Pourquoi un blog plutôt qu'un site Web?

C’est un billet récent de Ed Bajarana qui m’interpelle. Même si je ne le connais pas personnellement, j’aime bien son style d’écriture simple pour vulgariser l’univers des blogs professionnels aux travailleurs autonomes et aux chefs de PME.  Suite à sa permission, il m’avait inspiré « Venez bloguer avec nous! » que nous avions lancé dans le blog de la conférence annuelle de l’Association Canadienne des Gestionaires en Approvisionnement qui se tiendra en juin prochain.

Le blog, ce méconnu…

Un blog n’est pas écrit que par des éditorialistes ou des journalistes et n’est pas qu’un carnet de réflexions personnelles sur un sujet d’intérêt quelconque.  À l’instar de n’importe quel média, la valeur d’un blog est fonction de la qualité de son contenu.

Ce qu’il est!

Lorsqu’ils sont alimentés par des experts dans leur domaine, les blogs constituent autant de sources d’information crédibles et diversifiées.  Les blogs constituent également des environnements privilégiés par les consommateurs pour confirmer leur décision d’achat.

Comme me répète souvent Philippe Martin , un blog c’est d’abord un logiciel.  Dans une perspective de développement des affaires, l’utilisation de ce logiciel s’articule autour d’objectifs et d’un auditoire ciblé. De part sa structure technologique et de gestion du contenu, le blog constitue l’environnement Web à privilégier pour toutes les organisations.

Sur le plan technologique,  un blog permet:

  • aux moteurs de recherche de repérer plus facilement les mots clés s’y trouvant.  Chaque billet et chaque commentaire constitue autant de « porte » pour entrer dans votre univers professionnel;
  • d’auto-gérer le contenu sans l’assistance technique d’un webmestre;
  • la possibilité que les lecteurs intéressés puissent y ajouter du contenu par leurs commentaires ce qui signifie autant de mots clés supplémentaires pouvant être repérés par les moteurs de recherche;
  • d’y incorporer des pages d’information dites plus statiques;
  • d’offrir la possibilité aux lecteurs d’être informés automatiquement des nouveautés par flux RSS ou par courriel;
  • de partager le contenu plus facilement par une multitude de canaux et de réseaux sociaux pour propager la nouvelle.

Sur le plan des communications, un blog permet:

  • de raconter une histoire, votre passion, des cas vécus, des éléments non techniques contribuant à la décision du consommateur de transiger avec vous.  Vos clients sont des êtres humains n’achetant pas QUE vos produits ou vos services, mais ET surtout une expérience;
  • une tribune pour ceux voulant s’exprimer afin de renforcer votre image de marque ou pour bonifier votre réflexion ou pour se plaindre directement.  Dans ce dernier cas, c’est une occasion privilégiée pour intercepter l’insatisfaction, pour régler la situation, pour modifier votre combinaison produit/service au besoin et convertir l’auteur en « évangéliste ».
  • de construire et d’alimenter votre propre réseau d’oiseaux rares susceptible de créer une communication « épidémique ».

Vous disposez déjà d’un site Web; et alors!

Pour en profiter, le développement des affaires dans l’Internet requiert beaucoup plus qu’un site Web esthétique et bien positionné dans Google.  Les clients vous cherchent, vous comparent, transigent et veulent s’exprimer dans l’Internet.  Êtes-vous vraiment disposé à dialoguer avec eux?

Site Web vs blog

Un site Web est un environnement dont la diffusion de contenus statiques est contrôlée par des techniciens.  Un blog est un environnement dont la publication des contenus dynamiques et la gestion des commentaires sont contrôlées par les communicateurs.

Avec un site Web, on diffuse de l’information de façon unidirectionnelle dans un environnement où le client veut et peut diriger le dialogue .  Avec un blog, on ouvre le dialogue avec des gens intelligents susceptibles de nous améliorer et de parler de nous dans leurs propres réseaux sociaux dans le Web.

Ah oui, un blog peut-être destiné à des clients ou des partenaires externes dans un environnement Web ouvert et/ou à des « clients » internes à l’organisation dans un environnement Web privé.

Ceci dit, devriez-vous démarrer votre blog d’affaires?

En fait, c’est la question à l’origine du billet de Ed. Ce qui m’a plu, c’est qu’il propose un plan pour tester vos habilités et votre intérêt à bloguer.  Idéalement et comme une équipe est toujours à son image, c’est le chef d’entreprise qui devrait se pratiquer pour « goûter » au potentiel de ce média bi-directionnel.  Même s’ils ne sont pas nombreux, vous pourriez vous inspirer des blogs de Yves Carignan et de Michel-Edouard Leclerc .

