférence que j’ai donnée récemment auprès de dirigeants et de gestionnaires en approvisionnement d’entreprises exportatrices de Laval.

Le Web et l’approvisionnement sont intimement liés!

Grâce à Google qui a procuré la plus puissante « fenêtre » d’exploration de l’histoire de l’humanité (pour le moment), le Web est devenu l’environnement par excellence pour les « acheteurs » d’information, d’expertises, de produits et de services.

Le Web et l’approvisionnement ont également ceci de commun qu’ils sont souvent perçus comme « instrumentals » aux activités de l’entreprise.  En fait, c’est tout le contraire.  Ils sont tous deux stratégiques à leurs succès et leurs profits.  Leur sous-exploitation provient essentiellement de connaissances plus que limitées des leaders dans les deux cas.

Et vous?

Peu importe la localisation de vos fournisseurs, gérez-vous des « chaînes » ou de véritables « toiles » d’approvisionnement liées électroniquement et humainement?

« Building products is easy. Supply chain is hard! »

Pour vous inspirer davantage, voici une autre conférence (1,5 hre) de Thomas L. Friedman, auteur de « The world is flat », donnée au MIT en 2005.   Les exemples de vélocité et d’agilité des « toiles » d’approvisionnement atteintes grâce à l’intégration des technologies d’informations liées par l’Internet sont étonnants.

Imaginez, nous ne sommes qu’au début de l’apprivoisement du potentiel de développement des affaires dans l’Internet ou le Web!

Soyez le "maillon" fort de votre organisation!

Le maillon fort

Pour rassurer mes amis(es) membres de la CAQ et/ou de l’ACGA, j’ai toujours considéré l’approvisionnement comme une fonction stratégique à la satisfaction des clients, à la base des succès marketing et à la rentabilité des entreprises.  De plus, un intermédiaire qui ajoute de la valeur constamment, bonifie sa position dans son réseau d’affaires et dans cette « toile » qu’est Internet.

Trouver et qualifier les meilleurs « maillons » de votre chaîne d’approvisionnement

Cependant, il y a une grande différence entre bien faire les choses et faire la bonne chose.  Pour assurer l’intelligence d’un tel « cerveau » électronique auquel je faisais référence dans mon billet précédent, les informations de vos fournisseurs doivent être liées à vos propres systèmes.  Pour assurer la satisfaction de vos clients, l’efficacité logistique de vos fournisseurs doivent vous permette de livrer de façon fiable des réponses et des résultats au rythme requis par vos clients.

Une entreprise n’est pas uniquement responsable des processus qu’elle contrôle.  Elle est également tributaire de ceux de ses partenaires sélectionnés.

Même lié électroniquement, un seul « canard boîteux » de votre chaîne d’approvisionnement peut constituer un « grain de sable » à votre fluidité logistique et nuire ainsi à la satisfaction de vos clients.  Comme ces derniers ont Google pour trouver des alternatives, votre entreprise n’est qu’à un click de vos compétiteurs; localement et mondialement.

Pour le bénéfice de l’acheteur d’abord!

Par conséquent et en plus d’augmenter les occasions d’obtenir le meilleur prix disponible sur le marché, l’amélioration des performances d’un acheteur à repérer et à qualifier sur le Web les meilleurs fournisseurs (« maillons ») mondialement contribue à rendre les fournisseurs actuels plus vigilants, la chaîne d’approvisionnement plus efficace et les clients plus satisfaits.  L’acheteur renforce ainsi sa valeur « politique » au sein de sa propre organisation et de la chaîne d’approvisionnement dans laquelle il se trouve.

Au profit de toute l’organisation

L’amélioration des connaissances de bases de l’acheteur sur les dynamiques de communication et d’affaires dans l’Internet lui permettra également de bonifier l’efficacité des collègues des autres départements en partageant ses trouvailles et ses analyses.  Dans cet esprit, qui seront les premiers à animer un blog interne dans leur organisation respective?

Pour vos collègues ingénieurs!

Ils ne sont pas des spécialistes en approvisionnement.  Dans les phases de R&D, ils se limitent souvent aux sources qui leur ont procuré un certains succès dans le passé.  Disposent-ils vraiment des meilleures sources?  De plus, ils « spécifient » dans leur devis des fournisseurs avec lesquelles vous devez négocier ensuite.  Vos habiletés à repérer efficacement un plus grand nombre de fournisseurs performants augmenteront la valeur du produit développé et votre pouvoir de négociation par la suite.