Je sais, ce ne sont pas tous les chefs d’entreprises qui ont le goût ou le talent pour l’écriture.  Un blog corporatif pourrait très bien être géré par quelqu’un d’autre dans l’organisation.  Un blog peut également être le fruit d’un collectif d’auteurs sélectionnés.  Finalement, il existe même des entreprises spécialisées pour rédiger le contenu pour d’autres.

Comme dirait encore Philippe Martin, « N’ayez pas peur! ».   Vous pourriez vous laisser prendre au jeu.  Qu’en pensez-vous?

Vos noms de domaine, un actif précieux à gérer!

L’ignorance stimule la crainte…

Depuis quelques temps et comme vous le remarquerez dans cet exemple, des entrepreneurs chinois ont trouvé une façon douteuse pour stimuler leurs affaires.  Ils vous recommandent fortement d’enregistrer votre nom de domaine avec une ou des extensions finissant par .cn (Chine) .hk (Hong Kong) .tw(Taiwan) ou .asia.  Si vous leur répondez que vous n’êtes pas intéressés, ils tenteront de vous inquiéter avec de potentiels litiges légaux avec d’autres entreprises susceptibles d’enregistrer ces extensions.

Sans être un spécialiste en SEO (Search Engine Optimisation), le positionnement naturel des résultats dans un moteur de recherche Web (c’est-à-dire généré par l’algorithme du moteur de recherche, non par des campagnes Adwords) est fonction de plusieurs paramètres dont l’adresse IP (Internet Protocol) du requérant et/ou du serveur d’hébergement du site Web.  En d’autres termes, la localisation de l’ordinateur d’où provient la requête ou celle du serveur où est hébergé le site Web influence le positionnement de votre site/blog dans les moteurs de recherche.

À moins que vous planifiez une pénétration en territoire chinois (ou ailleurs) à moyen terme ou que vous disposiez d’un budget pour réserver votre nom de domaine avec toutes les extensions territoriales (et autres) disponibles mondialement, je cesserais de m’inquiéter avec cette tentative d’intimidation.

Il est évident que la réservation de votre nom de domaine avec d’autres suffixes ou faite dans un autre pays ou avec une erreur d’orthographe générera un résultat différent.  Selon l’importance du trafic Web pour le succès de votre entreprise, vous avez intérêt à compter sur le concours d’un expert en SEO ou d’améliorer vos connaissances pour vous doter d’une stratégie de gestion de vos noms de domaine et de vos mots clés.

Une histoire vraie!

Via la section « Whois » d’un registraire comme Networksolutions, j’ai toujours le réflexe de vérifier la propriété d’un nom de domaine avant de rencontrer un nouveau client.   Il y a quelques années déjà et avant de rencontrer un client manufacturier, j’ai donc vérifié ce détail et réalisé ainsi que leur nom domaine .ca n’appartenait pas à leur société;  ce qui m’a intrigué sans pouvoir en comprendre la raison à ce moment.

Lors de la rencontre avec le client, je leur ai dévoilé cette information.  Alors là, la panique au village.  Je venais de leur faire réaliser que leur responsable interne avait « dormi au gaz » et n’avait pas renouvelé leur nom de domaine à temps.  Par conséquence, une société qui détenait déjà le .com,  avait réservé l’autre suffixe aussitôt qu’il était devenu disponible.

Suite à des négociations infructueuses, la société a dû se résigner à investir dans un autre nom de domaine en plus de devoir réimprimer tout le matériel promotionnel traditionnel incluant les emballages des produits destinés à la consommation de masse.  Le coût de cette négligence a été spectaculaire.

Deux fois plutôt qu’une…

Quelques années plus tard, je discutais avec un contact travaillant pour cette même société dans un autre dossier.  Après lui avoir rappelé cette anecdote, il m’a partagé que sa société venait encore de vivre un problème lié à un autre nom de domaine.

En fait, par négligence ou par paresse, la société avait confié la gestion de cet autre nom de domaine à un fournisseur de services Web.  Suite à une mésentente contractuelle, ce fournisseur ne voulait pas transférer la « propriété » de ce nom de domaine à la société cliente.  Finalement et suite à des négociations, la société a pu récupérer le contrôle de son nom de domaine et modifier les coordonnées des contacts gestionnaires.

Nom de domaine = un actif à contrôler et à gérer!

Pour un chef d’entreprise, les détails administratifs entourant la gestion et l’hébergement des noms de domaine sont souvent complexes à maîtriser.   Ils en abandonnent trop souvent la gestion aux mains de fournisseurs de services Web qui capitalisent sur leur ignorance.  Ces derniers maintiennent leurs clients dans un état de dépendance technologique leur procurant des revenus récurrents intéressants.

Il est importe de s’y intéresser et d’en détenir le plein contrôle.   Pour éviter les mauvaises surprises, assurez-vous que la personne responsable de vos noms de domaine inscrits chez le registraire Internet soit quelqu’un de confiance au sein de votre propre organisation.

D’ailleurs, un de vos critères de sélection de votre fournisseur de services Web devrait être sa capacité à vous rendre autonome sur la gestion de l’identification et de la localisation de vos présences Web.   Grâce à un message sur Twitter de Vincent Abry (merci Vincent !), voici une référence intéressante pour mieux élaborer votre stratégie de gestion de vos noms de domaine.

Avant de songer à optimiser votre rayonnement dans un autre territoire, assurez-vous de bien contrôler et d’optimiser les .com, .ca, .fr et autres dont vous disposez déjà.  C’est déjà tout un défi!

Vendre, c'est éduquer!

Et vice versa!

Partant du principe qu’un client éduqué est un meilleur client, je m’intéresse aux initiatives visant à adapter la dynamique de communication de l’Internet à des fins pédagogiques.   C’est pourquoi, en plus de Florence Meichel dont je vous avais parlé dans mon billet sur Delicious, les Mario Asselin, Patrick GirouxFrançois Guité, Karl Kapp et Steve Hargadon m’inspirent pour améliorer mes habiletés et pour bonifier ma réflexion dans ce domaine.

À propos de Florence, répertorier toutes ses traces laissées dans l’Internet relève d’un travail à plein temps.  Je vais simplement mentionner que, en plus d’alimenter plusieurs blogs, elle est la fondatrice et « l’âme » d’un réseau que j’apprivoise progressivement:  Apprendre2.0.

Le commerce étant essentiellement des communications menant à une transaction, la différence entre enseigner et vendre réside simplement dans la nature de la transaction et du mode paiement entre les personnes impliquées.

Pour que les dirigeants puissent savoir profiter au maximum du Web, il faut d’abord qu’ils améliorent leur savoir relatif à cet environnement d’affaires internationales.   Je prends donc le pari qu’en m’améliorant comme éducateur, je serai un meilleur vendeur du potentiel en développement des affaires profitables dans l’Internet (ou le Web).

Delicious, un outil tout simplement délicieux!

Un des éléments qui me passionnent dans l’Internet, est la découverte et le réseautage avec des passionnés.  Il y a quelque temps et grâce à Philippe Martin, j’ai fait l’agréable découverte d’une d’entre elles:  Florence Meichel.  Suite à son billet, voici quelques précisions pourquoi j’apprécie de plus en plus utiliser Delicious pour colliger, organiser et partager mes favoris d’adresses Web (URL) dans l’Internet.

Au moment d’écrire ces lignes, j’ai déjà 330 favoris enregistrés, commentés, « taggés » et disponibles publiquement dans l’Internet.  Avec ses presque 6500 favoris, je n’ai pas l’intention de rivaliser avec mon copain Philippe.

En fait, Delicious constitue mon premier blog de références.  J’ai démarré la gestion de mon compte pour permettre aux participants de mes formations de consulter à loisir les références partagées et de profiter des autres trouvailles que je découvre progressivement.

Voici un court vidéo pour mieux « visualier » cette application.

Se créer un réseau de chercheurs d’inspirations et de solutions

À partir de mon propre compte, je peux repérer d’autres personnes ayant enregistré les même favoris dans tout le réseau Delicious mondialement.  Leur nombre est indiqué à droite du favori dans un fond bleu.

Ce nombre indique les détenteurs d’un compte Delicious ayant soit une perspective d’analyse de Web similaire à la mienne, soit une sensibilité à certains sujets qui m’intéressent.  Parmi eux, je peux certainement trouver au moins un veilleur qui se distingue par la qualité de ses trouvailles.

En prenant soin d’explorer et de qualifier les trouvailles des autres, il est possible de développer votre réseau de veilleurs Web en devenant un « fan » de ceux qui vous intéressent (consulter onglet « Network » en haut de la page).  Ainsi, vous pourrez suivre l’évolution du fruit de leurs recherches dans le Web.