Pour vos collègues du marketing!

Le respect de leurs promesses de livraison dépend directement des performances des acheteurs.  Les observations et les analyses des acheteurs constituent des informations précieuses pour les aider à pénétrer les marchés où se trouvent ces fournisseurs.

« The computer is not a box, the computer is a doorway »

(Wikinomics p. 267)

L’ordinateur n’est pas un simple outil, mais un passage vers l’Internet.  L’Internet n’est pas un média ou une simple bibliothèque d’informations, mais un environnement pour trouver, qualifier et transiger mondialement.

Toutefois, il ne suffit pas de connaître Google pour localiser et, encore moins, pour qualifier les meilleures fournisseurs dans votre industrie.  Malgré sa puissance, il a ses limites.  Il faut connaître certaines bases sur la configuration et les dynamiques de communications du Web.  Ça vous permettra de savoir où se trouvent les meilleurs environnements de recherche et de qualifier plus efficacement les informations trouvées.

La simple utilisation de la technologie ne compense pas la faiblesse de l’analyse.  Par exemple, même avec des fournisseurs « branchées, une négociation électronique peut s’avérer une catastrophe si le processus de qualification des fournisseurs invités ou les détails de l’appel-d’offres sont déficients.  Au-delà de l’automatisation, ce sont d’abord la maîtrise du processus par l’acheteur et sa capacité d’analyse qui peuvent générer, dans les bonnes conditions, des réductions de coûts oscillant entre 5% et 35%.

Investissez sur vous!

Vous ne le regretterez pas!  Commencez par faire le tour des billets de ce blog, explorer les autres blogs proposés dans mon « blogroll » et la collection de « trésors » sur mon compte Delicious.  Il y a déjà pas mal de « viande » pour amorcer l’actualisation de vos compétences dans cet environnement qui ne cesse d’évoluer.

La CAQ et l’ACGA ont intérêt à incorporer davantage de formations pour améliorer significativement les compétences et les performances des acheteurs sur le Web à tous les niveaux.  C’est une question de compétitivité et de survie pour nos entreprises dans une économie liée électroniquement à l’échelle planétaire.

Efficacité logistique – pour fidéliser vos clients et pour qualifier vos fournisseurs.

Le 30 avril dernier, j’assistais à une conférence organisée par le Centre des Affaires Internationales de Laval Technopole et animée par Monsieur Philippe Gautrais du Groupe GCL sur le thème « Réduisez vos coûts logistiques ».

Comme la fluidité logistique (des informations et des produits/services) constitue mon principal critère de qualification d’un contact dans et en dehors du Web, la présentation de Monsieur Gautrin fut autant intéressante qu’inspirante.

Ce qui m’a frappé, c’est que la logistique, malheureusement encore aujourd’hui, semble être considérée comme une composante instrumentale voire même un mal nécessaire pour certaines entreprises.

Logistique de produits

Dans son sens large et pour les entreprises manufacturières, le concept de logistique fait référence aux ressources, aux processus et aux technologies liés à l’emballage, l’entreposage, la manutention et le transport de produits du fournisseur vers le client et à la gestion des retours des produits non conformes.  C’est ce que j’appelle de la logistique « d’atomes » c’est-à-dire de produits physique devant souvent franchir des frontières.

Logistique d’information

Dans un contexte de développement des relations d’affaires dans l’internet, il faut d’abord se préoccuper de la logistique des « bytes » c’est-à-dire des ressources, des processus et des technologies de production, d’entreposage et de « livraison » des informations requises par le client et transmises par le Web aux systèmes et aux personnes.

Dans les deux cas, la fluidité (vitesse) logistique est fonction de la ressource, du processus ou de la technologie la plus lente.

Stratégique à la satisfaction du client ou à l’évaluation d’un fournisseur!

Dans une économie mondiale liée électroniquement par l’Internet, l’efficacité logistique est plutôt une composante stratégique trop souvent négligée.   Au-delà de la qualité et du prix d’un produit (service), les entreprises sont surtout qualifiées par la fiabilité à livrer les résultats à la satisfaction et au rythme de chaque client toujours plus exigeants et de moins en moins tolérants.