Le tag – puissant levier à la veille stratégique et concurrentielle

Chaque favori est catégorisé par au moins un tag c’est-à-dire un mot clé représentant l’essentiel du contenu du favori enregistré.  Voici quelques petits trucs précieux pour vous permettre de l’exploiter au-delà de la simple banque de références:

  1. Il est possible d’interroger un seul tag de la banque de favoris de n’importe quel compte Delicous public.  Ainsi, cela vous permet de concentrer votre recherche en fonction de mots clés spécifiques.
  2. Vous pouvez vous inscrire au flux RSS d’un compte Delicious au complet ou celui d’un tag précis pour être informé automatiquement de tout nouvel enregistrement.
  3. Vous pouvez même vous inscrire à un tag pour « intercepter » les trouvailles d’autres abonnés de tout le réseau Delicious ayant enregistré un favori public avec ce même tag.

Le commentaire – pour vous souvenir et/ou transmettre un message à votre réseau.

Généralement, j’inscris un commentaire avec chaque favori enregistré pour souligner l’essentiel de son contenu, pour aider la compréhension de ceux de mon réseau qui s’intéressent à mes trouvailles ou pour leur faire un petit clin d’oeil au passage.

Ce qui manque à mon bonheur…

Ce que je n’ai pas encore trouvé, c’est le moyen d’identifier le propriétaire de certains comptes Delicious de manière à pouvoir entrer en contact avec ceux qui m’épatent ou avec ceux avec qui j’aimerais échanger davantage.

Et vous, comment exploitez-vous Delicious?   Peut-être utilisez-vous une autre application pour gérer vos trouvailles?

En affaires dans l’Internet, maîtriser les 3W avant les 4P!

Jeudi dernier, dans la belle région du Lac Mégantic, j’ai eu le privilège de me faire inviter par le président de Béland Marketing,  François Béland, pour co-animer deux ateliers de formations sur les éléments essentiels à couvrir en affaires internationales.  Les participants étaient composés de dirigeants de PME manufacturières et de conseillers en développement économique régional.

C’est toujours un plaisir de rencontrer des entrepreneurs et des leaders passionnés dans leur milieu.  Nous avons bien rigoler du fait que le plus « jeune » du groupe était le plus grand adepte de l’internet pour le développement de ses affaires à l’international.

Pendant cette journée, j’ai pu apprécier le professionnalisme de François en action ainsi que la profondeur de ses connaissances en marketing international traditionnel.  Je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il s’inspirait d’une approche axée sur l’offre de type « push » et que ma vision du développement international dans l’Internet est axée principalement sur une stratégie de réactions de type « pull »;  quel complément naturel.  Je me suis également rappelé un commentaire laissé dans le blog de mon copain Stéphane Guérin qui m’a inspiré ce billet.

 

Les 4 P

Dans les cours de marketing de base, on apprend que le succès commercial réside dans la judicieuse combinaison des 4 P que sont le Produit, le Prix, la Promotion et la distribution (Placement en anglais).  C’est parfait lorsque votre stratégie de développement est orientée vers un territoire précis.  Qu’en est-il dans l’internet qui transforme la planète en village global?

Produit:
Êtes-vous en mesure de livrer votre produit ou votre service partout d’où peut provenir une commande?  Quels sont alors les défis associés à une telle agilité logistique?
À quelle vitesse pouvez-vous adapter votre produit ou votre service aux exigences de clients que vous ne connaissez pas?  Disposez-vous de l’expertise et des ressources pour le faire?

Prix:
Considérant qu’il existe des logiciels et des sous-environnements Web pouvant comparer les prix électroniquement, votre prix est-il compétitif à l’échelle planétaire?
Utilisez-vous eBay pour tester l’élasticité de votre prix?
Connaissez-vous l’impact d’une enchère inversée sur les prix?

Promotion
Cherchez-vous à convaincre vos clients ou à les écouter?
Sachant que la majorité des acheteurs corporatifs utilisent Google comme fenêtre pour repérer de nouveaux fournisseurs, êtes-vous réellement dans le trafic Web?
Considérant qu’un acheteur qui ne vous connaît pas, n’utilisera pas le nom de votre compagnie pour vous trouver dans l’Internet, quels mots clés associés aux bénéfices recherchés de votre industrie est-il le plus susceptible d’utiliser?
Combien vous rapporte votre site Web?  Combien devez-vous investir pour être positionné avantageusement dans Google?
Quel est le taux de conversion entre votre trafic Web et les transactions réelles?
Par quel mode de communication vos meilleurs clients préfèrent-ils être rejoints?
À quelle vitesse vos meilleurs clients souhaitent-ils obtenir une réponse satisfaisante à leur requête?

Le véritable retour sur investissement de ce « P » (publicité) ne doit pas être évalué uniquement sur le trafic ou sur les transactions ponctuelles qu’une campagne génère, mais sur sa contribution à alimenter les transactions de manière récurrente;  indices de fidélisation et de satisfaction du client.

Son impact dépend de la capacité de l’entreprise à adapter les trois autres « P » (produit, placement et prix) à la satisfaction d’un client non-captif (comme la télé ou la radio) dont les attentes ne cessent d’augmenter et sa tolérance diminuer

(Placement) – distribution
Connaissez-vous le « chef d’orchestre » de votre chaîne d’approvisionnement?
Qui sont les distributeurs Web de produits ou de services similaires aux vôtres?
Comment eBay et Amazon peuvent vous permettre de repérer de nouveaux acheteurs corporatifs ou de nouveaux distributeurs?
Connaissez-vous les centres d’affaires ou les portails Web B2B dans votre industrie?

Maîtriser d’abord les 3W

Il ne s’agit pas ici du world wide web, mais de Who?  Where?  What?

Who is your profitable client?

Le connaissez-vous vraiment?  Je parle ici des 20% de vos clients générant 80% de vos PROFITS (pas de vos ventes…).  En marge du profil de ses achats antérieurs et de sa date de naissance, que connaissez-vous vraiment à son sujet?

  • Quel est son profil d’acheteur dans l’Internet?
  • Quelles sont ses expériences à ce sujet (personnelles et professionnelles)?
  • À chacune des étapes dans sa relation avec vous, quelles sont ses principales questions, requêtes ou plaintes qu’un membre de votre équipe doit gérer?  Est-ce que ces informations sont colligées quelque part, disponibles pour votre personnel (CRM) et vos clients (F.A.Q.) dans un environnement Web simple à consulter?
  • Quel mode(canal) de communication préfère-t-il?  À quel rythme souhaite-t-il être informé de vos projets, de vos produits et de vos succès?
  • Qui sont les spécificateurs, les « référenceurs », les acheteurs et les utilisateurs?  Qu’est-ce qui leur faciliterait la vie?
  • Qui sont les plus actifs dans les réseaux sociaux comme les blogs, Facebook, LinkedIn, SecondLife ou autres?
  • Qui formulent des plaintes?  Les analysez-vous pour identifier la source (et non le symptôme) du problème et pour convertir ces insatisfaits en ambassadeurs?.

Where does he go on the Web? (personnellement et professionnellement)

Où va-t-il dans l’internet (Web)…

  • Pour son plaisir et se divertir?  Quels sites Web et environnements sociaux (Web 2.0) visite-t-il et pourquoi?
  • Pour vous comparer (compétiteurs)?  Pourquoi va-t-il chez vos compétiteurs?  Qu’apprécie-t-il d’eux?  Ça pourrait vous inspirer une actualisation de vos 4 « P »!
  • Pour transiger?  Que transige-t-il?
  • Pour s’informer?

Par extension et tout aussi pertinent, où va le client de votre client dans l’Internet(Web)?

What‘s in it for him?
Qu’est-ce que ça lui rapporte:

  • à chaque clic qu’il fait dans votre environnement Web?  À l’instar de la « Toyota Way », il faut éliminer les clics inutiles.
  • lorsqu’il prend le temps de consulter votre contenu Web ou celui des autres?
  • à chaque fois qu’il communique avec un membre de votre équipe peu importe le moyen qu’il utilise?

Que devez-vous préparer pour lui livrer des résultats à son rythme à chaque étape de sa relation avec vous?

Si vous définissez bien chacun de vos centres de profits, cet exercice vous permettra d’établir la hiérarchie des catégories de contacts à gérer, des informations à enregistrer à leur sujet et celles à « livrer »…dans les meilleurs délais.

MAJ – Ce billet très intéressant propose un autre « W » à considérer dans le trio: Wow!  Si le trio Who-Where-What est puissant pour trouver les perles rares dans l’internet, le trio Who-What-Wow vous permet de les séduire et les conserver 😉

Internet ou le Web: des paradigmes à faire évoluer pour transiger!

Je côtoie régulièrement des entrepreneurs et des chefs d’entreprises de PME / PMI manufacturières et de services.  J’ai un profond respect pour leur passion, leur ingéniosité et leur contribution majeure à notre richesse collective.   Toutefois, je réalise qu’en 2009, leur compréhension de l’Internet ou du Web n’a pas vraiment évolué et qu’elle est presqu’au même point qu’à l’apparition du www.