Avant de livrer des produits aux clients, les entreprises doivent « livrer » les informations au rythme de leurs clients avant et après la confirmation de la transaction.   De plus, les clients ne sont pas statiques:  ils évoluent.  Ce sont les conditions essentielles pour nourrir une relation profitable à long terme.

Pour les qualifier, les entreprises ont intérêt à raffiner leurs questions de qualification et à évaluer la vitesse de réponse des fournisseurs dans les cinq étapes fondamentales de leur relation avec eux: identification, qualification, transaction, intégration et appréciation.  Leur vitesse de réaction à répondre à vos questions précises, avant la transaction, est un indice puissant de leur capacité à vous servir une fois qu’ils auront reçu la confirmation de la commande.

Wei ou Ji

À la fin de sa présentation, Monsieur Gautrais nous partageait que le mot crise en chinois comporte une double signification: danger (Wei) et opportunité (Ji). J’aime bien cette complémentarité qui réfère à une « danse » entre les deux concepts et qui incite à l’action.

En cette période d’instabilité économique et dans un environnement en apparence chaotique comme le Web, il est temps que les chefs d’entreprises et leurs gestionnaires changent leur regard et qu’ils réalisent que l’efficacité logistique n’est pas une simple fonction à gérer, mais un avantage stratégique à exploiter.

Ce facteur est à la base de mes premières transactions internationales dans le Web et constitue toujours mon élément clé de qualification de contacts d’affaires dans et à l’extérieur de l’Internet.

Alibaba – une caverne aux trésors ou un labyrinthe énergivore?

Créé en 1999 et s’approchant du cap de 2 millions de fournisseurs, Alibaba.com est un centre d’affaires sur le Web, une colossale place de marché électronique B2B permettant de repérer des fournisseurs de produits manufacturés principalement en Chine et ailleurs dans le monde.

De la foire commerciale à la place de marché électronique

Intimidés par l’environnement technologique et limités par leur analphabétisme Web, la majorité des dirigeants d’entreprise affirmeront que rien ne vaut le contact humain « en personne » pour développer leurs affaires.  Histoire de faire évoluer leurs paradigmes, voici le témoignage d’un dirigeant français établit à Hong-Kong qui souligne l’importance stratégique d’une place de marché comme Alibaba en combinaison avec une approche traditionnelle pour le développement de ses affaires internationales.

Pour comprendre la position d’Alibaba dans l’échiquier mondial des relations B2B, voici un interview de Baptiste Rubat du Mérac du Journal du Net réalisé par échanges de courriels avec le pdg Jack Ma.

Qualifier l’environnement Web avant les fournisseurs!

Malgré l’attrait d’une telle collection de fournisseurs potentielles, pour éviter de mauvaises surprises et peu importe l’environnement Web, il convient d’analyser ce dernier en profondeur.

Le même auteur proposait récemment aux novices de cet environnement Web ses 5 conseils pour bien acheter en Chine avec Alibaba

1. Ne pas prendre Alibaba pour ce qu’il n’est pas
2. Savoir précisément ce que l’on cherche
3. Garder en tête le modèle économique d’Alibaba
4. Détecter les mauvais fournisseurs
5. Utiliser un tiers de confiance

En complément, je vous propose ces quelques questions avant d’amorcer toutes communications avec un nouveau partenaire d’affaires trouvé dans un environnement Web:

  • Comment fonctionne cet environnement Web?
  • Quels sont les intérêts des administrateurs?
  • Qui sont les entreprises actives?
  • Est-ce que ce sont des manufacturiers ou des intermédiaires sans valeur réelle?
  • Quel est le processus d’enregistrement de ces entreprises?
  • Existe-t-il un processus de qualification pour les entreprises avant ou après leur enregistrement?

Il y a une différence significative entre le coût d’acquisition et le coût total d’approvisionnement.  Investissez du temps à mieux comprendre la nature, le fonctionnement et les composantes de chaque environnement. Vous gagnerez ainsi du temps précieux dans les phases de qualification des nouveaux fournisseurs trouvés tout en diminuant le risque de coûts supplémentaires imprévus une fois la première transaction complétée.

La faiblesse du processus de qualification d’un fournisseur avant une transaction peut se traduire en une cascade de coûts diminuant autant la marge bénéficiaire que la qualité de la relation avec les clients.

Les acheteurs corporatifs ayant déjà fait des transactions grâce à Alibaba ou tout autre environnement Web du même acabit, auraient tout intérêt à se mettre en réseau et à partager leurs meilleures pratiques ainsi que les erreurs à ne pas répéter.  Vous êtes intéressés?  Faites-moi signe!

Surveiller l’évolution d’Alibaba et de vos compétiteurs automatiquement

Ceux pour qui les trois lettres RSS ne signifient rien, c’est à votre avantage de vous y intéresser dès que possible par ce court vidéo.  Comprendre leur signification et organiser votre lecteur de flux RSS simplifiera grandement votre veille dans l’Internet et vous rendra beaucoup plus efficace.

En ce qui concerne Alibaba, il est possible de vous inscrire au flux RSS de tout l’environnement ou d’une catégorie de produit très spécifique.  Ainsi et sans avoir à consulter le site d’Alibaba, aussitôt qu’un fournisseur enregistrera un nouveau produit dans cette catégorie, votre lecteur RSS colligera automatiquement cette nouvelle information.  Vous n’aurez qu’à suivre l’évolution des nouveautés ou de vos compétiteurs aussi simplement.

À suivre…

Selon l’industrie, Alibaba n’est pas le seul et pas nécesssairement le premier centre d’affaires Web que j’exploiterais pour repérer et qualifier de nouveaux partenaires d’affaires localement et internationalement.  J’élaborerai davantage sur l’univers méconnu des centres d’affaires Web B2B dans de futurs billets.

L'approvisionnement, base des succès en marketing.

À mes débuts d’exploration de l’Internet, c’est le formidable potentiel de réseautage d’affaires internationales au bout des doigts qui m’a immédiatement fasciné et passionné.  Ma principale motivation était d’aider les manufacturiers à trouver de nouveaux marchés étrangers par le repérage et la qualification de contacts directement dans l’Internet;  sans déplacement.

Je me suis alors dit, si je veux vendre aux acheteurs corporatifs dans l’Internet, qui sont-ils?  Où sont-ils dans l’Internet?  Quels environnements fréquentent-ils pour transiger?  Quelles sont leurs processus de repérage, de qualification, de négociation, d’intégration et d’évaluation de leurs fournisseurs dans l’Internet?  Quelles technologies utilisent-ils pour « réseauter » électroniquement avec leurs fournisseurs?  Quelles sont leurs attentes en matière d’efficacité logistique?

J’ai alors amorcé une veille stratégique en approvisionnement international dans l’Internet depuis ce temps qui m’a inspiré mes premières importantes transactions et continue de nourrir mes stratégies de développement d’affaires internationales dans l’Internet.

Pendant que la majorité des professionnels du Web ne s’intéressaient à cet environnement qu’à des fins de communication-marketing et surtout pour des relations B2C, c’est plutôt l’approvisionnement qui a attiré mon attention dans les relations B2B;  et pour cause.

Premièrement, un(1) dollar sauvé en approvisionnement correspond à un(1) dollar en profit brut avant impôt.  Pour un même niveau de profit, cela nécessite un effort de marketing-vente nettement supérieur. Deuxièmement, le volume des transactions B2B étaient, et encore aujourd’hui, nettement supérieur au volume B2C.

La performance d’une entreprise et la crédibilité des équipes de marketing dépend de la performance de leurs collègues en approvisionnement.

Cet intérêt pour l’approvisionnement m’a amené à découvrir que, pendant que les équipes de marketing s’accaparaient trop souvent le crédit des performances d’une organisation, l’efficacité et l’agilité des professionnels en approvisionnement étaient fondamentales aux résultats de leurs collègues et de l’entreprise en générale.  Les leaders mondiaux dans leur industrie l’ont compris en disposant d’un vice-président approvisionnement autour de la table des décisions stratégiques.

J’aimerais donc inviter les actionnaires et les dirigeants d’entreprises à penser autrement et à visualiser comment ils pourraient transformer leurs gestionnaires en approvisionnement en fournisseurs de performances pour l’organisation et en éclaireurs du développement de leurs affaires?

Considérant qu’une chaîne d’approvisionnement (et l’Internet d’ailleurs) est aussi rapide que la plus lente de ses composantes ET que la capacité des équipes de marketing à livrer les résultats promis aux clients est fondamentalement et directement liée à la capacité de leurs collègues en approvisionnement de qualifier des fournisseurs capables de livrer et de réagir selon les attentes des clients, comment Internet(Web) peut-il aider les professionnels en approvisionnement;

  1. à repérer et à qualifier de nouveaux fournisseurs « agiles » localement et mondialement?
  2. à être plus efficace, plus soucieux et plus synchronisés aux besoins des clients?