Pour leur permettre de profiter réellement du potentiel d’affaires et commercial dans l’Internet(Web), à partir de mes propres expériences de transactions sécuritaires et rentables depuis 1996, voici quelques observations qui sont, à mon humble avis, autant de paradigmes à faire évoluer pour les dirigeants.

#1 Internet ou le Web n’est pas un média, mais un environnement!

Certains initiés se rappelleront des discussions passionnantes aux rencontres de Constellation W3.  Je me souviens entre autre d’une présentation où l’animateur comparait Internet ou le Web à un espace.  J’avais alors affirmé qu’Internet(Web) s’apparentait davantage à un environnement où de multiples espaces sont influencés par ses habitants, la température ambiante, la pression atmosphérique, les écosystèmes environnants, …

Internet(Web) n’est pas un « câblodistributeur », une boîte postale, un méga répertoire ou un méga Minitel.  Internet(Web) est comme un « nouveau monde » à apprivoiser.  Dans l’Internet(Web), il existe de multiples sous-environnements avec des cultures d’utilisation différentes .  La culture des blogs est différente de celle des wikis, des idéagoras, de Facebook, d’Amazon, de Ebay, de Craiglist, d’Alibaba, de Merx et de tous les autres environnements Web disponibles et en mutation.

Certaines composantes peuvent être considéré comme un média (blogs, sites, Facebook, …).  Toutefois, comment peut-on considérer un centre d’affaires électroniques comme Quadrem visant à optimiser le transfert des données sur des systèmes ERP (logiciel de gestion des ressources d’une entreprise) comme un média?  Est-ce qu’une plateforme d’enchère inversée est un média?

Internet(Web) est davantage un environnement où un individu circule d’un espace à un autre dans une langue commune selon ses intérêts et où une donnée informatique circule d’un système à un autre dans un langage de programmation commun suite à une entente.

#2 L’acheteur (requérant d’information) veut et peut diriger le dialogue dans l’Internet(Web)!

Google est actuellement l’acteur dominant dans l’Internet(Web).  Sa page d’accueil n’offre pas de produit ou de service, mais une puissante capacité de forage de données dans l’Internet(Web);  un panneau de contrôle au requérant d’information et à l’acheteur de produits/services.

Lorsque les acheteurs corporatifs utilisent Google principalement pour trouver de nouveaux fournisseurs à l’international, lorsque les jeunes ne savent même pas ce qu’est un bottin Pages Jaunes pour trouver un commerce local, si vous n’êtes pas repérable dans l’Internet(Web), vous n’existez tout simplement pas dans cet environnement;  internationalement ou localement.   Vous êtes mieux de bien servir vos clients actuels jusqu’au moment où ils trouveront assurément un autre fournisseur pouvant leur livrer les résultats recherchés plus efficacement, plus rapidement et plus économiquement.

En écoutant la radio ou la télévision, à moins que de « zapper » à un autre canal,  nous acceptons tacitement de nous faire « pousser » la publicité.  Dans l’Internet(Web) il en va tout autrement.  Internet(Web) ne doit pas servir à pousser un message aux clients actuels ou potentiels, mais bien à accueillir et servir chaque client « payant » en lui donnant ce qu’il veut au rythme qu’il désire.  En ce sens et contrairement au mass-média, Internet(Web) est un environnement « pull » où le client est en contrôle et n’accepte pas de se faire imposer une information non sollicitée.

#3 Internet(Web) se développe selon les intérêts et la langue des individus;  non des endroits géographiques où ils se trouvent!

Bon, je m’attends déjà que des spécialistes comme Luc Vaillancourt veuillent me torpiller sur cette affirmation.  Je conviens que la « géolocalication » peut rassurer et constituer un facteur de qualification stratégique pour un acheteur.

Toutefois, dans son processus initial de recherche et considérant que le nombre des mots clés utilisés dans une recherche Web dépasse rarement plus de deux, ce sont des mots clés associés aux bénéfices recherchés dans sa langue que le requérant met dans la fenêtre de Google pour une recherche de fournisseurs à l’international;  non l’endroit d’où le résultat peut provenir.

Dans un marché linguistique, plus un produit ou un service est numérisé et qu’il se livre par l’Internet(Web), plus votre compétition est internationale.  Ne comprenant pas cette nuance et continuant à gérer leurs stratégies de développement international sur des bases géographiques, les sociétés (francophones surtout) laissent beaucoup d’argent « sur la table » et n’ont aucune idée des actions de leurs compétiteurs dans l’Internet(Web).

Cette situation est davantage lié à un frein culturel.  L’information, le potentiel et les risques sont là et réels, ils ne les voient tout simplement pas.