Au chapître 10 du livre Competing in a flat world, les auteurs recommandent de partager aux équipes de marketing les informations précieuses recueillies par les professionnels en approvisionnement « sur le terrain » lorsqu’ils visitent des pays étrangers pour qualifier de nouveaux fournisseurs ou pour faire évoluer leurs affaires avec leurs fournisseurs existants.

En alimentant ainsi leurs collègues en marketing, ces derniers peuvent mieux évaluer et planifier les stratégies pour «vendre à la source ». Dans cet esprit, comment les professionnels en approvisionnement peuvent devenir de meilleurs « éclaireurs » en opportunités d’affaires pour leur entreprise :

  1. en exploitant l’Internet lorsqu’ils voyagent à l’étranger?
  2. en observant comment leurs partenaires étrangers exploitent l’Internet?
  3. directement dans l’Internet de leurs bureaux?

Ces questions pourraient animer d’intéressantes discussions au sein de vos organisations, au sein des clubs du Groupement des chefs d’entreprises du Québec (et +) et avec vos partenaires d’affaires localement et mondialement.

Ne vous gênez surtout pas pour partager votre vision et vos suggestions de réponses dans ce blog.  Vous contribuerez à bonifier la réflexion sur le sujet.

En affaires dans l’Internet, maîtriser les 3W avant les 4P!

Jeudi dernier, dans la belle région du Lac Mégantic, j’ai eu le privilège de me faire inviter par le président de Béland Marketing,  François Béland, pour co-animer deux ateliers de formations sur les éléments essentiels à couvrir en affaires internationales.  Les participants étaient composés de dirigeants de PME manufacturières et de conseillers en développement économique régional.

C’est toujours un plaisir de rencontrer des entrepreneurs et des leaders passionnés dans leur milieu.  Nous avons bien rigoler du fait que le plus « jeune » du groupe était le plus grand adepte de l’internet pour le développement de ses affaires à l’international.

Pendant cette journée, j’ai pu apprécier le professionnalisme de François en action ainsi que la profondeur de ses connaissances en marketing international traditionnel.  Je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il s’inspirait d’une approche axée sur l’offre de type « push » et que ma vision du développement international dans l’Internet est axée principalement sur une stratégie de réactions de type « pull »;  quel complément naturel.  Je me suis également rappelé un commentaire laissé dans le blog de mon copain Stéphane Guérin qui m’a inspiré ce billet.

 

Les 4 P

Dans les cours de marketing de base, on apprend que le succès commercial réside dans la judicieuse combinaison des 4 P que sont le Produit, le Prix, la Promotion et la distribution (Placement en anglais).  C’est parfait lorsque votre stratégie de développement est orientée vers un territoire précis.  Qu’en est-il dans l’internet qui transforme la planète en village global?

Produit:
Êtes-vous en mesure de livrer votre produit ou votre service partout d’où peut provenir une commande?  Quels sont alors les défis associés à une telle agilité logistique?
À quelle vitesse pouvez-vous adapter votre produit ou votre service aux exigences de clients que vous ne connaissez pas?  Disposez-vous de l’expertise et des ressources pour le faire?

Prix:
Considérant qu’il existe des logiciels et des sous-environnements Web pouvant comparer les prix électroniquement, votre prix est-il compétitif à l’échelle planétaire?
Utilisez-vous eBay pour tester l’élasticité de votre prix?
Connaissez-vous l’impact d’une enchère inversée sur les prix?

Promotion
Cherchez-vous à convaincre vos clients ou à les écouter?
Sachant que la majorité des acheteurs corporatifs utilisent Google comme fenêtre pour repérer de nouveaux fournisseurs, êtes-vous réellement dans le trafic Web?
Considérant qu’un acheteur qui ne vous connaît pas, n’utilisera pas le nom de votre compagnie pour vous trouver dans l’Internet, quels mots clés associés aux bénéfices recherchés de votre industrie est-il le plus susceptible d’utiliser?
Combien vous rapporte votre site Web?  Combien devez-vous investir pour être positionné avantageusement dans Google?
Quel est le taux de conversion entre votre trafic Web et les transactions réelles?
Par quel mode de communication vos meilleurs clients préfèrent-ils être rejoints?
À quelle vitesse vos meilleurs clients souhaitent-ils obtenir une réponse satisfaisante à leur requête?

Le véritable retour sur investissement de ce « P » (publicité) ne doit pas être évalué uniquement sur le trafic ou sur les transactions ponctuelles qu’une campagne génère, mais sur sa contribution à alimenter les transactions de manière récurrente;  indices de fidélisation et de satisfaction du client.

Son impact dépend de la capacité de l’entreprise à adapter les trois autres « P » (produit, placement et prix) à la satisfaction d’un client non-captif (comme la télé ou la radio) dont les attentes ne cessent d’augmenter et sa tolérance diminuer

(Placement) – distribution
Connaissez-vous le « chef d’orchestre » de votre chaîne d’approvisionnement?
Qui sont les distributeurs Web de produits ou de services similaires aux vôtres?
Comment eBay et Amazon peuvent vous permettre de repérer de nouveaux acheteurs corporatifs ou de nouveaux distributeurs?
Connaissez-vous les centres d’affaires ou les portails Web B2B dans votre industrie?

Maîtriser d’abord les 3W

Il ne s’agit pas ici du world wide web, mais de Who?  Where?  What?

Who is your profitable client?

Le connaissez-vous vraiment?  Je parle ici des 20% de vos clients générant 80% de vos PROFITS (pas de vos ventes…).  En marge du profil de ses achats antérieurs et de sa date de naissance, que connaissez-vous vraiment à son sujet?

  • Quel est son profil d’acheteur dans l’Internet?
  • Quelles sont ses expériences à ce sujet (personnelles et professionnelles)?
  • À chacune des étapes dans sa relation avec vous, quelles sont ses principales questions, requêtes ou plaintes qu’un membre de votre équipe doit gérer?  Est-ce que ces informations sont colligées quelque part, disponibles pour votre personnel (CRM) et vos clients (F.A.Q.) dans un environnement Web simple à consulter?
  • Quel mode(canal) de communication préfère-t-il?  À quel rythme souhaite-t-il être informé de vos projets, de vos produits et de vos succès?
  • Qui sont les spécificateurs, les « référenceurs », les acheteurs et les utilisateurs?  Qu’est-ce qui leur faciliterait la vie?
  • Qui sont les plus actifs dans les réseaux sociaux comme les blogs, Facebook, LinkedIn, SecondLife ou autres?
  • Qui formulent des plaintes?  Les analysez-vous pour identifier la source (et non le symptôme) du problème et pour convertir ces insatisfaits en ambassadeurs?.

Where does he go on the Web? (personnellement et professionnellement)

Où va-t-il dans l’internet (Web)…

  • Pour son plaisir et se divertir?  Quels sites Web et environnements sociaux (Web 2.0) visite-t-il et pourquoi?
  • Pour vous comparer (compétiteurs)?  Pourquoi va-t-il chez vos compétiteurs?  Qu’apprécie-t-il d’eux?  Ça pourrait vous inspirer une actualisation de vos 4 « P »!
  • Pour transiger?  Que transige-t-il?
  • Pour s’informer?

Par extension et tout aussi pertinent, où va le client de votre client dans l’Internet(Web)?

What‘s in it for him?
Qu’est-ce que ça lui rapporte:

  • à chaque clic qu’il fait dans votre environnement Web?  À l’instar de la « Toyota Way », il faut éliminer les clics inutiles.
  • lorsqu’il prend le temps de consulter votre contenu Web ou celui des autres?
  • à chaque fois qu’il communique avec un membre de votre équipe peu importe le moyen qu’il utilise?

Que devez-vous préparer pour lui livrer des résultats à son rythme à chaque étape de sa relation avec vous?

Si vous définissez bien chacun de vos centres de profits, cet exercice vous permettra d’établir la hiérarchie des catégories de contacts à gérer, des informations à enregistrer à leur sujet et celles à « livrer »…dans les meilleurs délais.

MAJ – Ce billet très intéressant propose un autre « W » à considérer dans le trio: Wow!  Si le trio Who-Where-What est puissant pour trouver les perles rares dans l’internet, le trio Who-What-Wow vous permet de les séduire et les conserver 😉