#4 Les dirigeants ont démissionné – la progression technologique est plus grande que leur capacité d’assimilation.

Confortable dans la façon de gérer leurs affaires, c’est surtout par résistance au changement qu’ils n’investissent pas à comprendre en profondeur cet environnement qui leur semble nébuleux et chaotique.  Ils sont également confus d’entendre tous ces acroynymes et buzzwords qui changent au rythme de professionnels qui souhaitent s’imposer dans cet environnement.

Parce qu’il faut utiliser un ordinateur pour en profiter, leur attention est malheureusement et surtout attirée vers la dimension technologique de cet environnement et moins sur la compréhension des nuances entre les dynamiques transactionnelles traditionnelles et celles qui se développent « naturellement » dans l’Internet(Web).  La cerise sur le sundea, ce sont les mass-media qui tentent de leur faire croire qu’Internet(Web) est un média comme les autres où un placement publicitaire peut leur rapporter.  Ces mass-medias ont eux-mêmes des paradigmes à faire évoluer pour en profiter.

Ceci étant dit, les dirigeants confient souvent leurs décisions stratégiques en développement dans l’Internet(Web) à des experts en technologie.  Lorsque le succès d’une entreprise est fonction, et dans l’ordre, de ses R.H. (compétences et passion), de ses processus « lean » et de ses technologies, confier cette responsabilité à un expert technique c’est comme confier la construction de sa maison à un électricien plutôt qu’à un architecte ou porter davantage attention sur le coffre à outils que sur le plan de la maison.

Les dirigeant possèdent la vision de leurs entreprises et le talent de diriger leurs équipes.  Pour obtenir du succès, ils doivent donc établir et contrôler la stratégie d’affaires et de commerce dans l’Internet(Web) et ne pas la confier uniquement à leurs experts en technologies de l’information (T.I.) ou du Web.

En actualisant leurs connaissances et leur maîtrise de cet environnement, ils pourront savoir quelles compétences sont à valoriser dans leurs équipes et quels processus d’affaires doivent être actualisés pour livrer des résultats au rythme des clients dans l’Internet(Web).  Par la suite, ils pourront mieux sélectionner et gérer le cadre technologique nécessaire pour obtenir les succès profitables dans l’Internet(Web).

#5 Les bases cognitives des dirigeants sont dangereusement déficientes.

Cette observation s’applique autant aux chefs de PME / PMI, aux conseillers en développement économique sur le terrain et à nos politiciens.  J’ai également fait cette observation avec des chefs d’entreprise français et roumains récemment.  Lorsqu’on sait qu’une équipe ou une société est à l’image de son chef, l’entrevue avec celui qui est pressenti pour être le prochain secrétaire d’état à l’économie numérique en France a de quoi inquiéter.  Au Québec, on n’a même pas l’ombre d’un poste similaire au gouvernement.

Ne disposant pas de la connaissance nécessaire, nos dirigeants ne se fient qu’à des vendeurs de technologies et ne peuvent donc pas orienter adéquatement leurs stratégies d’affaires dans l’Internet(Web).  Leurs investissements Web (ou T.I.) sont trop souvent des coups d’épées dans l’eau.

Ils sont généralement incapables actuellement d’identifier et, encore moins, de profiter des opportunités d’affaires disponibles dans l’Internet(Web).

En conclusion

Pour transiger de façon rentable dans l’Internet, l’alphabétisation Web de nos dirigeants est essentielle et incontournable.  Par alphabétisation Web, je fais référence à l’apprentissage du cadre sémantique ainsi que des dynamiques de communication permettant de transiger de façon sécuritaire et profitable dans l’Internet(Web).

Même sans le contexte économique difficile qui nous affecte présentement, les dirigeants se doivent d’investir dans leur propre formation pour profiter au maximum de cet environnement de réseautage et de communication entre humains et systèmes qu’est l’Internet(Web).

Plusieurs PME/PMI sont dans à un cul-de-sac dans les labyrinthes traditionnels de leurs industries.  Leur volume de vente diminue et ils se demandent « Qui a piqué mon fromage? »  Le « fromage » change progressivement de place et se retrouve dans cet autre labyrinthe à apprivoiser qui s’appelle Internet(Web).

C’est dans cet environnement que les acheteurs corporatifs recherchent leurs nouvelles sources d’approvisionnement localement et internationalement.  Y êtes-vous et êtes-vous en mesure de livrer des résultats selon leurs attentes, à leur rythme et à chaque clic?

Pour vous aider et pour bonifier vos connaissances sur le sujet, le contenu des experts figurant dans mon blogroll (dans la colonne droite de ce blog) et les signets d’environnements Web partagés dans mon compte Delicious qui continueront d’évoluer sont des ressources précieuses à votre disposition.

Si vous souhaitez rencontrer et échanger de façon amicale avec des blogueurs et des passionnés des affaires dans l’Internet(Web), sachez que vous êtes le bienvenu dans les YULBIZ de Montréal, Paris, Bruxelles, Bordeaux, Strasbourg, Genève, Lille, le SWAFF de Québec ou les Webschool-Orléans.

Selon vous, quels autre paradigmes limitent nos dirigeants de PME/PMI et nos politiciens à s’intéresser véritablement et à profiter pleinement de cet environnement de communications et de transactions qu’est l’Internet(Web)?

Vivement la "révolution tranquille" numérique au Québec!

À l’aube de 2009, la connaissance de l’Internet des dirigeants politiques et d’affaires est au même niveau que celle des québécois dans les années cinquante en matière de connaissance générale sur le monde. Il y a plus de quarante ans déjà, des leaders politiques érudits, ayant voyagé et capables d’actualiser notre système d’éducation pour nourrir notre intelligence et bonifier notre richesse collective ont amorcé cette première révolution tranquille. Qu’en est-il aujourd’hui?

Dans un contexte où notre économie est liée électroniquement à l’échelle internationale, où elle est fragilisée par les châteaux de cartes des financiers, où Google est devenue la principale porte pour trouver de nouveaux fournisseurs localement et mondialement, où nos dirigeants de sociétés ne comprennent pas la dynamique transactionnelle de l’Internet et, finalement, où nos dirigeants politiques n’ont aucune vision en ce sens, il y a de quoi s’inquiéter.

Dans la campagne électorale provinciale qui vient de se terminer et appuyée par la majorité des blogueurs d’affaires au Québec, Patricia Tessier a bien tenté de stimuler le débat par une lettre invitant nos dirigeants politiques à nous doter d’un plan numérique.  Un wiki est né ensuite pour amorcer un exercice de co-création en ce sens. Michelle Blanc ne cesse de dénoncer cette peur qui paralyse nos leaders à modifier leurs paradigmes au profit de notre collectivité.

Même si nous faisons référence à la dimension numérique de cette toile, les freins d’adoption sont davantage émotifs que technologiques. Les dirigeants ont peur.  Leurs bases cognitives déficientes les rendent vulnérables aux charmes des lobbys.  Ces derniers le savent et aiment bien jouer au renard pour faire tomber le fromage. Comment alors transformer nos « corbeaux » en « hérissons » pour renforcer notre société?

Sans vouloir vexer personne, la réflexion et les actions doivent dépasser le cercle des initiés et des geeks.  Si le nouveau gouvernement du Québec est sérieux avec « L’économie d’abord », il faut trouver un moyen d’intégrer à cette révolution les nouveaux députés fraîchement élus, les leaders du Groupement des chefs d’entreprise du Québec, les immigrants investisseurs que nous accueillons et les jeunes entrepreneurs que nous formons.  La diversité est une des conditions premières pour véritablement profiter du « Wisdom of crowds » tant recherché.

Si l’ignorance stimule la crainte, la connaissance augmente le pouvoir de négociation. Dans l’Internet, le défi n’est pas tant la gestion logistique des « bits » entre les systèmes informatiques, mais celle des valeurs humaines impliquées pour conclure une transaction et des « atomes » physiques à déplacer;  surtout lorsqu’ils doivent franchir au moins une frontière depuis le fameux 11 septembre 2001.

OK, what’s next?

Le mentorat numérique de nos politiciens?

Je ne sais pas si ce message se rendra au destinataire, mais je lance cette bouteille à la mer…  Peu importe la taille, une équipe est toujours à l’image de son chef.  Histoire d’apporter mon humble contribution à cette révolution numérique et en synchronisant nos agendas respectifs, je lève ma main et propose à Monsieur Charest d’être son « grand frère » numérique. Pour être éco-responsable, tout peut se faire à distance sans impliquer aucun déplacement pour nous deux.

Le Québec regorge d’autres passionnés et performants du Web que je respecte.  Ils pourront compléter les bases que je partagerai.  Est-ce qu’il y en a d’autres qui veulent lever leur main pour accompagner un ministre ou un député?

La formation des recrues?

Ah oui, dans les prochaines semaines, les nouveaux députés passeront par un programme de formation pour faciliter leur intégration à leurs nouveaux défis.  Pourquoi ne pas en profiter pour y inclure une formation sur les bases et la dynamique transactionnelle dans l’Internet?